2020.12.01 | Saché sans Balzac


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En traçant le rond aux 20 km, ça nous menait juste au mobile de Calder sur la place de Saché (il n’y en a qu’une). Se garer rive nord de l’Indre, et marcher à pied jusqu’au village. N’avoir pas anticipé l’énorme circulation de voitures, une personne par véhicule ou camionnette, grognant dans les deux sens sur la suite des quatre ponts à une voie, avec l’envie délibérée de se venger des celles.ceux qui viennent ici pour se promener, et dans le village encore pire, rançon des lotissements façon HLM à l’horizontale qui poussent impitoyablement l’agglo jusque-là. Pour le château il est fermé, c’était prévisible, mais on avait vaguement espéré du bon Conseil Général, son possesseur, qu’il laisse un genre d’accès à la balustrade du parc, au bout de la terrasse. Non, ce n’est pas aujourd’hui qu’on communiera avec cher Honoré. Dans le soir qui tombe, sur ces quatre ponts étroits enserrant la route rectiligne, on pourrait imaginer un film fantastique, on le fait, il y aura au moins ça de récompense. File un mauvais coton, Saché, mais peut-être après tout pas plus que le monde tout entier.

 

 



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 1er décembre 2020
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