<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.tierslivre.net/revue/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>DIRE, la revue de Tiers Livre</title>
	<link>https://www.tierslivre.net/spip-443/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.tierslivre.net/revue/spip.php?id_auteur=75&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>le roman de D&#233;neb Kypros</title>
		<link>https://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article600</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article600</guid>
		<dc:date>2020-08-23T09:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>D&#233;neb Kypros</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;cycle &#233;t&#233; 2020 | outils du roman&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/revue/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;&#233;t&#233; 2019 | outils du roman&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
D&#233;neb Kypros est un pseudo. Petit go&#251;t de clandestinit&#233;, &#233;crire sous pseudo comme lire sous les couvertures avec la lampe de poche d&#233;rob&#233;e au garage. Se doter d'une nouvelle libert&#233; dans les &#224;-c&#244;t&#233;s de la vie quotidienne, dans les marges de mon travail de psychologue en psychiatrie adulte. Ne me r&#233;sous pas &#224; attendre la retraite pour offrir une place &#224; la voix qui chuchote j'aime &#233;crire, j'aime inventer. Cette place passe par les ateliers de Tiers-Livre, quand je peux, comme je peux, toujours avec un incomparable plaisir.
&lt;/div&gt;&lt;h2&gt;2. R&#233;animations&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4927&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;proposition de d&#233;part&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;r&#233;animation lente &#8212; rythme roman&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Elle ne voit plus les blocs comme &#224; son arriv&#233;e, il y a trois mois. C'&#233;tait froid, c'&#233;tait lisse, c'&#233;tait l'h&#244;pital, ensemble de rectangles d'une blancheur inqui&#233;tante pos&#233;s sur un sol sans histoire ni dessous. L'&#233;tablissement, uniforme, fonctionnel et parfaitement balis&#233;, &#233;tait s&#233;par&#233; de sa ville-m&#232;re, une banlieue qui avait &#233;t&#233; nouvelle, elle aussi, dans les ann&#233;es 80. Devant l'entr&#233;e de l'h&#244;pital, une rue de belle largeur o&#249; des bus &#224; la lenteur presque suave lib&#233;raient des passagers rares et solitaires. D&#232;s les premiers jours, elle avait aim&#233; entendre les bus freiner dans le silence, ce son difficile &#224; d&#233;crire, une sorte d'expiration, juste avant l'arr&#234;t. Personne dans la rue, la pand&#233;mie avait achev&#233; de vider les lieux. Il avait fallu jour apr&#232;s jour arpenter les centaines de m&#232;tres qui s&#233;paraient l'h&#244;tel de l'entr&#233;e de la R&#233;a : un passage pi&#233;ton suivi d'une esplanade de granite couleur sable, quelques panneaux rapidement m&#233;moris&#233;s, la porte vitr&#233;e. Le socle laiteux des lampadaires, le tag sur le feu tricolore, les hordes d'adventices &#224; l'assaut des caniveaux constituaient des d&#233;tails qui la tenaient debout et l'assuraient de ne pas s'&#234;tre &#233;gar&#233;e dans une plantation de blocs. Ce matin la chambre est aussi vierge qu'&#224; l'arriv&#233;e, la valise pos&#233;e sur le lit a ramass&#233; l'intime. Elle n'avait amen&#233; que tr&#232;s peu de choses, affaires de toilette, livre, stylo et carnet, portable, v&#234;tements neutres et confortables. Vider la chambre, lier, ranger, escamoter un &#224; un les objets encore ti&#232;des, rep&#233;rer les intrus. Dans sa bouche le go&#251;t des petits beurres tremp&#233;s dans le caf&#233; soluble, dans l'air les effluves du gel douche de l'h&#244;tel. Elle regarde par la fen&#234;tre, par r&#233;flexe. Elle regarde toujours par les fen&#234;tres, toujours par r&#233;flexe. Le soleil sur l&#232;ve sur les cubes blancs. Le soleil d&#233;daigne ce