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	<description>chronique photos et journal, par Fran&#231;ois Bon</description>
	<language>fr</language>
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		<title>lire son propre livre</title>
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		<dc:date>2009-06-22T17:51:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>livre, librairie, &#233;dition</dc:subject>
		<dc:subject>Sylvie Germain</dc:subject>
		<dc:subject>Albin-Michel</dc:subject>

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&lt;p&gt;Chaque service de presse, la m&#234;me violence : le plaisir, c'est quand on est dans le train, qu'on sort enfin le livre du sac et qu'on commence &#224; le lire, du moins le parcourir, v&#233;rifier, qu'on a le droit pour quelques minutes, pas beaucoup, &#224; consid&#233;rer le livre imprim&#233; avec la m&#234;me &#233;tranget&#233; et promesse qu'on attendait autrefois d'un livre longtemps souhait&#233;, enfin trouv&#233; et achet&#233;. Mais chaque fois c'est rat&#233;, on entre dans une salle o&#249; on trouve son livre en piles et paquets, avec une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tierslivre.net/krnk/IMG/logo/arton726.jpg?1426629326' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque service de presse, la m&#234;me violence : le plaisir, c'est quand on est dans le train, qu'on sort enfin le livre du sac et qu'on commence &#224; le lire, du moins le parcourir, v&#233;rifier, qu'on a le droit pour quelques minutes, pas beaucoup, &#224; consid&#233;rer le livre imprim&#233; avec la m&#234;me &#233;tranget&#233; et promesse qu'on attendait autrefois d'un livre longtemps souhait&#233;, enfin trouv&#233; et achet&#233;. Mais chaque fois c'est rat&#233;, on entre dans une salle o&#249; on trouve son livre en piles et paquets, avec une longue liste qui comporte &#233;videmment des personnes &#224; qui on a plaisir &#224; l'envoyer, mais d'autres qui nous sont plus lointaines. Albin-Michel envoie des services de presse aux jur&#233;s du prix Goncourt et du prix de l'Acad&#233;mie fran&#231;aise : non, je vire discr&#233;tos ces &#233;tiquettes-l&#224; et je mets des noms amis &#224; la place. Bizarre, d'ann&#233;e en ann&#233;e, comme ces pr&#233;parations de &#171; rentr&#233;e litt&#233;raire &#187; viennent plus t&#244;t dans le calendrier &#8211; me souviens autrefois que les livres chez Minuit &#233;taient imprim&#233;s vers le 20 juillet, et le service de presse transmis fin ao&#251;t aux chroniqueurs et critiques. L&#224;, un peu comme les &#171; pr&#233;sentations de saison &#187; rituelles des th&#233;&#226;tres, chaque &#233;diteur pr&#233;sente ses bouquins, Albin-Michel ce matin, beaucoup de libraires, des librairies connues comme Compagnie ou Sauramps de Montpellier ou Decitre &#224; Lyon (merci pour la pr&#233;sentation !), et d'autres de ce tissu qui couvre le pays, Challans, Le Mans ou Laval, L'Alin&#233;a &#224; Martigues ou les Sandales d'Emp&#233;docle &#224; Besan&#231;on. On se retrouve donc aux deux bouts de la m&#234;me grande table avec Sylvie Germain pour nos deux services de presse, &#231;a permet la voix off et l'exercice passe plus facilement. &#201;tranget&#233; radicale de son propre livre : ce qu'on a conquis sur soi-m&#234;me, dans le creux de l'hiver, on le retrouve comme paysage o&#249; on marche, o&#249; on reconna&#238;t tout, mais saurait-on le conqu&#233;rir &#224; nouveau ? Toujours une instance de peur, et ce qui vous saute &#224; la figure c'est toujours d'abord les r&#233;p&#233;titions, rem&#226;chages, sur quoi pourtant on est revenu, cinq, dix, vingt fois. Statut du brut dans le r&#233;cit. Phrase de Jab&#232;s en exergue au Hors champ de Sylvie Germain, variation sur un homme qui s'efface : &lt;i&gt;&#171; &#192; quel point sommes-nous de notre pr&#233;sence lorsque nous devenons absents ? &#192; quel point sommes-nous de notre absence lorsque nous nous savons pr&#233;sents ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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