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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>60 | partir dormir &#224; Montr&#233;al et revenir</title>
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		<dc:date>2022-01-13T07:01:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Gervais, Bertrand </dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al (Qu&#233;bec)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : Qu&#233;bec, Montr&#233;al, 2008, Bertrand Gervais&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot320" rel="tag"&gt;Gervais, Bertrand &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot338" rel="tag"&gt;Montr&#233;al (Qu&#233;bec)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;60 | partir dormir &#224; Montr&#233;al et revenir&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt; Comme de ces trois jours &#224; Montr&#233;al (tu n'aurais pas su retrouver le jour, et avec peine l'ann&#233;e mais si : c'&#233;tait pile entre cette tourn&#233;e de Moncton &#224; Ottawa, plus fin &#224; Montr&#233;al et Qu&#233;bec pour pr&#233;parer votre venue en ao&#251;t pour toute une ann&#233;e, c'&#233;tait m&#234;me &#231;a le pr&#233;texte ou la justification d'un aller-retour aussi bref), le souvenir le plus distinct c'est l'arriv&#233;e &#224; l'a&#233;roport et d'avoir fait jusqu'au centre-ville cette suite d'images des &#233;changeurs et autoroutes a&#233;riennes, j'ai ressay&#233; depuis mais sans retrouver l'&#233;tonnement de ce jour-l&#224;, puis avec le d&#233;calage horaire une marche dont je m'&#233;tonne m&#234;me, connaissant la ville bien mieux d&#233;sormais, je peux reconstituer : comment j'ai pu faire &#224; pied cette soir&#233;e-l&#224; autant de kilom&#232;tres, mais pas possible de retrouver o&#249; j'ai pu casse-cro&#251;ter le soir, le lendemain c'&#233;tait la fac toute la journ&#233;e (&#224; l'&#233;crire, la vague image du midi portant plateau-repas dans le resto U de ce gros b&#226;timent circulaire de l'UqaM) et fin le surlendemain : l&#224; je revois, dans cette splendeur continentale de juin l&#224;-bas, une sorte de jardin int&#233;rieur dans ces bistrots &#233;tudiants de la rue Saint-Denis, la bonne et puissante trogne de Bertrand G. et puis quasiment c'est tout (non, j'exag&#232;re mais oui, deux nuits et retour).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>39 | Montr&#233;al, Second Cup face l'UQaM</title>
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		<dc:date>2022-01-10T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>2010</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al (Qu&#233;bec)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : Qu&#233;bec, Montr&#233;al, 2010&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1061" rel="tag"&gt;2010&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot338" rel="tag"&gt;Montr&#233;al (Qu&#233;bec)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et devenu assez massif, mais non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;39 | Montr&#233;al, Second Cup face l'UQaM&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Et ce matin brutalement l'id&#233;e que tu n'avais pas r&#233;pertori&#233; dans ta liste le Second Cup de Montr&#233;al face m&#233;tro Berri-UQaM, la crainte soudain que des &#233;vidences aussi fortes &#233;chappent &#224; l'emprise du livre qui s'&#233;broue, que si tu ne notes pas en amont tu pourrais arriver au bout et tout aussi brutalement te dire : &#8212; Mais le Second Cup Berri UQaM comment il a pu passer au travers, une fois par semaine, deux semestres de quatorze s&#233;ances avec chaque fois deux groupes &#231;a ferait quand m&#234;me vingt-huit fois le Second Cup Berri-UQaM, peut-&#234;tre pas tant puisque tu ne l'avais pas rep&#233;r&#233; d&#232;s le premier voyage mais probablement peut-&#234;tre un peu plus pour toutes les fois ensuite o&#249; tu as pu y donner bref rendez-vous c'&#233;tait si commode : tu partais de Qu&#233;bec (&#171; la vieille capitale &#187;) &#224; l'Orl&#233;ans Express de 6 heures, plus tard, neige ou pas neige, tu voyais lentement le paysage se lever, &#224; l'aller toujours une place sur la droite et au retour (il n'y avait rien &#224; voir, c'&#233;tait la nuit) plut&#244;t sur la gauche sans m&#234;me y penser, progressivement les rep&#232;res pris, puis attendus, combien de photographies tu as faites y a-t-il eu un seul des vingt-huit trajets dans la m&#234;me ferme, la m&#234;me maison, ou cet h&#244;tel lest&#233; de dinosaures en pl&#226;tre g&#233;ants que tu n'aies pas photographi&#233; comme ce jeu que tu avais (et as toujours) &#224; mesure que lentement le car s'&#233;lan&#231;ait pour rogner sur un des &#233;normes camions impassibles qui grignotaient leur route, on voisinait bri&#232;vement &#224; quelques dizaines de centim&#232;tres vitre &#224; vitre avec le profil flou mais distinct du chauffeur, l'image-vitre du chauffeur mais qui en disait tant quand m&#234;me et c'est ce que tu tentais de fixer avec ton basique Lumix hybride, parfois ils s'en apercevaient et te lan&#231;aient leur r&#233;probation, doigt d'honneur ou pas signe international et quand d&#233;barqu&#233; &#224; la gare routi&#232;re (c'&#233;tait bien avant les travaux) ces quelques premiers m&#232;tres comme avoir &#224; reprendre l'&#233;quilibre sur la terre ferme &#8212; &#224; supposer qu'avec neige et glace elle le soit &#8212;, et toi ceux qui t'employaient c'&#233;tait l'UdeM puisque tu d&#233;couvrirais qu'&#224; Montr&#233;al Concordia McGill UdeM et UQaM elles &#233;taient quatre universit&#233;s sur la place, j'avais &#224; descendre dans le m&#233;tro donc Berri-UQaM, changer soit Jean-Talon le plus court et le plus rationnel, mais souvent par Lionel-Groux ne serait-ce qu'alors le m&#233;tro s'arr&#234;tait &#224; une station nomm&#233;e Vend&#244;me et &#231;a te mettait dans un trouble incroyable et tu finissais &#224; pied une fois &#224; C&#246;te-des-Neiges, donc cette &#233;tape qui pour toi &#233;tait quasiment de reconqu&#234;te, entrer dans le Second Cup face &#224; l'entr&#233;e du m&#233;tro de l'autre c&#244;t&#233; du carrefour, demander un de ces cafe latte, pr&#233;ciser grand, voir grande prononc&#233; &#224; l'italienne avec une p&#226;tisserie quelconque, aller t'asseoir au fond et poser le manteau le bonnet, la wifi &#224; l'&#233;poque encore une &#233;pop&#233;e et ton t&#233;l&#233;phone Rogers un tout petit machin basique on n'aurait m&#234;me pas fait de photo avec, alors d&#233;plier l'ordi (la suite ind&#233;finie de ces MacBook 13 ou 15 pouces chang&#233;s tous les deux ou trans ans, lourds et gris &#8212; ne jamais oublier le chargeur, ni le disque dur externe &#8212;avec son ronflement r&#233;gulier de ventilateur et encore, cette ann&#233;e-l&#224; pour la derni&#232;re fois, de quoi glisser un CD audio, un DVD ou graver un CD-Rom m&#234;me si de tout cela tu ferais de moins en moins usage, et disposant aussi d'une fente o&#249; glisser la carte SD de l'appareil photo pour r&#233;cup&#233;rer les fermes, camions, immeubles et villes) et v&#233;rifier les messages, parfois lancer sur les r&#233;seaux l'image m&#234;me de l'int&#233;rieur du Second Cup avec trois lignes sur &#224; quoi tu pensais ou de que tu lisais &#231;a nous apparaissait encore tr&#232;s neuf ces exercices-l&#224;, s'amuser des effets de d&#233;calage horaire avec tes copains fran&#231;ais, parfois reprendre un caf&#233; noir serr&#233; l&#224;-dessus et &#231;a y est, tu &#233;tais pr&#234;t &#224; rejoindre l'autre bout de la ville et la fac &#8212; au soir donc &#224; la nuit c'&#233;tait directement gare routi&#232;re et la fatigue oui, la fatigue, les trois heures de bus comme un retour &#224; soi-m&#234;me et les crocs, alors au Deli encore ouvert un de ces &#171; wraps &#187; sous cellophane (tu n'as jamais aim&#233; ces machins-l&#224;), sorte de p&#226;te roul&#233;e avec dedans salade et lambeaux de poulet incolore, temp&#233;rature &#224; peu pr&#232;s normale &#224; l'ext&#233;rieur mais encore gel&#233; au centre, et quand tu ajoutais une bi&#232;re en canette le gars avec qui jamais on n'avait besoin d'&#233;changer une parole, le contraire en gros de ce qui se serait pass&#233; &#171; chez nous &#187; il t'emballait le tout dans un pochon de papier marron puisque tu n'&#233;tais pas cens&#233; emporter ta bi&#232;re dans le bus, le pont sur sa f&#234;te foraine signifiait le bout de la ville et des lumi&#232;res, il y avait l'arr&#234;t habituel pour prendre les trois quatre passagers de Longueil (une fois je m'y &#233;tais rendu pour une radio depuis une librairie de la galerie commerciale, mais pas assez pour en faire un item de la liste ici), puis tu sortais ton sandwich et ta bi&#232;re, c'est dans ces heures de nuit avec bruit r&#233;gulier du moteur, chauffage mis &#224; fond et le ressassement discret de la radio vari&#233;t&#233; qu'ils ne pouvaient s'emp&#234;cher de mettre, que tu avais commenc&#233; de poser ton appareil devant toi sur la tablette du si&#232;ge, cal&#233; sur ton sac &#224; dos (rare, &#224; ces heures, que tu avais un voisin imm&#233;diat et la plupart dormaient), d'enclencher la position vid&#233;o et enregistrer ces sortes de monologues sans savoir o&#249; dix ans plus tard &#231;a t'emm&#232;nerait, fin de ce qui concerne le Second Cup UQaM, au coin de la rue Sainte-Catherine et de la rue Saint-Denis ou une de ses voisines juste avant, souvenir qui restait toujours favorable &#224; cause de cette bouff&#233;e de chaleur une fois le nuage de bu&#233;e dissip&#233;, comme ne pas entrer dans un des milliers de ces &#233;tablissements servant pareil du cafe latte en gobelets et des p&#226;tisseries un peu trop grasses et lourdes mais que vu l'heure et la journ&#233;e &#224; suivre tu te tol&#232;res, mais dans cette chaleur m&#234;me puis &#8212; proximit&#233; de la fac aidant sans doute, puisque jamais tu n'&#233;tais seul dans ton cas &#224; t'enfoncer trois quarts d'heure dans l'ordi ouvert, au point que probablement tu aurais pu arriver par le bus suivant mais alors tu n'aurais eu ni le soleil levant sur les &#233;tendues blanches, ni le sas maintenant du Second Cup, et personne ne te demandait rien, aucune justification, juste un petit point fixe dans l'immense &#233;tendue flottante du monde, en tout cas de la capitale autour de toi gigantesquement d&#233;ploy&#233;e et qui paradoxalement n'&#233;tait, en ce point pr&#233;cis de carrefour face entr&#233;e m&#233;tro, qu'un lieu de calme, bu&#233;e, go&#251;t du caf&#233; au lait et bulle de chaleur avec musique de fond et ballet l&#224;-bas des serveurs &#224; leur comptoir, des gars qui faisaient tout pour vraiment qu'on ne les prenne pas pour des serveurs de comptoir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'incendie du Hilton, vu par Jean-Paul Hirsch (POL)</title>