qu'ils renferment de corps, d'angoisse, d'alarmes stridentes et discontinues qui restent &#224; l'oreille longtemps apr&#232;s qu'on s'en soit &#233;loign&#233;. Le soleil depuis trois mois n'a pas faibli. Elle avise sur la planche en m&#233;lamin&#233; blanc qui fait office de bureau sa clef &#233;lectronique, caduque depuis deux heures du matin. La porte des cubes est ferm&#233;e. Elle a crois&#233; hier le locataire de la chambre voisine, la 135, l'a salu&#233; pour la premi&#232;re fois. Elle ne connaissait personne avant son arriv&#233;e et n'avait v&#233;ritablement rencontr&#233; personne en trois mois. Elle s'&#233;tait ferm&#233;e, flairant un danger &#224; &#234;tre elle-m&#234;me, la possibilit&#233; d'une d&#233;rive. Elle comprenait cela ce matin. Prenait conscience de la pr&#233;sence d'une ville autour de l'h&#244;pital. Elle quitte avant d'avoir connu. Sept heures et quart, largement le temps avant son train. Elle marchera jusqu'&#224; la gare. Regard &#224; la fen&#234;tre, derni&#232;re vue des blocs. Un camion passe dans la rue, fait vibrer la vitre. Elle sort de l'h&#244;tel, longe l'h&#244;pital par la gauche, d&#233;cide d'acheter un croissant &#224; la caf&#233;t&#233;ria. De le manger assise sur le premier banc qu'elle croisera. Pourquoi maintenant ? Pourquoi n'a-t-elle pas pens&#233; avant &#224; s'offrir ce plaisir t&#233;nu ? Elle a tout laiss&#233; en arrivant l&#224;. Au d&#233;but elle a compt&#233; les jours, appel&#233; chaque soir &#224; la maison, besoin de chaleur, de voix famili&#232;res, de se s&#233;parer de ce qui r&#244;dait en r&#233;a derri&#232;re tout ce blanc. Elle a racont&#233; le trajet, l'h&#244;pital, la chambre, elle a ri un peu. Apr&#232;s le premier d&#233;c&#232;s elle a cess&#233; de raconter. Elle a appel&#233; un peu moins, ils l'ont appel&#233;e, elle a &#233;cout&#233; les &#233;chos de l'autre ville, la sienne. Puis n'a plus &#233;cout&#233;, il n'y avait plus d'&#233;cho. Elle se gla&#231;ait sans douleur, efficace, aseptique, engonc&#233;e dans une pure fonction. M&#234;me ses repos dans la chambre &#233;taient devenus vides. Un cachet pour ne pas flancher, trouver le sommeil &#8211; il avait fallu aller le chercher loin au d&#233;but. La t&#233;l&#233;. Le matin &#233;tait plus l&#233;ger : l'expiration du bus, le trempage des petits beurres, les lampadaires opalescents, l'&#233;paisseur noire du tag sur le feu, les mauvaises herbes. Des riens qui revenaient. Des riens. Alors pourquoi c'est si dur &#224; quitter ? Elle frotte ses semelles sur le socle vert bouteille du banc, &#233;parpille ses miettes de croissant. Voltige d'un papier de bonbons souffl&#233; par le vent, la ville se met soudain &#224; respirer, le soleil c&#232;de du terrain. Les coll&#232;gues hier lui ont offert un foulard, ils ont appr&#233;ci&#233; la collaboration, la discr&#233;tion, le professionnalisme. Elle aussi. Ils &#233;taient pareils &#224; elle. Plus tout &#224; fait humains, factuels, solidaires. Elle se l&#232;ve. Les blocs disparaissent derri&#232;re son dos, le flot des v&#233;hicules a grossi, ils sont revenus avec leurs bruits, crissements de roues, freins, klaxons, vrombissements, portes qui claquent. Tourner &#224; droite apr&#232;s la rue des plantes, puis &#224; gauche et encore &#224; &#8230; Couper le GPS soliloque, se d&#233;brouiller. Pour revenir, retourner. Rentrer. Retrouver ? Les mots la jettent dans un malaise diffus. Que faire apr&#232;s une parenth&#232;se blanche ? Qu'en restera-t-il ? Qui rentrera o&#249; ? Elle s'&#233;tait dit je vais &#233;crire aux amis, pourquoi pas quelques petites photos, un journal de bord, mais m&#234;me le langage priv&#233; avait fini par d&#233;serter. M&#234;me pas ouvert son livre, pourtant choisi avec soin. Cachet, fen&#234;tre, t&#233;l&#233;. Revenir, rentrer. Arriver un peu &#224; c&#244;t&#233;, forc&#233;ment. La gare, le train &#224; quai, elle chausse son masque et s'installe sur le si&#232;ge 14F, sort le livre. Il commence &#224; pleuvoir, de plus en plus dru, et le bruit des gouttes sur le toit de Montparnasse r&#233;anime quelque chose, une acuit&#233;, une pr&#233;sence. Qui grandit et s'engouffre. Elle voudrait arriver encore. Pas revenir.