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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>Brigitte C&#233;l&#233;rier | &#224; propos de &#034;&#200;s Lettres&#034; et &#034;Transparences&#034;</title>
		<link>https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2406</link>
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		<dc:date>2011-01-14T08:04:39Z</dc:date>
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		<dc:creator>_ tiers livre invite... </dc:creator>


		<dc:subject>publie.net</dc:subject>
		<dc:subject>No&#235;l, Bernard </dc:subject>
		<dc:subject>Beinstingel, Thierry </dc:subject>
		<dc:subject>C&#233;l&#233;rier, Brigitte </dc:subject>
		<dc:subject>Jacomino, Christian </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;sur le blog de Brigitte C&#233;l&#233;rier, une recension des deux textes de Christian Jacomino&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique51" rel="directory"&gt;archives publie.net 2008-2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;publie.net&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot68" rel="tag"&gt;No&#235;l, Bernard &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot246" rel="tag"&gt;Beinstingel, Thierry &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot353" rel="tag"&gt;C&#233;l&#233;rier, Brigitte &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot608" rel="tag"&gt;Jacomino, Christian &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2406.jpg?1352733334' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
J'esp&#232;re que Brigitte C&#233;l&#233;rier ne m'en voudra pas de reprendre ici &lt;a href=&#034;http://brigetoun.blogspot.com/2011/01/pillage-ou-hommage-long-comme-un.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;son approche&lt;/a&gt;, comme &#224; l'accoutum&#233;e, par les bords, avec des tunnels surprenants, comme s'il fallait apprivoiser le texte, de &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503861/%C3%A8s-lettres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#200;s Lettres&lt;/a&gt; et des courtes fictions de &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503878/transparences&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Transparences&lt;/a&gt; mis en ligne avant-hier sur publie.net.
&lt;p&gt;Un grand merci &#224; ces lecteurs propulseurs qui donnent sens et partage &#224; l'exp&#233;rience, et bien &#233;videmment le plaisir &#224; percevoir que les intuitions qui nous font &#233;diter un texte valent aussi pour d'autres, &#233;nigme renouvel&#233;e d'Internet...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rappelle que Christian Jacomino est le fondateur du site &lt;a href=&#034;http://voixhaute.com/spip/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voix haute&lt;/a&gt; (visiter notamment sa &#171; biblioth&#232;que num&#233;rique &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si elle prolonge par Bernard No&#235;l, Philippe Annocque et Thierry Beinstingel, pas moi qui vais le lui reprocher !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image : ciel d'hiver, hier soir, roulant vers Angers.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Brigitte C&#233;l&#233;rier | creux du jour&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ma petite curiosit&#233; avant d'entrer dans les deux livres-recueils-r&#233;cits de Christian Jacomino publi&#233;s par Publie.net.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'abord, un peu au hasard, un peu pour la plus grande bri&#232;vet&#233; qui s'adaptait &#224; un creux du jour, &#171; Transparences &#187; (lire la pr&#233;sentation par Fran&#231;ois Bon et n'h&#233;sitez pas trop &#224; t&#233;l&#233;charger).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une suite de courts textes. Une le&#231;on de vie, par petites touches. Ce qui m'a le plus retenu : la fa&#231;on de faire passer la qualit&#233; de l'air, le contact d'un tissu, une saveur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai suivi la berge du torrent dans les &#233;clats de pierre, la neige puis le sable encore. La montagne dominait ma course. Le jardinier habite les all&#233;es, le serpent reste cach&#233;, les oiseaux immobiles sur les branches basses. La ville est &#224; l'&#233;cart du fleuve, au soleil maintenant. Dans la neige et le roc, l'eau surgit &#233;cumeuse, cascade vers la plaine. Je souris au visiteur. Les jeunes gens se prom&#232;nent dans les jardins qui dominent la ville &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;un talent pour les petits contes philosophiques comme le noyau constitu&#233; &#224; partir de l'oeuvre d'un prix Nobel, Jean-Charles Morelli, de ses amis et commentateurs, de sa ville, d'un sage, des visiteurs, entre autres r&#233;cits autour d'un livre, d'un auteur...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je me contentai de me promener dans les rues, comme l'e&#251;t fait un touriste. Il y avait une place ombrag&#233;e de platanes, avec un unique bistrot o&#249; de simples gens jouaient aux dominos et o&#249; je buvais de la limonade ti&#232;de. Je logeais chez un Europ&#233;en qui tenait un garage. Mon s&#233;jour se d&#233;roulait dans une joie paisible, sans qu'il ne se passe rien. Mais, de la fen&#234;tre de ma chambre, je voyais les jardins entour&#233;s de murets. Et, la veille du jour pr&#233;vu pour mon d&#233;part, la soir&#233;e &#233;tait limpide, les &#233;toiles s'allumaient une &#224; une dans un ciel violet et l'air embaumait le jasmin. