cousu de gros fil


Il y a un an exactement, nous étions allés dans l’île aux Coudres. Année qui a suivi, si bousculée, éparpillée, tant de mal à faire décoller cette grosse machine minuscule qu’est publie.net (autant de textes qui nous enthousiasment, et juste ce petit noyau qui suit, tant de mal à élargir), que l’île aux Coudres semble dans un passé aussi lointain que la Vendée. Mais peut-être pas par hasard : il suffit du traversier pour que cesse l’Amérique au présent, qu’on retrouve les lignes immémoriales de l’eau, l’eau devant l’exil, et l’isolement ici si récemment apprivoisé. J’y avais surtout photographié les machines d’un chantier, et je retrouve cet enroulement de corde.


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 25 mai 2011
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Messages

  • alors comme le mail à l’urssaf ne voulait pas partir, je suis retourné sur le site en refermant ce logiciel du monsieur microsoft, et voilà que tous mes mails et contacts- 6 ans minimum- se sont trouvés évaporés lorsque j’ai relancé ce logiciel de m... parfois la vie n’est pas simple (je suis revenu à pied, mardi, passant devant la samaritaine, reflet dans un tabouret kitch) ((j’ai vu sur la facade que l’ancien magasin proposait un style "amazone")

  • j’ai envoyé des sms à ceux dont j’avais le numéro de téléphone, mais pour les autres... on verra bien (j’ai mis sur le balcon ce calendrier que j’avais ramené à V. de mon voyage à Venise, il y a quatre ans, jamais donné mais c’était pour lui) (à droite la café florian chocolat chaud à 20 euros, on s’emmerde pas) (le luxe quelle plaie)(la chambre au gritti à 2000 en même temps)(ou en face au cipriani sur la giudecca, même tarif) (à peine si on ose regarder...)

    • (je suis content que la photo de Venise rende bien, elle est faite pour le petit journal) je suis revenu avec ma fille, à pied, on a pris des photos de ce mur (chose promise est due)(pratiquement) vraiment magnifique (dacruz, popof et d’autres) aimé ça, voir ces murs sinon gris, moches et laids (il faisait beau, on a traversé au pont de Crimée, on a marché jusque Jaurès, on parlait boulot, études, maths et statistiques : comment on fait pour savoir combien il y a de gens qui sont séropositifs sans développer un sida ?) (c’est qu’elle veut chercher en info-bio) (je l’aime)

    • ce qui est magnifique, c’est l’arrêt d’autobus et les gens qui sont là (la femme au pantalon blanc qui s’en va vers son destin, tandis que celle à la veste rouge-elle traverse la rue dans la première photo, au loin- va traverser le pont du canal de l’Ourcq) (la ville, oui, la ville, les couleurs, toutes les couleurs "never forget your roots"ont-ils écrit) (paris 19)

    • Tiens, je constate que je ne serais donc pas la seule à rapporter des cadeaux des places où je vais puis, pour peu que je ne voie pas dès mon retour leur destinataire, à les oublier dans un coin, enfouir sous une pile de bouquins, égarer avec soin.

      Je n’oublierai jamais les copies de photos d’une pendaison de crémaillère, remises un an après aux principaux concernés ... alors qu’ils se séparaient (mais bien sûr je l’ignorais).

      Voir en ligne : traces et trajets

  • Voilà que @Silvae nous a rapporté un bout de Finlande, dûment installé entre canal et fleuve…

  • J’avais passé une bonne journée mais j’étais triste et fatiguée, et puis voilà qu’au détour d’une petite rue, à la chaleur d’une fin de journée estivale dont ce mai fut pourvu, j’avais croisé ces enfants, deux pères attentifs dont l’un présidait à une récitation, et le gamin qui se concentrait, valeureux, malgré la proximité des plus petits qui jouaient.

    J’ai retrouvé des heures d’enfance, même si en ce temps-là, pour les devoirs on se débrouillait, et que les pères alors étaient (très) rarement là pour aider.

    Le poids du chagrin amoureux, et du vieux désespoir d’amitié si prompt à l’escorter, un instant, s’est allégé.

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