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;r&#233;animation rapide &#8212; rythme nouvelle&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Olive fixe les blocs de b&#233;ton blancs de l'h&#244;pital. D&#233;part ce matin apr&#232;s trois mois de service en r&#233;animation dans une ville d&#233;sert&#233;e, pure surface &#233;cras&#233;e par un soleil imp&#233;nitent. Une chambre d'h&#244;tel bien &#233;quip&#233;e qu'elle vient de rendre &#224; sa virginit&#233; premi&#232;re apr&#232;s un empaquetage rapide de ses effets. A &#233;voluer dans le vide, elle s'est faite fonction. L'efficacit&#233; a quelque chose de d&#233;sesp&#233;rant. Du reste, hormis ses coll&#232;gues et quelques appels t&#233;l&#233;phoniques aux proches, de moins en moins anim&#233;s, puis tout &#224; fait taris, elle n'a parl&#233; &#224; personne. Elle traverse la rue Jean Moulin. Dernier regard vers les cubes de l'h&#244;pital auxquels elle trouve subitement une forme de paquebot. A changer de place, le regard s'aiguise ou la raison d&#233;campe. Le ciel est bas, les cumulus s'amoncellent. Elle s'inqui&#232;te du retour, anticipe des retrouvailles g&#234;n&#233;es, malhabiles, avec un monde qui s'est &#233;cart&#233; d'elle. Ou bien elle aura chang&#233;. Le premier d&#233;c&#232;s l'a chang&#233;e. Elle rentre. Mais qui va rentrer ? Dans le train, la pluie qui s'est mise &#224; tambouriner sur les taules de Montparnasse l'apaise un peu. Olive s'absorbe quelques minutes dans ce livre qu'elle tra&#238;ne depuis trois mois. Rentrer ? Elle ne peut pas rentrer, pas comme &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Le th&#232;me vient facilement cette fois. Le personnage, mettons une infirmi&#232;re, quitte apr&#232;s une mission difficile (contextualis&#233; autour de la COVID, mais ce n'est pas une n&#233;cessit&#233;) une ville qu'elle n'a pas investie. Subsiste une &#233;trange nostalgie difficile &#224; nommer qui va bousculer la possibilit&#233; de retour dans son monde ant&#233;rieur. J'ai commenc&#233; par la version &#171; roman &#187;, &#233;criture confortable car plus lente et vaste que la version &#171; nouvelle &#187;. Tendance sur le premier jet de cette derni&#232;re &#224; ramasser, voire r&#233;sumer. J'ai d&#233;truit ce premier jet et recommenc&#233; de fa&#231;on autonome quelques jours apr&#232;s. Avec le recul, je pr&#233;f&#232;re le ton de la version &#171; nouvelle &#187; mais trouve davantage de pistes &#224; creuser dans la version &#171; roman &#187;.&lt;/div&gt;&lt;h2&gt;1. avant le jour&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4916&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;proposition de d&#233;part&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'a&#233;roport est assoupi. Pas d'annonces avant cinq heures et ni arriv&#233;es ni d&#233;part de vols. Des passagers en transit diversement &#233;bouriff&#233;s lanternent au salon-restaurant The Lounge, berc&#233;s par un jazz plus l&#233;ger que le silence. P&#233;nombre ros&#233;e, fra&#238;cheur &#233;tudi&#233;e et halos sur les sandwiches, boissons et viennoiseries. Jus d'orange, panini ch&#232;vre, pas de dessert, le plateau pouss&#233; d'une main lasse glisse sur les tubes m&#233;talliques, malhabile dans la manche trop longue. La chevali&#232;re coulisse et tinte sur le m&#233;tal, la main se rel&#232;ve, g&#234;n&#233;e de se faire entendre et g&#234;n&#233;e d'entendre ce bruit qui ne lui appartient pas, un bruit d'avant. Trop alerte, incapable de s'installer dans la torpeur ambiante. Anna fixe ses deux valises, pos&#233;es au pied de la colonne o&#249; est ench&#226;ss&#233; un aquarium, comme pour parer &#224; leur fuite. Elle n'aime pas cette attente qui &#233;loigne encore le moment des retrouvailles. N'arrivera-t-elle donc jamais ? Sa fille