nuit à l’hôtel Madrid


Il y a de quoi photographier, tout au long de l’autobus Québec Montréal, et je prends progressivement quelques repères. Ce n’est pas parce qu’on voit un détail, et même qu’on l’anticipe, qu’on parviendra à le saisir tout net et cadré, mais j’ai le temps. Ainsi cet étrange Centre de crémation nationale en plein désert, ou le loueur de grues qui en fait un énorme bouquet en plein ciel, ou le fabricant de maisons économiques qui en dresse un vrai village gai comme une ville fantôme, choisissez. J’avais déjà repéré, perdu à des kilomètres de toute bifurcation, cet hôtel Madrid, ses dinosaures en plâtre et son pick-up truck suspendu. Quand je l’ai vu surgir, le panneau lumineux rectangulaire annonçait en toutes lettres, et plein cadre, le mot F E M M E S. Le temps de déclencher, c’était repassé à un simple W E L C O M E. Rapport avec les dinosaures ? On regardera mieux la semaine prochaine.


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 16 septembre 2009
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