		<link>https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1854</link>
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		<dc:date>2016-04-23T16:56:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>audio &amp; video</dc:subject>
		<dc:subject>L'Incendie du Hilton</dc:subject>
		<dc:subject>Rahimi, Atiq </dc:subject>
		<dc:subject>POL (&#233;ditions)</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al (Qu&#233;bec)</dc:subject>
		<dc:subject>POL (&#233;ditions), Jean-Paul Hirsch</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;un film de Jean-Paul Hirsch, directeur commercial de chez POL, avec la participation d'Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;2008 | L'incendie du Hilton&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot19" rel="tag"&gt;audio &amp; video&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot307" rel="tag"&gt;L'Incendie du Hilton&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot322" rel="tag"&gt;Rahimi, Atiq &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot323" rel="tag"&gt;POL (&#233;ditions)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot338" rel="tag"&gt;Montr&#233;al (Qu&#233;bec)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot492" rel="tag"&gt;POL (&#233;ditions), Jean-Paul Hirsch&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1854.jpg?1352732813' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;fond_noir&#034;&gt;&lt;br/&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au retour des vacances, et au moment de poster mon &lt;i&gt;Incendie du Hilton&lt;/i&gt; aux personnes qui y sont cit&#233;es, Jean-Paul Hirsch m'a pr&#233;c&#233;d&#233; : il s'est procur&#233; le livre, me dit-il, et m'envoie en retour un DVD avec 5'15 d'un film r&#233;alis&#233; cette nuit du 22 novembre 2008, entre pompiers et sous-sols, avec la bande son de l'&#233;vacuation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aventure POL, les &#233;ditions de Paul Otchakovsky-Laurens, je la consid&#232;re un peu comme la mienne. C'est &#224; lui que j'avais envoy&#233; mon premier manuscrit, et la correspondance qui s'&#233;tait ensuivie de son refus de &lt;i&gt;Sortie d'usine&lt;/i&gt;, alors qu'il publiait en m&#234;me temps &lt;i&gt;L'Exc&#232;s-l'usine&lt;/i&gt; de Leslie Kaplan, avait compt&#233; pour le retravail qui me ferait ensuite le proposer &#224; Minuit (qui avait refus&#233;, lui, &lt;i&gt;L'Exc&#232;s-l'usine&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien d'auteurs POL sont mes amis ? Et m&#234;me, l&#224;, au Qu&#233;bec, la joie de retrouver Martin Winckler. L'histoire de POL c'est une suite de prodiges et de mar&#233;es basses : se souvenir avoir vu POL (&#224; l'&#233;poque, second&#233; par Carine Toly), sur l'immense tapis roulant du Salon du livre de Francfort, un de ces soirs o&#249; on ne sait pas si continuer sera possible. Puis peu &#224; peu les reins plus solides : ainsi, J&#233;r&#244;me Lindon expliquant pourquoi il n'avait pas voulu publier &lt;i&gt;La Douleur&lt;/i&gt; de Duras : &#171; Elle me disait avoir retrouv&#233; &#231;a dans le fond d'une armoire... Mais j'aurais publi&#233; ces papiers, elle n'aurait jamais &#233;crit &lt;i&gt;L'Amant&lt;/i&gt; : moi je savais qu'il y avait autre chose derri&#232;re. Vous croyez que &#231;a m'a fait plaisir, de la voir publier ailleurs qu'aux &lt;i&gt;&#233;ditions&lt;/i&gt; ? &#187; &lt;i&gt;La Douleur&lt;/i&gt; a sans doute &#233;t&#233; pour POL une charni&#232;re...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors &#233;videmment, si nous, auteurs, on arrive &#224; se croiser sur le terrain, lectures, festivals, la silhouette famili&#232;re de Paul Otchakovsky-Laurens c'est plut&#244;t dans les cadres officiels : salons du livre notamment. Et pr&#232;s de lui, mais qu'on croise bien plus souvent dans les gares, trains, librairies, Jean-Paul Hirsch : quelqu'un issu de cette tradition des m&#233;tiers du livre, et qui les a prolong&#233;s dans l'&#233;dition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans mon livre, il est rep&#233;r&#233; par son initiale : Jean-Paul H. On &#233;tait arriv&#233; dans le m&#234;me avion, il accompagnait Atiq Rahimi, le tout r&#233;cent prix Goncourt. On avait discut&#233; peu apr&#232;s &#224; l'h&#244;tel, pour en rire : la fois pr&#233;c&#233;dente, c'&#233;tait au Marathon des Mots de Toulouse, lui et POL &#233;taient avec l'immense et secret &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article51' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jean Rolin&lt;/a&gt;, qui pour bien d'entre nous est un rep&#232;re &#233;thique, une ligne de fracture esth&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette nuit du samedi au dimanche, avec l'alerte incendie &#224; 1h50 du matin, je ne l'ai pas crois&#233;. Et c'est pour cela que je mets son film en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Jean-Paul Hirsch aussi, l'&#233;tranget&#233; de l'incident (un incident sans cons&#233;quence), &#233;tait forc&#233;ment li&#233; &#224; notre situation ici li&#233;e au livre : le Salon du livre de Montr&#233;al est dans les sous-sols de l'h&#244;tel, c'est le m&#234;me groupe qui les g&#232;re. Et, comme tant de citoyens web (c'est en grande partie Jean-Paul Hirsch, avec POL, le caract&#232;re pionnier de &lt;a href=&#034;http://www.pol-editeur.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;leur site&lt;/a&gt;) d'aujourd'hui, le r&#233;el on le documente &#224; mesure. Il a le r&#233;flexe de prendre son appareil-photo ou son camescope, et filme la descente des 15 &#233;tages, les camions et les lumi&#232;res, plus tard les postures des corps endormis. Atiq Rahimi joue son r&#244;le volontiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors quoi, juste pour dire : c'est vrai, ce qui se passe dans mon livre, &#231;a s'est r&#233;ellement pass&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, pour moi c'est plus grave. Et c'est pour cela que je prends la libert&#233; de mettre en ligne version YouTube du film de Jean-Paul, et d'en profiter pour ce salut &#224; leur maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Hirsch et Atiq Rahimi, par le hasard de l'escalier qu'on leur fait emprunter, sont reclus dans les souterrains de l'h&#244;tel. Les pompiers, les secouristes sont pr&#233;sents, mais la ville reste &#224; distance. Par le hasard de l'escalier qu'on me fait emprunter, nous nous retrouvons h&#233;berg&#233;s une rue plus loin, &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article539&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans cette patinoire vide et immense&lt;/a&gt;, mais gel&#233;e (moins huit Celsius dehors), qui devient une parabole de la ville. Et, parce qu'on est coup&#233; des informations, qu'on a froid, je traverse la gare, les couloirs de m&#233;tro o&#249; sont d'autres &#233;vacu&#233;s, pour rejoindre ce bistrot, le Tim Hortons, qui fait le coeur de mon r&#233;cit, mais auquel Hirsch et Rahimi n'ont pu acc&#233;der.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; : &#233;vacu&#233; par l'autre escalier, Jean-Paul Hirsch aurait fait d'autres images, la patinoire, la crasse de la gare, le Tim Hortons. &#201;vacu&#233; par l'autre escalier, confin&#233; dans le sous-sol entre l'h&#244;tel et les livres, il m'aurait manqu&#233; l'&#233;l&#233;ment de la ville, je n'aurais pas &#8211; dans ces &#233;tranges semaines de No&#235;l, peu apr&#232;s, tenu ce r&#233;cit. Peut-&#234;tre qu'alors Atiq Rahimi l'aurait fait...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cet arbitraire, ce hasard, qui m'interrogent, &#224; regarder pour la troisi&#232;me fois les 5'15 de la vid&#233;o que m'envoie Jean-Paul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo du haut : Atiq Rahimi, et derri&#232;re lui Jean-Paul Hirsch, Salon du Livre de Montr&#233;al, le 22 novembre, l'apr&#232;s-midi pr&#233;c&#233;dant l'&#233;vacuation. Et, en septembre, &lt;a href=&#034;http://www.pol-editeur.fr/news/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la rentr&#233;e POL&lt;/a&gt; avec Nicolas Fargues, Jacques Jouet, Martin Winckler, apr&#232;s &#8211; en juin, Chodolenko, Novarina, Dominique Meens&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;merci aux 2 correcteurs, y a de la fatigue dans l'air...&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et on se revoit en novembre &#224; Montr&#233;al, Jean-Paul ?&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et question bis, indiscr&#232;te : tu en as beaucoup, des moments de vid&#233;o comme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;merci aux 2 correcteurs, y a de la fatigue dans l'air...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Et question bis, indiscr&#232;te : tu en as beaucoup, des moments de vid&#233;o comme celui-ci, li&#233;s &#224; notre vie professionnelle, toi qui est en permanence sur le terrain ? En ligne, en ligne !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>#WIP 3 | rue Saint-Joseph (un hiver &#224; Qu&#233;bec)</title>
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		<dc:date>2014-01-19T09:35:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>sur la ville</dc:subject>
		<dc:subject>autobiographies partielles</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al (Qu&#233;bec)</dc:subject>
