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	<description>chronique photos et journal, par Fran&#231;ois Bon</description>
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		<title>2009.12.05 | parole que trop</title>
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		<dc:date>2009-12-05T04:25:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>livre, librairie, &#233;dition</dc:subject>
		<dc:subject>Adorno</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al</dc:subject>
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		<dc:subject>Frank&#233;tienne</dc:subject>
		<dc:subject>Abdourahman Waberi</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les libraires devraient avoir plus confiance : ce qu'ils perdront, c'est probablement la daube et les lecteurs de daube. Mais nous, on restera forc&#233;ment leurs clients, farfouilleurs, attach&#233;s au souvenir de chaque lecture, v&#233;rifiant sur les rayons la proximit&#233; et les cousinages des auteurs, jetant vite un oeil &#224; Agamben comme &#224; Sebald m&#234;me si on a lu tout ce qui est disponible. Rachetant au besoin des livres, et cherchant chez eux, avec confiance qu'on les y trouvera, des raret&#233;s qui nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tierslivre.net/krnk/IMG/logo/arton835.jpg?1426629382' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les libraires devraient avoir plus confiance : ce qu'ils perdront, c'est probablement la daube et les lecteurs de daube. Mais nous, on restera forc&#233;ment leurs clients, farfouilleurs, attach&#233;s au souvenir de chaque lecture, v&#233;rifiant sur les rayons la proximit&#233; et les cousinages des auteurs, jetant vite un oeil &#224; Agamben comme &#224; Sebald m&#234;me si on a lu tout ce qui est disponible. Rachetant au besoin des livres, et cherchant chez eux, avec confiance qu'on les y trouvera, des raret&#233;s qui nous paraissent essentielles. Mes librairies sont &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1152&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mon histoire&lt;/a&gt;. Ainsi d'&lt;a href=&#034;http://metropolisbleu.org/index.php?id=71&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Olivieri&lt;/a&gt; &#224; Montr&#233;al, juste aupr&#232;s de la fac. Je cherchais depuis un moment Paul-Marie Lapointe, rien dans aucune librairie de Qu&#233;bec, chez Olivieri je le trouve. Puis Franketienne, et ce monument de langue, 812 pages grand format : &lt;i&gt;L'oiseau schizophone&lt;/i&gt; (lire ce qu'en dit mon copain &lt;a href=&#034;http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&amp;no=797&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Waberi&lt;/a&gt;, voir aussi dans la &lt;a href=&#034;http://jacbayle.perso.neuf.fr/livres/Haiti/Franketienne_3.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;biblioth&#232;que insulaire&lt;/a&gt;), ultime rescap&#233; de la faillite Jean-Michel Place, j'embarque l'exemplaire restant pour 20 dollars, et je prends un Adorno parce que dans les heures d'autobus j'ai besoin de carburant, j'ouvre un Heidegger d&#233;j&#224; lu et &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1967&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Minima Moralia&lt;/a&gt; d&#233;j&#224; lu, finalement c'est avec Adorno que je pars. Donc une librairie qui &lt;i&gt;r&#233;pond&lt;/i&gt; (sans compter le lien d'amiti&#233; avec le fonds Verdier, tr&#232;s pr&#233;sent). En plus on peut y manger, ou s'asseoir avec un caf&#233;, il y a des lectures, des rencontres, ce n'est pas ces librairies-l&#224; qui doivent avoir peur (et pourtant, le prix du loyer est quasi aussi ahurissant qu'&#224; Paris...). Mais, en discutant avec Rina Olivieri, encore cette phrase qui lui &#233;chappe (lui &#233;chappe, parce que justement on parlait du Net et de sa librairie, pr&#233;sente via tr&#232;s originale activit&#233; r&#233;seau, usage compl&#233;mentaire et intensif de &lt;a href=&#034;http://twitter.com/OlivieriLivres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;twitter&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.facebook.com/LibrairieOlivieri&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;face book&lt;/a&gt; devenus instruments de proximit&#233;) : &#8211; Internet mais on trouve n'importe quoi... Je crois m&#234;me que sa phrase &#233;tait plus verte. Et moi, avec mon Paul-Marie Lapointe, mon Adorno et mon &lt;i&gt;Oiseau Schizophone&lt;/i&gt;, qui ne peut pas m'emp&#234;cher de r&#233;pondre : &#8211; Mais tu ne le vends pas, le bouquin de C&#233;line Dion avec Sarkozy qui lui colle la l&#233;gion d'honneur en photo couleur double page, il n'y est pas, dans la librairie, tu as refus&#233; de le vendre ? Et pensant aussit&#244;t : non, ce n'est pas un argument, je n'ai pas le droit de dire &#231;a. Pourtant, est-ce que ce n'est pas la question m&#234;me de comment s'orienter, choisir, se retrouver par affinit&#233; (&lt;i&gt;s&#233;rendipit&#233;&lt;/i&gt; ?) dans le lieu de confiance, d'exigence, de bonne prescription ? Et &#231;a aussi bien dans le web avec ces voisinages grand &#233;cart, que le m&#234;me grand &#233;cart dans les masses marchandes rassembl&#233;es sous l'appellation &lt;i&gt;livre&lt;/i&gt; ? Mes lectures les plus exigeantes, celles qui m&#232;nent ici &#224; la librairie, ce n'est pas justement -&#8211; le plus souvent, pour les livres cit&#233;s ce n'&#233;tait pas le cas &#8211;- d'apr&#232;s une d&#233;couverte web, une incitation web pr&#233;alable ? Et inversement, que le point de si grande fragilit&#233; des librairies, c'est que m&#234;me toutes nos forces rassembl&#233;es n'imposent pas l'exigence litt&#233;raire quand pour vendre Dan Brown on ne le sort m&#234;me pas du carton, juste on enl&#232;ve le dessus, et que c'est &#231;a qui paye le loyer, pas le vieux po&#232;te de 80 ans ni le bouquin de philo, qui aide pourtant tellement &#224; penser, &#224; vivre ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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