et le petit-fils qu'elle n'a pas encore vu &#224; cause de la rupture. Le d&#233;funt n'&#233;tait pas facile, ah &#231;a non. Elle a oubli&#233; comment la conversation a d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; ce soir l&#224;. Non pas qu'elle n'ait pas r&#233;fl&#233;chi mais &#231;a r&#233;sistait, &#231;a fuyait et la laissait dans un &#233;puisement &#224; l'arri&#232;re-go&#251;t m&#233;tallique. Prisonni&#232;re d'un monde incompr&#233;hensible dont sa fille avait &#233;t&#233; brutalement expuls&#233;e. Se dit que t&#244;t ou tard, les demandes d'explications surgiront et comment dire alors qu'elle ne sait pas, ne se souvient pas sans para&#238;tre d'une cruelle d&#233;sinvolture. Ou pire &#8230; d&#233;mente ! Elle &#244;te la chevali&#232;re, t&#226;tonne dans son sac &#224; mains, palpe un &#224; un tous ses petits objets, porte-monnaie clic-clac, carnet gaufr&#233;, housse molletonn&#233;e, du portable, mouchoirs, couverture craquel&#233;e du vieux plan de Paris, porte-clefs. Ses clefs. &#201;tait-ce bien utile ? Elle aurait pu les laisser dans sa valise, apr&#232;s tout il est possible qu'elle ne revienne jamais. Mira a propos&#233; d'entretenir la maison jusqu'&#224; ce qu'elle prenne un d&#233;cision pour la vente ; Mira lui manquera. Penser &#224; &#233;crire &#224; Mira. Continue l'inventaire aveugle : un tube de rouge &#224; l&#232;vre, des pastilles pour la gorge, le m&#233;dicament pour le mal des transport, la solution hydro-alcoolique. Tout est compact, serr&#233;, irrespirable. Elle a envie de tout bazarder, elle se dit &#231;a comme &#231;a, bazarder, se r&#233;p&#232;te le mot qui enfle et se charge d'agressivit&#233;, de rage. Grognement derri&#232;re le masque. Soulagement. Froissement d'un paquet de chips, un jeune gar&#231;on, sur la banquette marron face &#224; elle. A peu pr&#232;s l'&#226;ge de son petit-fils. Suit son regard , glisse vers l'aquarium dont elle discerne &#224; pr&#233;sent le discret clapotis. Un bocal dans un bocal. Costum&#233;s de violet profond, les employ&#233;s zigzaguent, ton suave des commandes et clins d'&#339;il appuy&#233;s, en particulier entre la blonde Sonia et l'&#233;tudiant &#224; fossettes, Paul. Ce soir il osera l'inviter &#224; sortir, au cin&#233; en plein-air, le resto n'est-ce pas, ce serait mal venu vu le boulot, pas d&#233;licat, en plus il parait qu'elle a boss&#233; dans un restaurant avant d'&#233;chouer au self de l'a&#233;roport, que &#231;a s'est mal pass&#233;, faudrait pas la mettre mal &#224; l'aise, le cin&#233;, c'est bien, &#231;a &#233;vacue la question. Elle sent les fleurs, la rose, et autre chose .... le ch&#232;vrefeuille. Le ch&#232;vrefeuille et les f&#234;lures. Valise &#224; roulettes lilas cahote et tressaille, tir&#233;e &#224; grande vitesse par une h&#244;tesse initialement affect&#233;e au vol 646 pour Addis Abeba, talons tapent sur le sol, tra&#238;n&#233;e d'eau d'Eau de Nuit, silhouette impeccable, masque haute-couture. Le jour se l&#232;ve derri&#232;re les baies vitr&#233;es. Les annonces vont reprendre. A&#233;roport en quarantaine. Tous les vols sont supprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&lt;
Le choix du lieu m'a pris un peu de temps. J'ai &#233;vinc&#233; ceux qui me viennent trop facilement, comme les gares. Opt&#233; pour un lieu avec un faible pouvoir d'&#233;vocation pour moi. Puis, une page ou deux &#233;crites au fil de la plume, les silhouettes surgissent et s'&#233;veillent. Reprise quelques jours apr&#232;s et biffage d'une bonne moiti&#233; du texte , trop de personnages avec un effet de confusion : le texte baille. Toilettage, r&#233;sistance contre la tentation de clore l'affaire, contre l'insatisfaction qui gronde &#224; mesure des relectures. Rouill&#233;e. &#171; Le jour se l&#232;ve &#187;, r&#233;f&#233;rence au film de Carn&#233;, surgit. La phrase me pla&#238;t, toute simple. La nuit est derri&#232;re et l'instant du jour dramatis&#233;.
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