		<dc:subject>Canada, Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>architectures, urbanisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;le journal des mises en ligne r&#233;serv&#233;es aux abonn&#233;s du site&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;site | infos, t&#233;l&#233;chargement&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;sur la ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot250" rel="tag"&gt;autobiographies partielles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot338" rel="tag"&gt;Montr&#233;al (Qu&#233;bec)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot339" rel="tag"&gt;Canada, Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot689" rel="tag"&gt;architectures, urbanisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton3849.jpg?1390123827' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'ao&#251;t 2009 &#224; juin 2010, gr&#226;ce &#224; l'invitation de l'Institut canadien d'une part, des universit&#233;s Laval/Qu&#233;bec et Udem/Montr&#233;l, nous vivrons comme une tr&#232;s grande chance la possibilit&#233; qui nous est offerte de vivre &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article956&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un an &#224; et au Qu&#233;bec&lt;/a&gt;. Ann&#233;e de profonde mise en cause certainement, par le choc des espaces naturels, &#224; mesure de nos d&#233;couvertes. Par l'importance que prennent ces deux villes qui ancrent notre s&#233;jour, Qu&#233;bec et Montr&#233;al. Par les &#233;chapp&#233;es vers Ottawa et Toronto, ou vers les US et ce que &#231;a change de d&#233;couvrir Boston ou revenir &#224; New York sans quitter l'Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon site t&#233;moignera de cette influence retour, notamment via les textes qui deviendront &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique101' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Formes d'une guerre&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;critures, d&#232;s la fin du s&#233;jour Qu&#233;bec, dans cette suite de semaines un peu funambules et pour nous tr&#232;s solitaires, plus de cours &#224; la fac (ni les paiements qui justifiaient et permettaient le s&#233;jour) &#8211; mais de longues &#233;chapp&#233;es gr&#226;ce au faible co&#251;t des locations de voiture &#8211;, j'essaye d'aller plus loin avec ces textes, et c'est la rue o&#249; nous habitons, un lieu urbain embl&#233;matique du vieux Qu&#233;bec, qui les organise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rue Saint-Joseph, c'est, juste &#224; notre porte, un espace urbain en contrebas de la vieille ville, lest&#233; d'&#233;changeurs urbains. Un lieu avec la pr&#233;sence de deux &#233;quipements pour les sans-abri, et qui porte les cicatrices de plusieurs tentatives de reconfiguration (la rue un temps fut m&#234;me couverte). D'&#233;tranges galeries commerciales semi-vides et investies par les vitrines des machines de fitness &#224; la mode. Mais c'est aussi le trajet pour rejoindre la biblioth&#232;que municipale (&#233;trange rapport &#224; cette biblioth&#232;que Gabrielle-Roy, o&#249; je vais le soir entre 18h et 20h, ou bien le dimanche apr&#232;s-midi, souvent moins pour lire que pour &#233;crire, et dans des heures o&#249; en France l'acc&#232;s ne m'en serait pas permis), ou bien la rue aussi qu'on traverse pour rejoindre le port et le fleuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un texte sur Montr&#233;al, ville de vent, de nuit et de sable. Un texte sur ces transits dans le bus Orl&#233;ans-Express entre les deux villes (voir traces dans mon &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot129&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;journal images&lt;/a&gt;), un texte sur cette sensation dure de toute ville am&#233;ricaine quand on les vit en pi&#233;ton, et j'y ins&#232;re deux &#233;l&#233;ments pour moi indissociables, un diptyque sur l'immense &#233;crivain canadienne (non qu&#233;b&#233;coise) qu'est &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1989' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Gabrielle Roy&lt;/a&gt;, et la mort au Canada du fran&#231;ais &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1874' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Louis H&#233;mon&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je commence &#224; disposer de ce que je ressentais : un texte compact, dense et noir, qui t&#233;moigne de l'&#233;volution de mon rapport &#224; la ville et &#224; l'&#233;criture de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au retour j'enverrai ce texte de 110 pages &#224; Verdier, o&#249; je n'ai plus publi&#233; depuis 2002, mais c'est un moment difficile pour eux apr&#232;s la r&#233;cente mort de G&#233;rard Bobillier, je n'aurai m&#234;me pas de r&#233;ponse. Je garde ce texte avec moi depuis lors, j'y reviens, change une phrase ici et l&#224;, repars d'une des 4000 ou 7000 photographies num&#233;riques faites cette ann&#233;e-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien l'esprit dans lequel je veux &#233;laborer ici cet espace : textes &#233;dit&#233;s avec l'ergonomie du &#171; vrai &#187; livre (InDesign, version epub peut-&#234;tre &#224; suivre mais je ne suis pas s&#251;r), lecture mode PDF sur ordi ou tablette, et la possibilit&#233; laiss&#233;e au texte de continuer son m&#251;rissement ou son &#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit vraiment ici d'accueillir, comme ces heures du soir ou du dimanche dans la biblioth&#232;que Gabrielle-Roy, d'accueillir dans sa propre biblioth&#232;que. Entre les livres et le site, trouver un chemin interm&#233;diaire, un autre mode de rapport. Question de respiration, mais des fois aussi je pense question de survie. Et tout simplement d'abord la libre possibilit&#233; de cr&#233;er, rester ma&#238;tre de ses productions, dont l'ancien contrat d'&#233;dition nous d&#233;poss&#233;dait pour la dur&#233;e de la propri&#233;t&#233; intellectuelle, soit 70 ans post-mortem (&#233;poque &#224; laquelle il me sera difficile de revenir mettre mes textes en ligne &#8211; c'est peut-&#234;tre pour &#231;a, d'ailleurs, le texte sur le funnarium de Qu&#233;bec &#224; la fin de cette &lt;i&gt;Rue Saint-Joseph&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne lecture donc. Ci-dessous &#224; quoi ressemble ce matin la page d'accueil de l'espace WIP (comme &lt;i&gt;Work In Progress&lt;/i&gt;), &#231;a &#233;voluera bien s&#251;r &#224; mesure qu'il accueillera plus de ressources.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_4760 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/wip3.jpg?1390124086' width='500' height='595' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>digression | esth&#233;tique du web qui rouille</title>
		<link>https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3640</link>
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		<dc:date>2013-08-29T16:49:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>web, &#233;crans, r&#233;seaux</dc:subject>
		<dc:subject>Monsu Desiderio</dc:subject>
		<dc:subject>web : veilleurs &amp; bousculeurs</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al (Qu&#233;bec)</dc:subject>
		<dc:subject>Dubost, Karl </dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;moire, archives</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;un site web de mille ans, et autres assertions surprenantes de Karl Dubost (encore)&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique28" rel="directory"&gt;le livre &amp; l'Internet&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot39" rel="tag"&gt;web, &#233;crans, r&#233;seaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Monsu Desiderio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot126" rel="tag"&gt;web : veilleurs &amp; bousculeurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot338" rel="tag"&gt;Montr&#233;al (Qu&#233;bec)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot406" rel="tag"&gt;Dubost, Karl &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot578" rel="tag"&gt;m&#233;moire, archives&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton3640.jpg?1377793952' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien s&#251;r ne jamais laisser passer un billet de Karl sur &lt;a href=&#034;http://www.la-grange.net/2013/08/08/ffm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Grange&lt;/a&gt;, souvent je n'y comprends rien parce que c'est l'armature technique du web profond, mais l&#224; un probl&#232;me qui rejoint &#233;changes pr&#233;c&#233;dents sur le &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3389&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;destin de nos sites apr&#232;s nous&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En refaisant leur site, les webmasters du &lt;i&gt;Festival des films du monde&lt;/i&gt; &#224; Montr&#233;al ont &#233;cras&#233; leurs anciennes archives. En France on a une roue de secours : l'archivage de la BNF, ses collectes s&#233;lectives bimestrielles, et sa collecte globale annuelle (qui ne concerne pas les sites qu&#233;b&#233;cois), mais la BNF, si elle assure une sauvegarde consultable sur place, n'assure &#233;videmment pas &#8211; ce n'est pas son r&#244;le &#8211; une p&#233;rennit&#233; de la disponibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lien &#224; faire avec (techniquement, comment nous on saurait ?) la r&#233;ponse de Karl aux logiciels espions de la NSA am&#233;ricaine, introduisant dans son site un script pour leur imposer malgr&#233; eux, comme on fait aux canards qu'on gave, &lt;a href=&#034;http://www.la-grange.net/2013/08/02/poeme&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un peu de po&#233;sie&lt;/a&gt; (&#171; Nos raisons d'exister ? La po&#233;sie ! &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Glissement donc de Karl sur une atelier ou une conf&#233;rence qu'il tient avec Olivier Thereaux &#224; Paris Web, et la page qui leur sert de plaque d'&#233;change pour cette pr&#233;paration qui s'affiche avec ce titre &#233;trange et d&#233;rangeant : &lt;a href=&#034;https://github.com/karlcow/rustyweb&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;esth&#233;tique et pratique du web qui rouille&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui m'a surpris c'est juste &#231;a : encore une id&#233;e &#233;vidente qui s'est gliss&#233;e c&#244;t&#233; Karl, tout pr&#234;t &#224; l'accueillir, &#231;a on est habitu&#233;. Mais a priori, Karl s'oppose &#224; l'indexage de son site par les robots, semble ne s'&#234;tre jamais pr&#233;occup&#233; de l'&#233;ventuelle p&#233;rennit&#233; de ses propres archives. Et c'est une id&#233;e tout d'un coup glissante, presque une &lt;i&gt;uchronie&lt;/i&gt; : un site qu'on entretient pas vieillit. Ses ressources ne sont pas p&#233;rennes, mais le statut m&#234;me des informations qu'on y inclut change avec le temps r&#233;f&#233;rentiel, comme lorsqu'on lit ces &#233;ph&#233;m&#232;res journaux de la R&#233;volution fran&#231;aise, ou de la guerre 14-18.