autobiographies #02 | portraits crachés, avec Yves Pagès

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autobiographie #02 | portraits crachés


Cette vidéo propose :
 trois ou cinq portraits brefs, de 10 à 15 lignes, dont le principe (rappel des Historiettes de Tallemant des Réaux, par exemple) est d’insérer dans cette limite très contraignante ce qui caractérise (le mot character, en anglais, c’est précisément le personnage), la personne qu’on veut rendre la plus présente, la plus vivante au texte ;

 le livre d’Yves Pagès, Portraits crachés (Verticales, 2003), en rassemble une bonne cinquantaine, et c’est cette multiplication qui donne cette impression de continuité, de foule traversée, d’une fresque presque exhaustive de la société en son temps ;

 dans la démarche d’Yves Pagès, la conjonction de deux indices prélude au surgissement du personnage : l’un est éminemment social, de celui-ci on ne se préoccupera pas, mais l’autre est un indice temporel — le personnage est saisi dans un instant précis...

 et cet instant précis est de triple nature : ce qu’on porte en nous-même de cette figure, et qui la résume ; un événement distinct qui a été déterminant dans la vie de cette personne et qu’on lui associe à jamais ; un geste ou une situation récurrentes, qu’on saisit dans son recommencement... ce pré-requis temporel est la condition de forme du portrait bref, déterminez-le en amont de la prise d’écriture, il peut varier, selon ces 3 principes, de portrait à portrait...

 dans les extraits d’Yves Pagès proposés ci-dessous, porter aussi attention à qui raconte l’histoire : le choix du narrateur ou de la narratrice (je ou neutre, ou énonciateur déterminé), d’où ça parle et pourquoi ou comment s’initie la prise de parole (« Moi, Romain... ») fait aussi partie des choix formels en amont de l’écriture ;

 principe de ce cycle : on pourrait faire cet exercice dans la rue, au hasard des jours, parmi les visages aperçus, et il n’y a pas moins de fiction si on saisit ces personnages mentalement, dans des souvenirs qui peuvent remonter à l’enfance, ou des personnages à peine croisés, voire jamais croisés, ou disparus, de notre saga personnelle... par contre, en ce début de cycle, il est décisif de les choisir à distance.... on n’aurait rien à dire de plus que ce qu’on va rassembler dans ces quinze lignes... on est en début de cycle, apprenons à créer le paysage-texte qui peu à peu sera le visage même de notre démarche : on fabrique un contexte, et ces portraits en sont un élément... « à distance » selon le titre d’un texte de Michaux...

 


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1ère mise en ligne et dernière modification le 26 septembre 2021
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