2022.04.27 | machines volantes de Dugny, reprise
Pas question de dire qu’on ramène ici représentation d’une oeuvre, conçue spécialement en blanc dans le patio en noir dans la chapelle, pour le musée d’arts de Nantes (qui a fait remplacer dans toute la ville, à tous les carrefours, les anciens panneaux « musée des beaux-arts », ils ont bon coeur les Nantais). L’impression de blancheur rêve en découpe blanc sur blanc, avec mon appareil et sa focale 24 fixe je ne sais pas faire. Plus les cartouches sur la démarche, la bibliothèque brûlée et la « bibliothèque noire », ou l’identification des corps en ce lieu même après les bombardements américains de 45, l’intensité est active et crée mouvement : les oeuvres répondent. C’est fort, et encore plus quand on travaille, après pas loin de 40 ans à croiser leurs oeuvres, ou le socle commun de la Villa Médicis en amont, comment on a pu « s’habituer » dedans au travail d’Anne et Patrick Poirier, eh bien ici ça réveille et ça remet tout en perspective. Alors cette brassée d’images juste pour moi, et pour mémoire. Pour mémoire aussi cette puissante partition pour violon seul — au début j’ai cru que c’était une des sonates d’Yzaïe, ralentie ou décortiquée mais non — signée Éric Tanguy et jouée par Júlia Pusker, en serais resté quasi hypnotisé.
1ère mise en ligne et dernière modification le 13 juin 2026
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