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;moire ou l'archive alors n'est pas un contenu fixe mais un contenu relatif, qui &#233;volue &#224; mesure de l'&#233;loignement de son propre contexte. Probablement le savons-nous pour les livres que nous lisons, dans ce sentiment que Gracq et Simon ne sont pas si &#233;loign&#233;s quand ils parlent de la d&#233;b&#226;cle de 40, ou que les pr&#233;occupations th&#233;ologiques de Rabelais nous sont moins pr&#233;sentes pour le lire qu'elles ne l'&#233;taient pour ses contemporains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je photographie souvent la rouille, qui est la vie de l'oxyg&#232;ne au contact du m&#233;tal qu'elle mange, faisant &#233;merger la couleur non comme li&#233;e &#224; la vue mais &#224; la mat&#233;rialit&#233; des oxydes que nous ne savons pas voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble que ce soit Olivier Th&#233;reaux qui ait d'abord fait glisser le dialogue : une premi&#232;re liste avec une analogie assez stup&#233;fiante : &lt;i&gt;&#171; la qualit&#233; des mat&#233;riaux choisis, bois, b&#233;ton, m&#233;tal &#187;&lt;/i&gt; comme si cela concernait les donn&#233;es du site lui-m&#234;me. Puis ce glissement sur la question de la dur&#233;e : &lt;i&gt;&#171; valeur et pertinence de l'information au cours du temps &#187;&lt;/i&gt;, rapport&#233;e &#224; cette &#233;nonciation tr&#232;s Se&#238; Sh&#244;nagon, &lt;i&gt;&#171; esth&#233;tique des choses qui s'embellisent ou s'am&#233;liorent avec le temps &#187;&lt;/i&gt;. Et Karl r&#233;pond comme par d&#233;calque &#224; ces items par sa propre liste (la pens&#233;e du web ainsi par glissements et strates se r&#233;pondant collectivement) &#8211; &#233;nonciation tr&#232;s parall&#232;le, mais &#224; laquelle il donne pour titre celui d'un de ses billets plus anciens : &lt;i&gt;un site de mille ans&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le web a 40 ans, on n'a pas de sites de mille ans (mais il y a &#231;a chez Baudelaire : &lt;i&gt;j'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans&lt;/i&gt;, la m&#233;moire du web, et l'encombrement de nos sites, est bien capable d'&#234;tre immens&#233;ment plus &#226;g&#233;e qu'on croit). Alors le glissement s'installe. L'&#233;nonc&#233; de leur conf&#233;rence devient (ou &#233;tait d&#233;j&#224; ?) : &lt;i&gt;accepter un Web qui rouille, c'est, in&#233;vitablement, en d&#233;couvrir une nouvelle esth&#233;tique&lt;/i&gt;. Et l&#224; on entre sur un &#233;trange terrain. Aucune de nos architectures, dans leur gen&#232;se et leurs novations m&#234;me spectaculaires, n'est ind&#233;pendante des &#233;tats plus anciens de l'architecture, m&#234;me par n&#233;gation, et donc &lt;i&gt;de la ruine elle-m&#234;me&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore que : lorsque nous d&#233;couvrons &lt;a href=&#034;http://www.telegraph.co.uk/earth/environment/archaeology/10268393/Its-amateurs-who-dig-deep-to-discover-Emperor-Hadrians-buried-treasures.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une ville souterraine&lt;/a&gt; c'est peut-&#234;tre notre perception des sites que nous rejouons dans un pass&#233; que les arch&#233;ologues pr&#233;c&#233;dents n'auraient pas interpr&#233;t&#233; de m&#234;me fa&#231;on. Et peut-&#234;tre les calendriers Dogon ou autres constructions abstraites sont &#224; consid&#233;rer de la m&#234;me fa&#231;on que nos sites n'ont pas d'importance en eux-m&#234;mes, sinon en ce qu'ils stockent des signes interpr&#233;tant le monde, et un petit bout du monde lui-m&#234;me, puis nous en racontent l'histoire. Le site web n'&#233;tant que la forme au pr&#233;sent d'une t&#226;che beaucoup plus ancienne (ce qui explique aussi en partie pourquoi tant d'&#233;crivains pr&#233;f&#232;rent s'enrober eux-m&#234;mes des bandelettes papier de momies futures, c'est la fonction litt&#233;rature et la fonction &#233;crivain elle-m&#234;me qui sont prises de rouille, bien plus vite que nos constructions virtuelles ?). Et ce que nous savons de la mat&#233;rialit&#233; des serveurs, silos, caches et nuages une logique de guerre parce que tel est le pr&#233;sent, et qu'&#224; l'&#233;sot&#233;risme de la cath&#233;drale gothique &#233;mergeant lentement de la ville via ses centaines ou milliers d'artistes anonymes nous r&#233;pliquons par cet objet dont ne savons encore que si peu, tellement peu, qu'il n'y a rien de commun entre le site de Karl et le mien, son savoir et le mien (si, il y en a, des intersections, bien s&#251;r, heureusement, &#231;a s'appelle chez Montaigne &lt;i&gt;l'humaine condition&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1237' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Monsu Desiderio&lt;/a&gt;, Hubert Robert sont des inventeurs de ruines. Nous pourrions construire des sites web qui seraient des sites en ruine : un site Baudelaire qui serait le site fossile de Baudelaire, &#224; bient&#244;t 200 ans de sa naissance. Quant au pr&#233;sent de nos sites, ce qu'en permanence nous en modifions, effa&#231;ons (&lt;i&gt;destruction volontaire et involontaire du contenu&lt;/i&gt;, dit Karl), c'est le m&#234;me travail du temps que la rouille sur un hangar. Nos sites d&#233;j&#224; ne sont plus au pr&#233;sent, mais comme la ruine perp&#233;tuellement reprise et ni&#233;e d'eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, quand nous &#233;crivons, codons (la mise en page, les images, l'ergonomie de navigation), que rejouons-nous de notre savoir et notre admiration des ruines, ou &#8211; plus exactement &#8211; en quoi la logique et l'esth&#233;tique de la ruine (je pense soudain &#224; W. G. Sebald) intervient dans la construction au pr&#233;sent de nos sites, et de leurs meilleures brillances &#233;ph&#233;m&#232;res ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le web comme bo&#238;te &#224; biscuits en m&#233;tal dans laquelle on garde les &lt;a href=&#034;http://www.24joursdeweb.fr/2012/un-site-web-de-1000-ans/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;photographies de l'arri&#232;re grand-m&#232;re&lt;/a&gt;, sacr&#233; Karl, toujours devant nous... Ce qui ne lui rendra pas les archives de ce festival du film, mais m'a permis de d&#233;couvrir le &lt;a href=&#034;http://olivier.thereaux.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;beau site d'Olivier Th&#233;reaux&lt;/a&gt; (avec ses fonctions albums et archives al&#233;atoires, et les immersions-villes, &lt;a href=&#034;http://olivier.thereaux.net/2012/12-Malaga/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;photo ci-dessus&lt;/a&gt; en provient), l&#224; aussi 10 ans d'&#226;ge (ou de rouille) comme une bonne boutanche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>10 d&#233;c | auteurs qu&#233;b&#233;cois de publie.net </title>
		<link>https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2725</link>
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		<dc:date>2011-12-04T07:36:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>_ publie.net, &#233;dition num&#233;rique</dc:creator>


		<dc:subject>publie.net</dc:subject>
		<dc:subject>biblioth&#232;ques</dc:subject>
		<dc:subject>web : veilleurs &amp; bousculeurs</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al (Qu&#233;bec)</dc:subject>
		<dc:subject>Lepage, Mahigan (Qu&#233;bec)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;la biblioth&#232;que de Montr&#233;al invite les auteurs qu&#233;b&#233;cois de publie.net &#224; une soir&#233;e lecture performance&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique51" rel="directory"&gt;archives publie.net 2008-2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;publie.net&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot116" rel="tag"&gt;biblioth&#232;ques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot126" rel="tag"&gt;web : veilleurs &amp; bousculeurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot338" rel="tag"&gt;Montr&#233;al (Qu&#233;bec)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot429" rel="tag"&gt;Lepage, Mahigan (Qu&#233;bec)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2725.jpg?1352733721' class='spip_logo spip_logo_right' width='99' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Et pour casser les fronti&#232;res on s'y prend comment ? L'unit&#233; poitevine de publie.net s'active pas mal. On ne veut pas aller plus loin que ce genre d'approche &#8211; il n'y aura pas de &lt;i&gt;collection Qu&#233;bec&lt;/i&gt; &#224; publie.net. M&#234;me si on ne souhaite que &#231;a, int&#233;grer &#224; notre catalogue des auteurs surgis des plis et replis de la langue telle qu'elle se d&#233;ploie, de Madagascar &#224; Bruxelles via le &lt;i&gt;Platt&lt;/i&gt;. Il y a quand m&#234;me un &lt;i&gt;seulement&lt;/i&gt;. Seulement, &#224; Montr&#233;al, la langue s'invente en contact direct avec l'anglais am&#233;ricain. Seulement, &#224; Montr&#233;al, la langue s'invente en contact direct avec une conception non-europ&#233;enne de la ville. Seulement, &#224; Montr&#233;al (comme &#224; Montpellier ou en r&#233;gion Centre ou Paca ou Poitou-Charentes ou... ou...) vivent et travaillent un nombre pr&#233;cis d'auteurs pr&#233;sents au catalogue de publie.net.
