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Les notes de bas de page dans Carmen. Nous sommes dans les années 1840 et Mérimée a déjà fait plusieurs tournées fondamentales en France dans le cadre de son métier d’archéologue. Ici, c’est l’Espagne et le narrateur raconte son voyage archéologique qui se transforme vite en anthropologique. Quelques notes de bas de page le signifient. Mais le signifiant, ces notes qui seraient l’appareil de la science, donnent un autre relief au récit. Elles étendent la lecture à distance, se faisant elles se jouent du premier récit passionnel. L’écriture se décale et se décalant place à la fois la force du récit dans son importance de drame mais tout autant l’encapsule dans la réalité d’une autre lecture, peut-être bien aussi à un nouveau moment d’engagement, ou de jeu, pour l’auteur lui-même.

entrée proposée par Jean-Louis Kerouanton

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La question de savoir comment un paratexte se distingue du texte hante de nombreux chercheurs pour lesquels, souvent, le caractère indécidable de la question est incontestable. Hors cette impasse, l’expérience d’une scripture totalement dédiée au paratexte offre cependant une possibilité de répondre à la question. Si, en effet, un paratexte était écrit en l’absence totale de texte, c’est bien le métatexte (ou paratexte) qui devrait être considéré comme texte lui même. Pour prendre le cas d’un paratexte basique tel que les notes de bas de page, il suffit que celles-ci occupent à elles seules la totalité de la page pour rendre impossible la distinction texte vs paratexte. Pour le dire autrement : des notes de bas de page écrites pour elles-mêmes sans référence aucune à un texte, sont le texte. L’avantage de cette option, dépassant la distinction texte/paratexte, réside dans le fait que le non-texte n’a pas à être écrit. Autant de temps économisé pour le scripteur qui peut ainsi mieux s’appliquer à l’écriture du paratexte. La question de savoir si un ouvrage ne contenant aucun texte autre que des notes de bas de page, serait susceptible de trouver son public, est à poser aux éditeurs. L’audace d’une « collection paratexte » dans le catalogue d’une maison d’édition sérieuse aurait-elle une chance ? Cette audace aurait-elle seulement un sens dans la mesure où, le paratexte étant le texte même, les livres d’une telle collection n’auraient absolument rien à envier aux ouvrages des collections traditionnelles ? Seul le prix de revient des livres dont le paratexte est le seul texte pourrait motiver les éditeurs dans la mesure où le coût serait moindre puisqu’il n’y a pas de texte proprement dit à imprimer. Il n’est pas certain pour autant que l’impression du seul paratexte (devenu texte) induise la mise en circulation de livres à prix modiques.

entrée proposée par Ugo Pandolfi


page proposée par François Bon, pour Tiers Livre
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1ère mise en ligne et dernière modification le 19 avril 2021.
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