Fontevraud | la maison des oeufs

Claude Ponti à Fontevraud avec les enfants du foyer des Tourelles de Saumur


Les oeufs n’ont pas besoin de maison. C’est autre chose qui se joue.

Aujourd’hui, lui qui est un grand, il n’est pas venu dans son groupe habituel de l’après-midi, mais le matin, avec les « petits ».

Du coup, il va travailler à l’écart, seul, silencieusement.

Son premier projet est complexe. Il ne connaît pas Venise, mais c’était bien une Venise qu’il avait construite, deux maisons reliées par un ensemble complexe de ponts.

Aujourd’hui sera le jour des sphères. Sphères opaques. Sphères lisses. Sphères qui n’interfèrent pas les unes avec les autres.

Parmi l’ensemble des trois groupes, et souvent une composition différente d’une semaine à l’autre, plusieurs fratries.

Est-ce qu’il y a une relation de cause à effet ?

La maison qui rassemble ses propres enfants, les considère-t-elle comme ces oeufs fragiles, qu’elle aurait à tâche de préserver, « couver » ?

Je n’ai pas la réponse à la question.

Pourtant, c’était bien, ce jour-là, sa démarche silencieuse, et décidée. Il sait faire plein de choses, plein d’autres choses – à preuve cette volute de luthier, tout abstraite, ci-dessus, que j’aurais bien voulu qu’on garde telle quelle.

Mais quand tous les oeufs (« des patates », a-t-il dit à la fin, pour ne pas entrer dans le domaine des réponses ou des fables), ont rempli la maison, il y a soudé un toit, étanche.

Plus rien à voir. Secret sur la maison prête à cuire.

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1ère mise en ligne et dernière modification le 29 avril 2012
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