&lt;p&gt;Alors grand merci de l'invitation faite par les biblioth&#232;ques de Montr&#233;al. Regardez comme c'est simple : pas de DRM, pas de &lt;i&gt;chronod&#233;gradable&lt;/i&gt; (bouh, l'affreux mot). Juste, une incitation &#224; d&#233;couverte, &#224; balade, &#224; prise de voix. Les usages de la litt&#233;rature num&#233;rique en biblioth&#232;que ne peuvent s'inventer que depuis les usages propres au &lt;i&gt;num&#233;rique&lt;/i&gt;, et non la transposition marchande des usages du livre mat&#233;riel. En s'abonnant &#224; publie.net&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la liste des acc&#232;s publics &#224; publie.net.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la biblioth&#232;que publique de Montr&#233;al permet &#224; n'importe quel usager de ses 43 &#233;tablissements, en s'identifiant via sa carte de lecteur, d'avoir acc&#232;s en ligne &#8211; sur son propre appareil et o&#249; qu'il soit &#8211;, &#224; l'ensemble de notre catalogue. De notre part, contrat &#233;l&#233;mentaire : 30% de la recette nette abonnement est redistribu&#233;e aux auteurs par p&#233;r&#233;quation des pages lues&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;50% des recettes nettes t&#233;l&#233;chargement, mais pour les biblioth&#232;ques, la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 d&#233;cembre, dans la biblioth&#232;que du Mile End, quartier &#244; combien embl&#233;matique, seront pr&#233;sents &lt;a href=&#034;http://www.lesfourchettes.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sara-Maude Beauchesne&lt;/a&gt;, Audrey Lemieux, Mahigan Lepage, &lt;a href=&#034;http://www.marge-autofictive.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jos&#233;e Marcotte&lt;/a&gt; et Annie Rioux pour une lecture d&#233;couverte des auteurs qu&#233;b&#233;cois de publie.net.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La collection D&#233;centrements est sous la responsabilit&#233; &#233;ditoriale de &lt;a href=&#034;http://mahigan.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mahigan Lepage&lt;/a&gt;. Ah, au fait, ce n'est plus 400 titres que publie.net met &#224; disposition de ses abonn&#233;s, mais un peu plus de 500 (avantage aussi de l'abonnement global, tous les ajouts sont imm&#233;diatement disponibles sans formalit&#233;...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;merci particulier &#224; Marie D. Martel et Luc Jodoin, pour le remarquable travail de m&#233;diation autour de leurs ressources num&#233;riques, et le culot de se risquer ainsi dans notre terrain du contemporain&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;couvrez les auteurs qu&#233;b&#233;cois de Publie.net&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Voici l'invitation telle que formul&#233;e par le blog des &lt;a href=&#034;http://encyclo.bibliomontreal.com/?p=8302&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;biblioth&#232;ques publiques de Montr&#233;al&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les Biblioth&#232;ques de Montr&#233;al sont maintenant abonn&#233;es &#224; Publie.net, l'un des premiers &#233;diteurs de litt&#233;rature num&#233;rique francophone. Parmi les 400 titres propos&#233;s par Publie.net, et qui c&#233;l&#232;brent la cr&#233;ation contemporaine, on retrouve une collection intitul&#233;e D&#233;centrements, o&#249; logent les auteurs qu&#233;b&#233;cois. Afin de mieux faire conna&#238;tre cette collection et les auteurs, la Biblioth&#232;que du Mile-End organise une lecture publique le samedi 10 d&#233;cembre de 14 h &#224; 15 h 30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au programme, des extraits des &#339;uvres de Mahigan Lepage, Annie Rioux, Jos&#233;e Marcotte, Audrey Lemieux et Sarah-Maude Beauchesne. Chaque extrait sera pr&#233;c&#233;d&#233; d'une courte pr&#233;sentation de l'auteur. C'est une invitation pour tous ceux qui d&#233;sirent d&#233;couvrir les auteurs d'ici dans une forme originale et novatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans les Biblioth&#232;ques de Montr&#233;al, les 400 titres de Publie.net sont disponibles pour la lecture en ligne, en acc&#232;s libre et illimit&#233; pour les abonn&#233;s. Les collections embrassent presque tous les genres : le r&#233;cit, la po&#233;sie, l'essai, le roman policier, des textes classiques, des textes de litt&#233;rature &#233;trang&#232;re traduits et une revue de cr&#233;ation en ligne. Venez les d&#233;couvrir. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2206' class=&#034;spip_in&#034;&gt;liste des acc&#232;s publics&lt;/a&gt; &#224; publie.net.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;50% des recettes nettes t&#233;l&#233;chargement, mais pour les biblioth&#232;ques, la prestation technique et commerciale de notre partenaire exclusif &lt;a href=&#034;http://www.immateriel.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'immat&#233;riel-fr&lt;/a&gt; est &#233;videmment plus cons&#233;quente.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>vivre en rampant</title>
		<link>https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3166</link>
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		<dc:date>2011-09-24T07:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>sur la ville</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al (Qu&#233;bec)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;une nouvelle mani&#232;re d'envisager le bonheur, ou la survie (au choix)&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique108" rel="directory"&gt;&#233;tranget&#233;s concernant les villes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;sur la ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot338" rel="tag"&gt;Montr&#233;al (Qu&#233;bec)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton3166.jpg?1352734112' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff3166.jpg?1352731999&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but, ramper n'avait pas &#233;t&#233; facile. On avait mal aux coudes, aux genoux, aux mains. Et les voitures &#233;taient encore nombreuses, il y avait eu des accidents. On avait vite progress&#233;, on gagnait en vitesse, on prenait les escaliers, les souterrains : dans les m&#233;tros, les gares, qu'on se soit mis &#224; ramper gagnait &#233;norm&#233;ment de rigueur, de discipline. Chez soi, &#231;a ne regardait personne. Mais quand vous aviez ramp&#233; toute la journ&#233;e c'&#233;tait tellement plus facile de continuer : les fabricants de meubles avaient &#233;t&#233; les premiers &#224; s'adapter. Magasins o&#249; les &#233;tages fonctionnels s'&#233;taient multipli&#233;s (on visitait des sortes de pi&#232;ces mod&#232;les, on recopiait sur un papier les merveilles essay&#233;es, on descendait dans les caves o&#249; on vous les chargeait sur le dos, si on venait &#224; quatre pour un lit ou une cuisine on n'avait qu'&#224; ramper au m&#234;me rythme), et dans les appartements r&#233;am&#233;nag&#233;s des ensembles lits bureaux loisirs avec rampe en spirale contenaient toute une famille dans une pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville s'&#233;tait adapt&#233;e : on avait tant d'&#233;quipements modernes. Ces biblioth&#232;ques toutes en stratifications de feuilles de verre actif, et chacun s'y roulait ou s'y lovait, toute la m&#233;moire du monde surgissait en relief, couleurs, voix, images et mouvements. Elles &#233;taient belles, les hautes tours enfin d&#233;barrass&#233;es de leurs volets int&#233;rieurs, avec ces milliers de silhouettes chacune prise &#224; son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a avait pourtant commenc&#233; durement. On s'en moquait, des rampants. Mais tant avaient peur, simplement peur. &#192; ramper on oubliait l'angoisse, on &#233;chappait aux hommes, &#224; la ville, au ciel. Le sol r&#233;confortait, on le tenait de la main &#8211; il faudrait qu'il bascule, pour basculer avec lui. Rampaient ceux qui avaient perdu. Travail, confiance, affection ou tout ensemble. On avait pu vider les &#233;tablissements o&#249; on maintenait ceux qui &#233;taient trop pris de peur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et quand la ville elle-m&#234;me s'&#233;tait perdue, quand la ville elle-m&#234;me eut renonc&#233;, voil&#224; qu'on &#233;tait devenu esp&#232;ce rampante sans l'avoir voulu ni cherch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi j'avais plaisir &#224; ramper. On s'habituait aux parois verticales, on avait appris &#224; escalader les restes de l'ancienne ville. Et &#224; qui aurait servi d&#233;sormais d'avoir peur, si la condition de chacun &#233;tait &#224; nouveau la condition commune&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se souvenait des &#233;crits de la transition. De ceux qui avaient pressenti l'effondrement, et cr&#233;&#233; d'insistantes fables, celles o&#249; maintenant nous nous reconnaissions. On les lisait &#224; l'envers : on y lisait l'ancienne peur, et comment eux, les debout, progressivement s'y &#233;taient bris&#233;s. Nous n'aimions pas les fictions &#233;tranges, ni alors, ni maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous &#233;tions bien plus heureux ainsi, &#224; ramper.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_3423 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rampants.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rampants.jpg?1348470068' width='500' height='113' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>le violoncelliste de Jean-Talon</title>
		<link>https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2302</link>
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		<dc:date>2010-10-23T20:16:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>musique, musiciens</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al (Qu&#233;bec)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;musiciens des m&#233;tros, sur les routes du monde (Montr&#233;al, d&#233;cembre 2009)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;le mag | rock &amp; musiques&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2302.jpg?1352733188' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Petit pincement Montr&#233;al (ou parce que c'est Bruxelles, ses voix et ses fant&#244;mes aussi ?)&#8211; brassement ville par excellence, et l'ouverture de la double langue, la reconstruction sans ruine.