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et cette fa&#231;on de se monter les &#233;crivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Un long apr&#232;s-midi derri&#232;re la fen&#234;tre o&#249; il pleut et, sur cette table, outre les p&#233;tales tomb&#233;s d'une rose, mon stylographe et du papier. Il d&#233;barque au Havre ; quelques semaines plus tard, il ach&#232;te cette maison &#224; Serquigny, dans l'Eure, et il s'y installe. On ne peut pas emp&#234;cher les gens de bavarder, surtout lorsqu'ils se trouvent &#224; attendre dans une pharmacie et que dehors il pleut. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, &#171; &#200;s lettres &#187;, autobiographie rapide, en petites facettes s'encha&#238;nant, histoire d'une formation et d'une vocation de p&#233;dagogue, &#224; travers des notations sensibles, toujours cette po&#233;sie qui sourd, et il y a la naissance de l'&#233;criture et de la lecture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les lettres de l'alphabet, que la ma&#238;tresse tra&#231;ait au tableau et qu'il s'agissait de recopier sur nos cahiers, pour composer des mots, m'apparaissaient comme des cr&#233;atures de la for&#234;t. Capables de toute sorte de farces et de m&#233;tamorphoses. Soudain transpos&#233;es sur mon cahier, certaines se montraient hilares, se tordaient de rire, d'autres enflaient, boitaient, titubaient, quelques-unes enfin prenaient des poses impudiques, qui me faisaient honte. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;il y a la ville et le cabanon construit par le p&#232;re, les oncles, les amis, venus d'Alg&#233;rie (et cette r&#233;f&#233;rence commune m'a &#233;t&#233; petit signe, m&#234;me si mon cadet de pr&#232;s de dix ans a un souvenir encore plus brouill&#233; que le mien, juste des sensations, et mon dernier s&#233;jour en 59 je crois est post&#233;rieur &#224; leur d&#233;part) &#8211; il y a le cin&#233;ma, la musique, l'abord plus ais&#233; des vers que de la prose&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les romans de Stendhal ne m'offraient pas cette possibilit&#233; de connaissance, d'incrustation de (dans) mon propre imaginaire, je ne pouvais pas les transporter dans les rues, au rythme de mon pas, les mettre en relation aussi directe avec ma propre exp&#233;rience de la nuit. Je ne voyais pas que le po&#232;me f&#251;t d'une autre essence ; tout ce passait pour moi comme si Guillaume Apollinaire avait mis en &#339;uvre une technologie plus efficace, nous dirions aujourd'hui plus &#171; performante &#187;, que celle de son pr&#233;d&#233;cesseur. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le d&#233;but de l'enseignement, les quartiers populaires dans notre version sud, la r&#233;alit&#233; des villes de vacances, le go&#251;t de la vie, les livres et leurs &#233;chos dans les lecteurs, des m&#233;ditations au fil des jours&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce qui est cr&#233;&#233;, chaque fois, ce n'est pas le platane, ni m&#234;me ce platane-ci, mais un visage du monde, dans lequel chaque chose se trouve figurer comme une lettre figure &#224; l'int&#233;rieur d'un mot. Et cela signifie que, pour que le monde existe, il est n&#233;cessaire que l'acte de cr&#233;ation soit r&#233;it&#233;r&#233; &#224; chaque instant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; ombres d'oiseaux traversant le ciel gris au-dessus de l'immeuble et qui venaient se projeter l&#224; en sombre, de l'ext&#233;rieur, selon un angle inconcevable (impossible &#224; d&#233;crire), filant &#224; toute vitesse sur le gris des vitres nues qui regardaient la mer &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, si vous avez suivi, point n'en avez fini, parce qu'en deux d&#238;ners, &#224; bouch&#233;es tr&#232;s espac&#233;es puisque le livre me sollicitait davantage, il y eut la d&#233;couverte de &#171; Bestiaire familier &#187; de Thierry Beinstingel &#8211; tardive, je sais, et pourtant les allusions &#224; son &#233;criture dans les Feuilles de route me restaient vaguement en m&#233;moire. Et jeudi matin, en les cherchant je tombe sur ceci, qui pour &#234;tre post&#233;rieur &#224; la remise du manuscrit, me semble lui convenir passablement, comme un prolongement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Fragments du bonheur : l'expression vient de suite et me semble r&#233;sumer ce que j'entrevois depuis Bestiaire domestique. Animaux comme pr&#233;textes, au sens propre comme au figur&#233;, de quelque chose de plus global, la vie d&#233;tails dans le d&#233;cor, comme dirait Philippe Annocque ou l'&#233;crivain comme &lt;i&gt;intermittent du d&#233;sastre&lt;/i&gt;, selon Fran&#231;ois Bon. En r&#233;alit&#233;, cette proximit&#233; entre l'existence, destin&#233;e, chance, bonne fortune ou hasard, fatalit&#233; et