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sacs, valises


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Les « il y a quoi dans mon sac » est une scie pour les photographes sur YouTube, mais finalement bien utiles. J’avais été très surpris quand Fabrice Cazeneuve m’avait raconté que le musicien Michel Portal (qui a fait la musique de notre Paysage fer, laissait toujours sa valise à demi-faite dans l’entrée de son appartement. Dans ma vie pré-livres, avec les chantiers d’usine, faire tenir dans sa valise de quoi vivre 2 ou 4 mois à l’étranger était déjà une question à traiter sérieusement : le petit magnéto Telefunken et quelques cassettes, bien avant les walkman et mp3, je n’avais pas d’appareil-photo, mais un ou des cahiers oui, même si j’ai longtemps eu le goût d’en acheter dans les villes où je passais. Le sac en bandoulière avec dedans un livre et le cahier, on se moquait de moi à l’usine, donc vers 1977-1980, ça ne faisait pas masculin et on s’en prenait lourdement dans la tronche. Dans les années de vie d’auteur, promener un ordi portable, même avec à la maison un ordi de bureau (par périodes) c’est devenu une constante dès 1995, et même compte tenu du poids du laptop. Le sac d’ordi devient une maison bis, avec un disque de sauvegarde, une alim secteur qui reste dans le sac et une autre qui reste à la maison, la place pour un livre (ou la valise de livres, puisque si souvent il s’agissait de stages d’écriture où ils monopolisent bien plus que les quelques vêtements de rechange. Le dos souffre : j’ai investi dans un sac d’ordi ergonomique, où je peux rajouter mon Kindle, plus l’appareil photo et ses propres accessoires (batteries supplémentaires et chargeurs, mon VideoMic Pro et souvent un deuxième objectif même si je limite), la série pré-historique des câbles, le casque pour écoute musique ou vidéos (en permanence), si je suis avec valise, je peux le glisser sur la poignée dans les gares. Dans les années Cergy, au bout du centre commercial il y avait une solderie sacs et valises où je me suis souvent rendu, en particulier pour une sorte de sac fourre-tout en bandoulière que je préfère à l’une ou l’autre de mes 2 valises à roulettes (2 formats) pour les excursions brèves, avec un pied photo, les livres prévus pour le voyage (un au moins, même si la lecture numérique prend le dessus). J’emporte souvent plus de choses que ce dont je me sers. Le câble de connexion téléphone ordi pour l’accès web en train et nomadisme je l’ai aussi en double dans le sac. Je comprends mieux l’importance pour Michel Portal de sa valise. Une fois, dans un TGV, j’avais croisé Olivier Py qui revenait de quelques jours au Québec, on était allé prendre un café au wagon-bar : –- Mais tes bagages ? –- Je voyage toujours sans bagages... Il avait laissé en évidence sur son siège une pochette avec son passeport et ses papiers : — On ne me vole jamais rien, avait-il dit. Je connais plutôt des cas contraires (on m’a plusieurs fois pickpocketté, dont une fois assez violemment, à Saint-Pierre des Corps ou Montparnasse).

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1ère mise en ligne et dernière modification le 6 avril 2021.
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