&lt;p&gt;Cette vid&#233;o du voloncelliste de Jean-Talon c'est d&#233;but d&#233;cembre 2009, et j'avais d'abord mis en ligne ce texte sur les &lt;a href=&#034;http://pifarely.net/wordpress/?p=2911&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Trac&#233;s provisoires&lt;/a&gt; de Dominique Pifar&#233;ly.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si l'interrogation la plus ancienne pour ce qui me concerne reste : pourquoi tu n'es pas musicien ?, je sais que les termes m&#234;mes peuvent &#234;tre mis en cause. Si le travail que fait Dominique Pifar&#233;ly sur la construction de l'improvisation ressemble tant &#224; mes ateliers d'&#233;criture, c'est qu'on n'y pr&#233;juge pas d'une qualit&#233;, &#233;crivain ou musicien, qui serait un pr&#233;alable au parcours entam&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, si j'ouvre mes vieux conteurs radoteurs, et principalement ceux dont nous&lt;br class='autobr' /&gt;
sommes tous issus, Dickens et Balzac, je sais avec la m&#234;me certitude qu'une musique aussi est ici. Comme on donne un coup de talon sur le plancher avant de lancer une lecture en public, ceux-l&#224;, quand ils content, c'est un orchestre, et aussi ce jeu avec l'instrument qui vous laisse parfois baba et hop, pirouette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, profond&#233;ment, et quand bien m&#234;me je peux passer ces apr&#232;s-midi enti&#232;res catalys&#233; dans l'&#233;coute des autres, je sais que ma musique c'est celle re&#231;ue autrefois des livres &#8211; et que ma fa&#231;on d'&#234;tre si emp&#234;ch&#233; avec tous les instruments de musique essay&#233;s peut cesser si je prends ici les cothurnes du conteur et hop, pirouette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ce myst&#232;re de la musique, qu'il m'apparaisse aussi terriblement total et enviable d&#232;s lors que je suis en contact avec un individu qui en participe, et que m'appara&#238;t si mince la fronti&#232;re, l'arbitraire qui l'a plac&#233; sur cette route et moi sur la mienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La litt&#233;rature ne jouerait pas aussi souvent, sinon, des figures de musiciens, compositeurs ou instrumentistes. Et elle ne les traite pas comme les peintres (&lt;i&gt;L'Oeuvre&lt;/i&gt; de Zola, &lt;i&gt;Le chef d'oeuvre inconnu&lt;/i&gt; de Balzac). Ils sont modestes et silencieux, les instrumentistes, ou obscurs. On a le &lt;i&gt;Gambarra&lt;/i&gt; de Balzac et le Thomas Leverk&#252;hn du &lt;i&gt;Faustus&lt;/i&gt; de Thomas Mann, on a le tr&#232;s bref Violoniste de Grillparzer et les criconvolutions autour de Vinteuil dans Proust. On a, dans la fascination pure, le &lt;i&gt;Rolling Stones une biographie&lt;/i&gt; de Fran&#231;ois Bon, livre dont l'auteur lui-m&#234;me, une fois entr&#233;, n'est plus ressorti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pour moi, du violoncelliste de Jean-Talon. Je viens &#224; Montr&#233;al une fois par semaine, &#224; heure fixe : changement de la ligne orange &#224; la ligne bleue. Il est sous le double escalator, un endroit o&#249; &#231;a r&#233;sonne, un des carrefours principaux de la grande m&#233;tropole am&#233;ricaine. La premi&#232;re fois avec un petit sourire : &#224; peine s'il jouait, il parlait seul, et faisait beaucoup trop de fausses notes pour son &#226;ge v&#233;n&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre fois, un &#233;merveillement : il en riait de plaisir. Il visait des yeux une femme, un homme, des jeunes qui descendaient face &#224; lui l'escalator, et l'improvisation de faisait sur leur posture, sur leur fa&#231;on de r&#233;agir &#224; l'&#233;coute. Une mini pi&#232;ce de musique sculptait les anonymes et &#233;ph&#233;m&#232;res passants de la ville (Un &#233;clair puis la nuit&#8230;). Alors &#233;videmment la monnaie tombait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres fois, il est un peu perdu en lui-m&#234;me, raclant ce qui pourrait ressembler &#224; du Bach, mais pour qui conna&#238;t les pi&#232;ces de Bach, d'&#233;tranges boucles rigides qu'il d&#233;veloppe en spirales qui vont en simplifiant, r&#233;duites peu &#224; peu &#224; une simple translation dans le manche : alors peu lui importe que personne ne le regarde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je l'ai vu en col&#232;re : il &#233;tait plut&#244;t debout qu'assis, mena&#231;ant les passants de son archet &#224; distance, grommelant sur la duret&#233; de son sort et l'indiff&#233;rence des gens, qui &#233;videmment passaient non pas effray&#233;s mais comme on se prot&#233;gerait d'une averse. Alors il se rasseyait, lan&#231;ait des bord&#233;es rageuses qui auraient &#233;t&#233; comme ces cadences plac&#233;es dans les symphonies pour d&#233;montrer la virtuosit&#233; du soliste, et comme personne ne s'en pr&#233;occupait, se relevant pour crier apr&#232;s eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le violoncelliste de Jean-Talon. De lui je ne sais rien d'autre, sinon qu'il s'agit d'une musique d&#233;truite. Reste la beaut&#233; du violoncelle, n'importe o&#249;, l'instrument de bois anthropomorphe et ce qui en r&#233;sonne, le lien organique qu' a le bonhomme a ses courbes et son histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'un musicien &#224; la musique d&#233;truite, la musique &#224; la rue, reste totalement musicien, et cela ne serait pas une des figures de ce myst&#232;re &#233;voqu&#233; plus haut, et qui m'en s&#233;pare ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, j'ai tent&#233; de lui parler.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;object width=&#034;640&#034; height=&#034;385&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/ZMhdJDeUATE?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/ZMhdJDeUATE?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;385&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu&#233;bec, adieux | 6, &#034;peuple ais&#233; &#224; dompter&#034;</title>
		<link>https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2176</link>
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		<dc:date>2010-06-23T02:56:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Rabelais, Fran&#231;ois</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al (Qu&#233;bec)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;de ce que vit Jacques Cartier&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2176.jpg?1352733048' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
S&#233;rie Qu&#233;bec adieux :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article953&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu&#233;bec adieux : 1, la fac&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article954&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu&#233;bec adieux : 2, for&#234;ts&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article956&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu&#233;bec adieux : 3, Nord imagination&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2172&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu&#233;bec adieux : 4, je ne serai pas all&#233; au Nunavik&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article959&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu&#233;bec adieux : 5, une d&#233;molition&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2176&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu&#233;bec adieux : 6, &#034;peuple ais&#233; &#224; dompter&#034;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article960&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu&#233;bec adieux : 7, Montr&#233;al infiniment&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Ce qui n'a cess&#233; de me surprendre, cette ann&#233;e &#8211; alors que je pratique bien s&#251;r et depuis si longtemps litt&#233;rature russe ou est europ&#233;enne et m&#234;me quelques autres &#8211; c'est comment le mythe am&#233;ricain &#233;tait ancr&#233; en nous, servait de prisme pour s'approprier la surdimension des paysages, mythe &#224; quoi probablement chaque &#233;poque et chaque art a ajout&#233;, mais qui, pour ceux de ma g&#233;n&#233;ration, tient &#224; une infinit&#233; mi oubli&#233;e de romans d'aventure, &lt;i&gt;Le dernier des Mohicans&lt;/i&gt; (ou &lt;i&gt;Atala&lt;/i&gt; bien plus tard, mais au m&#234;me endroit) n'en &#233;tant que le plus significatif. Et peut-&#234;tre &lt;i&gt;Maria Chapdelaine&lt;/i&gt;, de ce jeune &#233;crivain fran&#231;ais venu passer 20 mois au Canada et y trouvant une mort pr&#233;matur&#233;e &#8211; ce qui ne fait pas de &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1874' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Louis H&#233;mon&lt;/a&gt; un &#233;crivain qu&#233;b&#233;cois pour autant (je ne dis pas &#231;a pour eux, les Qu&#233;b&#233;cois, qui ont aussi nationalis&#233; d'office &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1989' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Gabrielle Roy&lt;/a&gt;, mais parce qu'il serait bon que nous, Fran&#231;ais, on le r&#233;apprenne...) &#8211;, une sorte de combat direct de ce mythe avec la r&#233;alit&#233; ordinaire des immigrants d&#233;but vingti&#232;me si&#232;cle.
&lt;p&gt;Comment, quand on est de l'ouest comme moi, ou &lt;i&gt;d'Atlantique&lt;/i&gt; aimons-nous &#224; dire, ne pas savoir toute notre histoire depuis trois si&#232;cles tiss&#233;e de ces exils et retour &#8211; de fa&#231;on plus organique, pour nous Vend&#233;ens, avec les communaut&#233;s acadiennes ? Le Qu&#233;bec s'est ancr&#233; ensuite sur les terriens, ceux qui savaient les for&#234;ts. Nous, la parent&#232;le est avec les navigateurs (encore un de mes arri&#232;re-grands-p&#232;re, c&#244;t&#233; Perros-Guirrec, faisait la p&#234;che d'Islande). Alors bien souvent, &#224; Baie Saint-Paul ou &#224; l'&#206;le-aux-Coudres, ou m&#234;me Kamouraska, l'impression trompeuse de voir le fleuve comme eux, les premiers navigants, l'avaient d&#233;couverts, s'y &#233;taient enfonc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation de Jacques Cartier est un texte utilitaire, un texte de commande tardif, pour stricte question comptable : justifier de l'emploi des sommes qui lui avaient &#233;t&#233; attribu&#233;es. A quoi il put prouver que : &#034;il fut reconnu qu'il y avait mis plus qu'il n'avait re&#231;u&#034; &#8211; phrase o&#249; je me reconnais aussi d'ailleurs, sans acrimonie ni amertume bien au contraire, le rendez-vous &#233;tait de trop d'importance. Par del&#224; l'histoire compliqu&#233;e et fragment&#233;e, retraduite parfois de l'anglais, pure production du 19&#232;me si&#232;cle, donc quasi contemporain du mythe r&#233;vis&#233; par Chateaubriand, les formes rigides du &lt;i&gt;journal&lt;/i&gt; de navigation ont donn&#233; &#224; Rabelais la grammaire exacte de son Quart Livre : prenons les formules, et rempla&#231;ons le voyage r&#233;el par un autre qu'on invente, et o&#249; ce serait nous-m&#234;mes que nous d&#233;couvririons...