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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>92 | bref arr&#234;t Brockville</title>
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		<dc:date>2022-01-16T08:10:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>2010</dc:subject>
		<dc:subject>Toronto</dc:subject>
		<dc:subject>Melan&#231;on, Beno&#238;t </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : Canada, Toronto, 2010, Beno&#238;t Melan&#231;on&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1061" rel="tag"&gt;2010&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1116" rel="tag"&gt;Toronto&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot471" rel="tag"&gt;Melan&#231;on, Beno&#238;t &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;92 | bref arr&#234;t Brockville&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Et si je me laissais aller (ou alors, juste une fois, une seule fois), &#224; documenter par un article de journal, retrouv&#233; en ce instant m&#234;me via requ&#234;te Internet, concernant le lieu de restauration pr&#233;cis dont je veux traiter, apr&#232;s que mon disque dur empilant les photographies num&#233;riques (&#224; cette &#233;poque, elles &#233;taient muettes, j'en compte vingt-et-unes pour cette journ&#233;e, aujourd'hui j'en aurais fait deux cents, et pas possible retourner l&#224;-bas pour les refaire), l'article, son chapeau tout du moins, serait celui-ci : &#171; Sidney Crosby qui marque le but gagnant en prolongation de la finale olympique des Jeux de Vancouver, Hollywood n'aurait pu faire mieux -&#8211; le jeune surdou&#233; de Cole Harbour, en Nouvelle-Ecosse, a mis un terme &#224; un match historique, un classique du hockey, en d&#233;jouant le gardien Ryan Miller d'un tir des poignets vif entre les jambi&#232;res pour procurer au Canada une victoire de 3-2 face aux &#201;tats-Unis, aujourd'hui, &#224; la Place Hockey du Canada &#187;, mais il s'agissait juste d'une v&#233;rification : le trajet de Montr&#233;al &#224; Toronto en voiture fait bien huit heures et l&#224;, en fin d'apr&#232;s-midi, il fallait bien &#171; faire de l'essence &#187;, un caf&#233; et un sandwich n'&#233;taient pas de trop non plus donc je me garais sur le grand parking de cette station Esso, avec ses traditionnels alignements &#224; l'oblique de ces camions g&#233;ants, et on entrait dans le b&#226;timent (y a-t-il un nom plus appropri&#233; ?) de l'aire d'autoroute avec ses habituelles fonctionnalit&#233;s partout reconnaissables, toilettes, restauration mais de suite on comprenait que quelque chose n'&#233;tait pas comme &#231;a aurait d&#251; &#234;tre, trop de voitures de tourisme immobilis&#233;es, et ces &#233;crans omnipr&#233;sents mais que d'ordinaire en de tels lieux on ignore, l&#224; rassemblant des corps tendus, immobiles, presque la bouche ouverte avec des cris comme &#224; nos matches de foot le dimanche dans les villages, comment aurions-nous su que se jouaient &#224; cet instant les derni&#232;res minutes de prolongation de la finale de hockey sur glace que le Canada avait justement plac&#233; en ultime conclusion de ses Jeux Olympiques d'hiver &#224; Vancouver (on avait r&#234;v&#233; d'y aller mais de Qu&#233;bec c'&#233;tait si loin, rien &#224; voir avec un Marseille Dunkerque), et ces types qui roulaient en &#233;coutant leur radio s'&#233;taient arr&#234;t&#233;s l&#224; expr&#232;s, alors toi-m&#234;me, avalant un peu plus loin, puisque &#233;cran ou pas &#233;cran tout &#231;a t'&#233;tait indiff&#233;rent (d&#233;sol&#233; Beno&#238;t Melan&#231;on) ton sandwich et ton gobelet de caf&#233; amer toujours trop grand toujours trop br&#251;lant c'est les dos que tu avais photographi&#233;, les &#233;crans en batterie flous au-dessus et voil&#224; juste ce qui te reste mais au moins &#231;a te fournit la date : 28 f&#233;vrier 2010, et on recroiserait aussi les Jeux dans Niagara d&#233;sert, quand entour&#233;s soudain d'une &#233;quipe ukrainienne de types gigantesques en surv&#234;tements uniformes mais c'est pour &#231;a le nom Brockville, juste &#231;a retient un instant l'attention &#224; cause de ton cousin Brocq de Damvix et que souvent m&#234;me ici on retrouve de ces noms fran&#231;ais transplant&#233;s et puis une petite affichette indiquant la derni&#232;re actualit&#233; de la page Facebook de la police de Brockville et que dans cette ville dont jamais rien ne t'avait pr&#233;venu de l'existence la police communiquait donc par Facebook, en France on n'en &#233;tait pas encore l&#224; et donc le soir &#224; Toronto tu explorerais une &#224; une les diff&#233;rentes actualit&#233;s de la ville de Brockville &#224; travers les photos de sa police, et voil&#224; comment s'ancrent dans la m&#233;moire, l&#224; o&#249; les photographies restent floues ou muettes, ce moment de finale de hockey et que l'aire d'autoroute se transformait en bistrot de coin de rue avec la bord&#233;e d'applaudissements &#224; la fin (le hasard ayant fait qu'on s'&#233;tait arr&#234;t&#233; au terme de cette prolongation, elle-m&#234;me au terme d'une finale qui concluait l'ensemble des deux semaines de Jeux Olympiques et la victoire donc du pays invitant), avec le nom de cette ville o&#249; on ne sera pas sorti de l'autoroute ne serait-ce que pour voir comment elle s'abouche au m&#234;me fleuve qu'on connaissait si bien &#224; Qu&#233;bec ou Montr&#233;al mais l&#224; juste d&#233;bouchant des grands lacs qu'on s'en allait &#224; Toronto d&#233;couvrir : &#224; Toronto m&#234;me, quelques souvenirs disjoints, le premier soir juste un plat quelconque hamburger dans le &#171; basement &#187; tamis&#233; de l'h&#244;tel, le deuxi&#232;me soir je nous revois dans une minuscule salle en longueur, rez-de-chauss&#233;e sur rue dans le downtown, et dont la sp&#233;cialit&#233; c'&#233;tait le fish and chips (il y en a eu, il y en aura d'autres dans ce livre, c'est comme &#231;a : mais ici dans cette boutique c'&#233;tait selon la tradition irlandaise, la bi&#232;re aussi, irlandaise, et avec toute une d&#233;coration li&#233;e &#224; l'&#238;le d'origine), puis le lendemain midi avec plus de pr&#233;cision, au sortir du tr&#232;s impressionnante mus&#233;e d'arts, et avant de s'enfoncer dans les petites rues du Kensington Flea Market, coupant par le quartier chinois une petite salle en sous-sol &#224; prix encore plus modique que le fish and chips mais t&#233;moignant l&#224; aussi d'un rapport direct &#224; l'&#233;migration r&#233;cente et &#231;a fait int&#233;gralement partie du souffle et de la respiration de l'Ontario et sa capitale.&lt;/p&gt;
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