providence me semble r&#233;sum&#233;e, aimant&#233;e en bonheur, dans toutes ses d&#233;clinaisons possibles, ravissement &#224; la Marguerite Duras, enchantement de Merlin, paradis de Dante, extase, b&#233;atitude, d&#233;lices. Quel que soit l'enjeu, je veux &#234;tre un homme heureux, chantait William Sheller. Je crois &#234;tre dou&#233; pour le bonheur. Loin de moi pourtant un contentement b&#233;at, id&#233;al, p&#233;tri de bons sentiments, donneur de le&#231;on, mais le bonheur comme force &#233;go&#239;ste, &#233;nervante, sans aucun rapport d'ailleurs avec les &#233;v&#232;nements, m&#234;me tristes, on a tous notre lot de d&#233;c&#232;s, s&#233;parations brutales, plut&#244;t donc une succession de flashs photographiques... &#187;&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://tb.pagesperso-orange.fr/notesecriture.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;5.06.2009&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en fait, oui, les animaux sont l&#224;, mais parfois leur r&#244;le n'est m&#234;me plus pr&#233;texte mais citation furtive au d&#233;tour d'une des phrases du petit texte mis sous leur nom. Parcours, cheminement en brefs &#233;clairages, sur une vie d'homme, la vie d'un quartier naissant et d&#233;clinant, d'une entreprise (le b&#226;timent de la Direction) se d&#233;veloppant, d&#233;vitalis&#233;e peu &#224; peu pour autres activit&#233;s et lieux plus lucratifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, &#224; travers des notations aussi gaies que l'est notre temps, le petit go&#251;t du bonheur qui demeure sous-jacent, qui attendrit les portraits, les situations, les rapports malgr&#233; la lucidit&#233; mordante du regard, en passant souvent par les animaux comme les pigeons nich&#233;s dans le b&#226;timent qui projettent leurs images sur l'&#233;cran de l'ordinateur devenu inutile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste quelques mises en app&#233;tit, un peu au hasard (pas bien) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est un temps d'&#233;t&#233;. On mange des p&#226;tes au sucre pour go&#251;ter. On accompagne m&#233;m&#232;re au jardin, des tomates, des b&#234;tes qui piquent, la chaleur. La fois o&#249; on s'est laiss&#233; descendre dans une citerne vide, d&#233;laiss&#233;e sur une remorque, nos voix comme des gongs &#224; l'int&#233;rieur.. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Paysage au ras du sol. Le sable tout d'abord, petits grains irr&#233;guliers, d&#233;mesur&#233;ment grossis devant le regard, &#233;clats de silex aux bords irr&#233;guliers comme des rochers miniatures, galets ovo&#239;des d'&#224; peine un millim&#232;tre. Des couleurs aussi, cr&#232;me, bistre, &#233;b&#232;ne, corail, l'ensemble m&#234;l&#233;, entass&#233;, superpos&#233;, cailloux infimes et gris, limon translucide, graviers minuscules. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On a un bureau rien qu'&#224; soi maintenant ; c'est une promotion, on est fier... On doit faire un nouveau travail cependant. Un chef va venir expliquer. Ce seront des mots encore, sans doute nouveaux, entreprenants, &#233;nergiques, audacieux ; on aime, on attend. Mais rien ne vient. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est l'hiver o&#249; tout va de travers. La maison reste noueuse comme un vieux cep, mais devient nerveuse aussi comme une ramure nouvelle. Le jardin autrefois rectiligne, non pas aust&#232;re, mais vivant, garde encore le soleil au coeur des arbres pendant les ann&#233;es qui suivent un &#233;t&#233; de canicule. Le bois, devenu dur comme de la pierre, se fend en longs d&#233;chirements lugubres. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On remarque maintenant d'autres cong&#233;n&#232;res, bec jaune et robe noire habituelle, sautillant de la m&#234;me allure, jabot gonfl&#233;, joyeux. Se sentant observ&#233;, le merle blanc s'est enfonc&#233; dans les feuillages, &#224; l'arri&#232;re des buissons. Il est maintenant dans l'ombre, toujours mobile et dansant, on devine l'&#233;clat blanc d'une r&#233;mige, la courbe du dos derri&#232;re l'entrelacs des branches. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers deux heures du matin, &#233;mergeant des b&#234;tes qui reviennent en fin de livre, n'avais pas encore totalement sommeil, et j'ai pris &#171; La chute des temps &#187; de Bernard No&#235;l, souffle retenu dans la paix de la nuit. Avec, je l'avoue, pour le premier chant, une lecture attach&#233;e au seul plaisir des mots, de la strophe, un peu comme une navigation paresseuse &#224; la surface d'une mer que l'on pressent riche et f&#233;conde. Et puis suis entr&#233;e peu &#224; peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; la lumi&#232;re coule vers le dehors
&lt;br&gt;
c'est la sueur des choses
&lt;br&gt;
&#233;coute
&lt;br&gt;
je n'ai rien sur la langue
&lt;br&gt;
mais je dis
&lt;br&gt;
&#234;tre ici est beaucoup
&lt;br&gt;
et pour la premi&#232;re fois
&lt;br&gt;
nous entendons le froissement de l'air
&lt;br&gt;
sous l'aile de l'oiseau... &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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