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux qui savent combien il est urgent, dans l'obscure et violente mutation d'aujourd'hui, de revenir scruter l'invention rabelaisienne, la &lt;i&gt;relation&lt;/i&gt; de Jacques Cartier est un des appuis les plus n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, au terme de mes 10 mois de Qu&#233;bec et Canada, le plus troublant, &#224; relire Cartier, n'est pas la lente remont&#233;e du fleuve majestueux &#8211; le fleuve si unique que ceux qui y vivent ne lui donnent pas de nom (quand Qu&#233;bec s'appelle &lt;i&gt;Stadacone&lt;/i&gt; et Montr&#233;al &lt;i&gt;Hochelaga&lt;/i&gt;), et Cartier l'appelle Saint-Laurent, nom qui n'est jamais usit&#233; ici, uniquement parce qu'il s'y enfonce, en septembre 1535, le jour de la Saint-Laurent &#8211; le plus troublant c'est de d&#233;couvrir combien ce pays est peupl&#233; : &lt;i&gt;pareillement trouvasmes beaucoup de maisons sur ledict fleuve, lesquelles sont habitees de gens qui font grande pescherie de tous poissons : lesquelles gens venoient &#224; noz navires d'aussi grand amour &amp; privaulte, que si eussions est&#233; du pays, Nous apportant force poisson, &amp; de ce qu'ilz avoient pour avoir de nostre marchandise tendans les mains au ciel, &amp; faisans plusieurs signes de joye&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ci-dessous, deux fragments importants : la d&#233;couverte de l'actuelle Montr&#233;ale, d&#233;j&#224; capitale des peuples qui l'habitent, et ce fragment qui la suite, sur leurs moeurs et usages, mort, dieux, labours, et cette phrase implacable : &lt;i&gt;peuple ais&#233; &#224; dompter&lt;/i&gt;, dit Cartier. On y a pourvu : phrase qui me semble quand m&#234;me plus importante que la premi&#232;re occurrence &#233;crite de la pipe et du tabac, plus c&#233;l&#232;bre, trois lignes au-dessus. A nous peut-&#234;tre de r&#233;apprendre le mythe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hommage donc &#224; Montr&#233;al, l'am&#233;ricaine, la mobile, la dure et la vivante &#8211; et peupl&#233;e bien avant qu'on la &lt;i&gt;d&#233;couvre&lt;/i&gt;. R&#233;dig&#233; &#224; Qu&#233;bec, rue Saint-Paul, &#224; 72 heures du d&#233;part, et trois cents m&#232;tres &#224; peine de l'embouchure de la Saint-Charles o&#249; Cartier eut son premier hivernage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte original se trouve facilement en version num&#233;rique, notamment via &lt;a href=&#034;http://www.gutenberg.org/files/18490/18490-h/18490-h.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le Projet Gutenberg&lt;/a&gt;. Voir aussi : archives &lt;a href=&#034;http://www.flickr.com/photos/lac-bac/sets/72157624189241172/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio Canada sur FlickR&lt;/a&gt;. Photo : traversier de l'&#238;le aux Coudres, soir, juin 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment nous arrivasmes &#224; ladicte ville, &amp; de la reception que nous y fut faicte, &amp; comme le cappitaine leur feist des presens : &amp; aultres choses comme sera veu en ce chapitre.&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Apres que feusmes arrivez au pres d'icelle ville, se rendirent au devant de nous grand nombre des habitans d'icelle, qui &#224; leur facon de faire nous feirent bon racueil : &amp; par noz guydes &amp; conducteurs feusmes menez au meilleu d'icelle ville, ou il y a une place entre les maisons, spacieuse d'ung gect de pierre en carr&#233; ou environ : lesquelz nous feirent signe que nous arrestions audict lieu. Et tout soudain s'assemblerent les filles et femmes de ladicte ville, dont l'une partye estoient chargez d'enfans entre les bras, &amp; qui nous vindrent frotter le visaige, bras &amp; autres endroictz de dessus le corps ou ilz pouvoient toucher, pleurant de joye de nous veoir, en nous faisant le meilleure chere qu'il leur estoit possible, nous faisans signes qu'il nous pleust toucher &#224; leurs dictz enfans. Apres lesquelles choses les hommes feirent retirer les femmes &amp; se assirent sur la terre &#224; lentour de nous, comme sy eussions voulu jouer un mystere. Et tout soudain revindrent plusieurs femmes, qui apporterent chascun une natte carr&#233;e en fa&#231;on de tapisserie : Et les estendirent sur la terre au milleu de ladicte place, &amp; nous feirent mettre sur icelles, Apres lesquelles choses ainsy faictes, fut apport&#233;e par neuf ou dix hommes le Roy et seigneur du pays qu'ils appellent en leur langaige Agouhanna, lequel estoit assis sur une grande peau de Cerf, &amp; le vindrent poser dedans ladicte place sur lesdictes nattes au pres de nostre cappitaine, nous faisant signe que cestoit leur Roy &amp; seigneur. Cestuy Agouhanna estoit de l'aage environ cinquante ans, &amp; estoit point myeulx accoustr&#233; que les aultres, fors qu'il avoit &#224; lencontre de sa teste, une maniere de lysiere rouge pour sa couronne, faicte de poil de Herissons. Et estoit celluy seigneur tout percluz de ses membres. Apres qu'ilz eust faict son signe de salut audict cappitaine &amp; &#224; ses gens, leurs faisant signes evidens, qu'ilz feussent les tres bien venuz : Il montra ses bras &amp; jambes audict cappitaine, luy faisant signe qu'il luy pleust les toucher : lequel cappitaine les frota avecques les mains. Et lors ledict Agouhanna print la lysiere &amp; couronne qu'il avoit sur sa teste, &amp; la donna a nostre cappitaine. Et tout incontinent furent amenez audict cappitaine plusieurs malades, comme aveugles, borgnes, boisteulx, impotens, &amp; gens sy tresvieulx, que les paupieres des yeulx leur pendoyent jusques sur les joues : les seant &amp; couchant au pres de nostre dict cappitaine, pour les toucher : Tellement qu'il sembloit que Dieu feust la descendu pour les guerir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre dict cappitaine voyant la piti&#233; &amp; foy de cedict peuple, dist l'evangile Sainct Jehan : scavoir l'imprincipio, faisant le signe de la croix sur les povres malades, priant Dieu qu'il leur donnast congnoissance de nostre saincte foy, &amp; grace de recouvrer chrestient&#233; &amp; baptesme. Puis le dict cappitaine print une paires d'heures &amp; tout haultement leut de mot &#224; mot la passion de nostre seigneur. Sy que tous les assistans le peurent ouyr, ou tout ce pauvre peuple feirent une grand silence &amp; feurent merveilleusement bien entendibles, regardans le ciel &amp; faisans pareilles cerimonyes qu'ilz nous veoient faire. Apres laquelle feist le cappitaine renger tous les hommes d'ung coste, les femmes d'ung autre, &amp; les enfans d'aultre, &amp; donna aux principaulx des hachotz, es aultres des couteaulx &amp; es femmes des patenostres, &amp; autres menues besongnes puis gecta parmy la place entre les petis enfans des petites bagues, &amp; agnus dei d'estain, dequoy menerent une merveilleuse joye. Ce faict ledict cappitaine commanda sonner les trompettes &amp; aultres instrumens de musique : desquelz ledict peuple fut fort resjouy. Apres lesquelles choses nous prinsmes congi&#233; d'eulx &amp; nous retirasmes, voyant ce les femmes se mirent au devant de nous pour nous arrester, &amp; nous apportoient de leurs vivres, qu'ilz nous avoient apprestez, Comme poisson, potages, febves &amp; autres choses pour nous cuyder faire repaistre &amp; disner audict lieu ; &amp; pource que leurs vivres n'estoient &#224; nostre goust, &amp; qu'il n'y avoit aucune saveur, les remerciasmes, leur faisant signe que n'avions besoing de manger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apres que nous feusmes yssuz de ladicte ville, plusieurs hommes &amp; femmes nous vindrent conduyre sur la montaigne cy devant dicte, qui est par nous nomm&#233;e, Mont royal, distant dudict lieu d'ung quart de lieues. Et nous estans sur icelle montaigne eusmes veue &amp; congnoissance de plus de trente lieues &#224; lenviron d'icelle : y a vers le Nort, une reng&#233;e de montaignes, qui sont Est &amp; Onaist, gisantes, &amp; autant devers le Su. Entre lesquelles montaignes est la terre la plus belle qu'il est possible de veoir, unye, plaine, &amp; labourable : &amp; par le meilleu desdictes terres voyons le dict fleuve oultre le lieu ou estoient demourees noz barques : auquel va ung sault d'aue le plus impetueulx qu'il est possible de veoir : lequel ne nous fut possible passer, tant que l'on povoit regarder grand, large &amp; spacieulx, qui alloit au Sur Onaist : &amp; passoit aupres de trois belles montaignes rondes, que nous voyons, &amp; estimyons qu'elles estoient environ quinze lieues de nous : &amp; nous fut dict &amp; monstre par signes par nosdictz trois hommes du pais qui nous avoient conduict, qu'il y avoit trois telz saulx d'aue audict fleuve, comme celuy ou estoient nosdictes barques, mais nous ne peusmes entendre quelle distance il y avoit entre l'un &amp; l'autre par faulte de langue : puis nous monstroient par signes que lesdiz saulx passez, l'on pouvoit naviguer, plus de trois lieues par ledict fleuve. Et oultre nous monstroient que le long desdictes montaignes estant vers le Nort, y a une grande riviere, qui descend de l'occident comme ledict fleuve : Nous estimions que c'est la riviere qui passe par le royaulme du Saguenay, &amp; sans que leur feissions aucune demande &amp; signes, prindrent la chaine du sifflet du cappitaine qui estoit d'argent &amp; ung manche de poignard, lequel estoit de laton jaulne comme or : lequel pendoit au cost&#233; de l'ung de noz compaignons marinyers, &amp; montrerent que cela venoit d'amond ledict fleuve, &amp; qu'il y a des Agouionda, qui est &#224; dire mauvaises gens : lesquelz sont armez jusques sur les doigtz, nous monstrant la facon de leur armeures, qui sont de cordes &amp; de boys, lassez &amp; tissues ensemble, nous donnant &#224; entendre que lesdictz Agouionda menoient la guerre continuelle, les ungs contre les autres : mais par deffaulte de langue ne peusmes avoir congnoissance combien il y avoit jusques audict pays. Nostre cappitaine leur monstra du cuyvre rouge, qu'ilz appellent caignetdaze, leur monstrant vers ledict lieu, demandant par signe s'il venait de l&#224; &amp; ilz commencerent &#224; secourre la teste disant que non. Et monstrerent qu'il venoit du Saguenay, qui est au contraire du precedent : Apres lesquelles choses ainsi veues &amp; entendues, nous retirasmes &#224; noz barques, qui ne fut sans avoir conduicte de grand nombre dudict peuple. Dont partie d'eulx quand veoyent noz gens las, les chargeoient sur eulx comme sur chevaulx, &amp; les portoient : Et nous arrivez &#224; nosdictes barques feismes voylle pour retourner &#224; nostre gallyon, pour doubte qu'il n'eust aucun encombrier. Lequel partement ne feust sans grand regret dudict peuple : Car tant qu'ilz nous peurent suyvre aval ledict fleuve, ilz nous suyvirent, &amp; tant feismes que nous arrivasmes &#224; nostredict gallyon le lundy quatriesme jour d'octobre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De la facon de vivre du peuple de la dicte terre, &amp; de certaines conditions creance &amp; facon de faire qu'ilz ont.&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ledict peuple n'a aucune creance de Dieu, car ilz croient a ung qu'ilz appellent Cudragny, &amp; disent qu'ilz parlent souvent &#224; eulx &amp; leur dict le temps qu'il doibt faire. Ilz disent aussi quand il se courouce &#224; eulx, qu'il leur gecte de la terre aux yeulx. Ilz croyent aussi quand ilz trespassent, qu'ilz vont es estoilles, puis viennent baissans en lorrizon comme les dictes estoilles. Et s'envont en beaulx champs, vers plains de beaulx arbres, fleurs &amp; fruictz sumptueux. Apres qu'ilz nous eurent donn&#233; le tout a entendre, nous leur avons remonstr&#233; leur erreur, &amp; dict que leur Cudragny est ung mauvais esperit, qui les abuse &amp; dict qu'il n'est que ung Dieu, qui est au ciel, lequel nous donne toutes choses necessaires, &amp; est createur de toutes choses &amp; que cestuy debvons croire seulement, &amp; qu'il fault estre baptisez, ou aller en enfer, &amp; leur feust remonstr&#233; plusieurs aultres choses de nostre foy. Ce que facilement ilz ont creu, &amp; appell&#233; leur Cudragny, Agouionda, tellement que plusieurs fois ont pri&#233; nostre cappitaine les faire baptiser, &amp; y sont venuz ledict seigneur Taignoagny, Dom agaya, &amp; tout le peuple de leur ville pour le cuyder estre : mais par ce que ne scavions leur intention &amp; couraige, &amp; qu'il n'y avoit qui leur remonstrant la foy pour lors, feust prins excuse vers eulx. Et dict &#224; Taignoagny &amp; Dom agaya, qu'ilz leur feissent entendre que retourneryons ung aultre voyage, &amp; apporterions des prestres &amp; du cresme, leur donnant a entendre pour excuse, que lon ne peult baptiser sans ledict cresme, Ce qui croient, par ce que plusieurs enfans ont veu baptiser en Bretaigne. Et de la promesse que leur fust faicte de retourner furent tresjoyeulx.