réseau de circulation piétonne du système nerveux central


Finalement assez étranges, ces commutations de fuseaux horaires sans zone transitionnelle, on apprend à arpenter ses nuits comme d’être éveillé même dans les phases où apparemment on dort, et on découvre d’autres labyrinthes, on met une petite marque à la craie pour les emprunter quand reviendront les forces. J’aurai peu vu de la ville, mais l’impression que c’est pas si mal comme ça : un carrefour, trois coins de rue, le type qui vend son journal de sans-abri à la porte de la gare routière, l’épicerie "Couche-Tard" où acheté sandwich hier soir parce que c’était temps de rentrer même si ici la ville continuait, c’est le regard immobile qui enseigne parfois le plus. Croisé hier soir une bonne brassée des blogueurs d’ici, et cet après-midi me ferai incursion dans la Grande bibliothèque.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 5 juin 2009
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