< Tiers Livre, le journal images : 2025.06.09 | une traversée d'Illiers-Combray en 2013 & 30 images (zeugme)

2025.06.09 | une traversée d’Illiers-Combray en 2013 & 30 images (zeugme)

Le dossier Proust de Tiers Livre :

 Proust est une fiction, sommaire général du livre ;

 Proust est une fiction, index du portfolio ;

 Proust consolations, 31 vidéos, une approche de quelques énigmes proustiennes sur la chaîne YouTube du site ;

 

Pas retourné à Illiers-Combray et le musée de la tante Léonie depuis 3 ans, c’est qu’entre-temps il avait été transféré pour réfection. Et je m’inquiète : pour tout ce qui me rattachait à cette maison transformée en musée en 1954, donc pile le moment où tout cela, interrupteurs et prises, poignées de portes, densité des peintures, me renvoyait aux maisons de mes grands-parents, donc le même décalage que le narrateur de la Recherche réinventant et recomposant cette maison dont il n’a aucun souvenir conscient, pour tout cela voir mes 100 incises de blog « Proust est une fiction » (le livre est intégralement en ligne, plus bonus).

À retrouver aussi sur Tiers Livre : Illiers-Combray, ce que voit de la ville la maison de tante Léonie (fenêtres, rideaux, vues sur rue).

Et c’est justement tout à la fin de l’écriture de Proust est une fiction, comme ce moment où on éprouve qu’une seule petite poussée du doigt suffirait, que j’avais fait cette traversée d’Illiers-Combray avec appareil-photo, je découvrais juste les possibilités du Reflex avec mon Canon E700D, format APSC, et un zoom 18-200 que je me suis hâté de revendre.

Comment photographie-t-on une ville qui est par avance en nous comme un livre, puisque livre ? Les stalles de bois de l’église crient les syllabes du mot Guermantes. Le Pré-Catelan et la Vivonne (à moi qui y faisais du kayak à Poitiers), ou la petite porte dans le mur (oui, celle qu’ouvre le père au bout de la promenade), tout est déposé en nous d’avance — photographier serait presque faire marche arrière du réel pour ne plus retrouver que l’image, la déblayer ?

Le midi j’avais mangé de la tête de veau — le bistrot est fermé depuis au moins 5 ans. Tant d’usure et délabrement dans nos villes happées par les métropoles.

Quelques-unes de ces images s’étaient retrouvées ici, il était temps de les reprendre depuis le disque dur d’origine.

 

 


© François Bon & Tiers Livre Éditeur, mentions légales & e-mail
1ère mise en ligne et dernière modification le 9 juin 2025
merci aux 160 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page