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cedict peuple vit en communault&#233; de biens assez de la sorte des Brisilans, &amp; sont vestus de peaulx de bestes sauvaiges, &amp; assez povrement. L'yver ilz sont chaulsez de chausses &amp; soulliez qu'ilz fond de peaulx : &amp; l'est&#233; vont nudz piedz. Ilz gardent l'ordre de mariage, fors qu'ilz prennent deux ou trois femmes, &amp; depuis que leur mary est mort jamais ne se remarient, ains font le dueil de la dicte mort toute leur vie, &amp; se taignent le visaige de charbon pell&#233;, &amp; de gresse espez comme l'espesseur du doz d'ung cousteau, &amp; a cela congnoist on que elles sont veuves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ilz ont une aultre coustume fort mauvaise de leurs filles, car depuis qu'elles sont d'aage d'aller &#224; l'homme, elles sont toutes mises en une maison de bordeau, habandonn&#233;es &#224; tout le monde qui en veult, jusques &#224; ce que elles ayent trouv&#233; leur party. Et tout ce avons veu par experience, car nous avons veu les maisons plaines des dictes filles, comme est une eschole de garsons en France. Et d'avantaige le hazard selon leur mode tient esdictes maisons ou ilz jouent tout ce qu'ilz ont jusques &#224; la couverture de leur nature.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ilz ne font point de grand travail, &amp; labourent leur terre avec petis boys, comme de la grandeur d'une demye esp&#233;e, ou ilz font leur bled, qu'ilz appellent Osizy. Lequel est gros comme poix, &amp; de ce mesme en croist assez au bresil. Pareillement ilz on grand quantit&#233; de gros melons, concombres, &amp; courges, poix, &amp; febves, &amp; de toutes couleurs, non de la sorte des nostres. Ilz ont aussi une herbe de quoy ilz font grand amastz l'est&#233; durand pour l'yver. Laquelle ilz estiment fort &amp; en usent les homes seulement en facon que ensuit. Ilz la font seicher au soleil, &amp; la portent &#224; leur col en une petite peau de beste en lieu de sac, avec ung cornet de pierre ou de boys : puis &#224; toute heure font pouldre de ladicte herbe, &amp; la mettent en l'ung des boutz dudict cornet, puis mettent un charbon de feu dessus, &amp; sussent par l'autre bout, tant qu'ilz s'emplent le corps de fum&#233;e, tellement qu'elle leur sort par la bouche, &amp; par les nazilles, comme par ung tuyau et chauldement, &amp; ne vont jamais sans avoir lesdictes choses. Nous avons esprouv&#233; ladicte fum&#233;e, apres laquelle avoir mis dedans nostre bouche, semble y avoir mis de la pouldre de poyvre tant est chaulde. Les femmes dudict pays travaillent sans comparaison plus que les hommes, tant &#224; la pescherie de quoy font grand faict, qu'au labeur &amp; aultres choses Et sont tant hommes femmes qu'enfans plus durs que bestes au froid. Car de la plus grand froidure que ayons veu, laquelle estoit merveilleuse &amp; aspre venoient par dessus les glaces &amp; neiges tous les jours &#224; noz navires, la pluspart d'eulx tous nudz, qui est chose fort a croire qui ne la veu. Ilz prennent durand lesdictes glaces &amp; neiges, grand quantit&#233; de bestes sauvaiges comme dains, cerfz, hours, lievres, martres, regnardz &amp; aultres. Ilz mengent leur chair toute creue, apres avoir est&#233; seich&#233;e &#224; la fum&#233;e, &amp; pareillement leur poisson. A ce que nous avons veu &amp; peu entendre de cedit peuple, me semble qu'il seroit ais&#233; &#224; dompter. Dieu par sa saincte mis&#233;ricorde y vueille mettre son regard. Amen.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1729 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/traversier2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/traversier2.jpg?1277262272' width='500' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Montr&#233;al | M&#233;tropolis bleu</title>
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		<dc:date>2010-04-17T20:11:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>facs, &#233;coles, enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Led Zeppelin</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al (Qu&#233;bec)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Led Zep &#224; Montr&#233;al ce vendredi&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;anciennes br&#232;ves &amp; vieux agendas&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;facs, &#233;coles, enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot73" rel="tag"&gt;Led Zeppelin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot338" rel="tag"&gt;Montr&#233;al (Qu&#233;bec)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2114.jpg?1352733004' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Compte &#224; rebours pour l'ann&#233;e canadienne (oui, je sais, je provoque, mais sais pas trop o&#249; sont les fronti&#232;res &#8211; et pas plus dans la langue que sur les autoroutes), fini le rendez-vous avec soi-m&#234;me qu'a &#233;t&#233; chaque cours &#8211; retrouvailles avec creusement personnel (&#244; Maldiney). Et si Montr&#233;al la bilingue &#233;tait une chance pour tout l'espace francophone &#224; cause pr&#233;cis&#233;ment de la superposition des langues et des d&#233;placements qu'elle instaure ? Certain : pour mes &#233;tudiants ce double-langue (pas bilinguisme : ajouter une langue &#224; l'autre langue dans la m&#234;me unit&#233; du dire ?) est revendiqu&#233; d&#232;s lors qu'on est dans leurs textes personnels, et il ne s'agit pas d'un d&#233;ni de Qu&#233;bec... Et la tr&#232;s grande force et chance de cette ville am&#233;ricaine puissante, cette territorialit&#233; qui ne s'exprime qu'&#224; &#233;chelle monde, dans cette fraternit&#233; des hypervilles ?&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tiens, au fait, on doit en discuter avec R&#233;gine Robin cette semaine.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc rendez-vous Montr&#233;al, plaisir de l'invitation M&#233;tropolis bleu : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le &lt;a href=&#034;http://metropolisbleu.org/Festival&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site du festival&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://metropolisbleu.org/2010_prog2.php?act=programme1&amp;section=festival&amp;event=13&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;jeudi 22, &#224; 17h&lt;/a&gt;, h&#244;tel Delta, rencontre autour de &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique56&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Incendie du Hilton&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://metropolisbleu.org/2010_prog2.php?act=programme1&amp;section=festival&amp;event=54&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;vendredi 23, 20h&lt;/a&gt;, lecture performance, avec quelques vid&#233;os et musiques rares, incursion Led Zeppelin (intro par Bertrand Gervais, et merci &#224; Alice van der Klei)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#199;a y est, c'est fait, et compte rendu ce jour dans le journal anglophone de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour se mettre en forme, vendredi 23, 10h-12h, chez &lt;a href=&#034;http://www.crilcq.org/activites/default.asp?id=592&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les amis du CRILCQ&lt;/a&gt;, &#224; l'invitation d'Elisabeth Nardoux-Lafarge, variation sur &#233;criture / ville / lieu. En guise d'au revoir &#224; l'UdeM qui a &#233;t&#233; cette ann&#233;e comme ma maison, &lt;a href=&#034;http://oreilletendue.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;merci &#224;&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo Montr&#233;al, pont &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article787&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jacques&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/faceB/spip.php?article41&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cartier&lt;/a&gt; : Joachim Bon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Tiens, au fait, on doit en discuter avec &lt;a href='https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1746' class=&#034;spip_in&#034;&gt;R&#233;gine Robin&lt;/a&gt; cette semaine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#199;a y est, c'est fait, et compte rendu ce jour dans le journal anglophone de Montr&#233;al, &lt;a href=&#034;http://communities.canada.com/MONTREALGAZETTE/blogs/narratives/archive/2010/04/24/blue-metropolis-day-four-you-might-want-to-pack-a-lunch.aspx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Gazette&lt;/a&gt;, &#231;a fait plaisir :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blue Metropolis Day Four : You might want to pack a lunch&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By Ian McGillis Sat, Apr 24 2010 COMMENTS(0) Narratives&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After Chong I made a beeline for the auditorium to see Francois Bon read from his biography of Led Zeppelin. I'll confess to having known almost nothing about Bon before last night ; as it turns out, the mid-sixtyish writer is a French equivalent to his generational confreres Lester Bangs, Nick Tosches and R. Meltzer, writing about rock and roll in a way that seeks to emulate the spirit and wellsprings of the music, and placing their subjects firmly in the social context of their times. The event was less a reading than a multimedia performance, and Bon threw himself into it, inhabiting his material method-actor style, barely pausing for a breath, tossing manuscript pages onto the floor as he finished with them, eventually dispensing with notes altogether and declaiming from memory. You got the feeling he could have recited the whole book off the cuff if he'd had to. Bon's is the kind of all-embracing enthusiasm that can make scattered moments in the lives of musicians&#8212;Jimmy Page's first guitar purchase, his revelation on first hearing Scotty Moore's solo on Baby Let's Play House, Robert Plant's nervous meeting with his hero Elvis Presley&#8212;feel like epochal events. He's especially partisan when it comes to John Bonham, making a convincing case&#8212;not that he needed to make it to this roomful of true believers----that Bonzo was a true artist and not just a belligerent man with a good sense of rhythm.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Idle thoughts while watching Bon and noting the, ahem, maturity of many in the room : someone who was 18 when Zeppelin came on the scene would now be 60. Do that math in reverse : in 1968, a band equivalently distant in time to Led Zep now would have begun in&#8212;gulp&#8212;1926.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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