contribution auteur | Ana Ressouche

hiver 2018, recherches sur la nouvelle

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Ana Ressouche a fini d’hiberner et habite une maison à construire. Elle aime les projets à plusieurs voix, les voix à plusieurs projets, et tout ça. Elle partage des textes là : l’archipel des mots et ici.

Propositions 1 _ 2 _ 3 _ 4 _ 5 _ 6 _ 7 _ 8 _ 9 _ 10

proposition n° 7

Autour il y a des bruits qui rassurent un peu, ce sont les bruits de maison, ils font le même effet qu’un pépiement d’oiseau : la machine à laver la vaisselle tourne, la chaudière à gaz envoie de l’eau dans les radiateurs, le gaz quand il passe dans le tuyau fait cliqueter le compteur.

La table est revêtue d’une toile cirée. Je n’aurais pas imaginé manger sur une toile cirée un jour avant d’avoir des enfants. Pas chez moi. La toile cirée est nettoyée si besoin avant de poser l’ordinateur. Elle sert souvent à manger. Elle est souvent nettoyée. Passons.

Sur l’ordinateur sur les touches il y a ce petit aplat lisse, alors que les touches étaient mates à l’origine. C’est la marque de mes doigts. C’est satisfaisant de penser que mes doigts ont fait cela. Comme ces anciens escaliers en marbre ou en bois où les pas ont creusé leur chemin.

Savoir toujours où est le chargeur et toujours l’emporter avec soi lorsque l’on prend l’ordinateur. Parfois oublier. Parfois. Parfois noter une ou deux phrases sur le téléphone quand elles viennent. Parfois le petit carnet gris. Parfois le grand carnet noir. Parfois une page au hasard, couverte de gommettes ou d’un dessin représentant une girafe qui tire la langue. On tourne la page et on écrit au dos.

Il y a ce petit bureau qui a ses avantages et ses inconvénients. Il faut généralement le débarrasser de ce qui l’encombre avant de s’y installer. Il est face au sud et juste devant la fenêtre, les stores vénitiens s’ajustent au fil du jour et pas moyen de regarder dehors. Il suffit de savoir ce qu’il y a derrière les petites lignes de lumière qui filtrent : le vaste paysage des toits, des pignons, des cheminées, des mille et unes fenêtres, et de grands nuages au loin, et beaucoup de ciel. Beaucoup de ciel. Travailler là derrière les stores fermés, c’est comme quand on ferme les yeux lorsque tout va bien.

La nuit je me réveille et je prends le temps d’écrire. Accroupie dans le canapé mon ordinateur avec parfois une couverture je regarde ce que j’ai écrit et je mange un yaourth. Je retourne dormir une heure ou deux avant le réveil. Je m’étonne d’avoir écrit ça.

La nuit je me réveille et je prends le grand cahier noir à insomnies. J’écris des choses absurdes et pénibles et je dessine le contour de mes obsessions jusqu’à ce que je trouve une forme d’apaisement et que je puisse enfin dormir. Ça ne compte pas vraiment mais en fait ça compte. Par exemple : La girafe a les yeux fermés / elle ne dort pas / elle ferme les yeux volontairement / pour ne pas voir ce qu’elle désire.

Quand on n’est pas chez soi c’est parfois mieux de ne pas entendre tous ces cliquetis et ces pépiements d’oiseaux. Au café si c’est un mauvais jour de beaucoup de mots on peut mettre des écouteurs et écouter (aléatoire) tous les morceaux de la play-list sans paroles. Il faudrait songer aux boules quies, aux casques à silence, mais entendre le sang battre dans son coeur inquiète. Dans le train c’est bien, le train ça circule beaucoup d’un point à l’autre. Sans enfants c’est mieux. Quand un enfant dort, quand un enfant lit c’est bien. C’est précaire mais c’est bien. Il faut savoir s’en saisir.

proposition n° 6

C’est un savoir universellement partagé que le métro est un lieu sale. Or voici un petit robinet. Il est situé à une trentaine de centimètres du sol, il est raccroché (comme c’est souvent le cas pour les robinets) à un tuyau métallique qui doit acheminer de l’eau. Ce n’est pas le premier que j’observe, et je ne sois pas certaine d’en avoir jamais vu un fonctionner. Celui ci est, comme les autres, petit, discret, et aussi ambigu que ceux qui distribuent l’eau dans les toilettes des trains – est-elle potable ou non ? Et si non, pourquoi ? – Peut-être qu’elle l’est, quand on réussit à la faire couler – bien que l’on ne souhaite pas particulièrement la boire. Jadis, le métro n’était pas un refuge pour des personnes en grande précarité, ou l’était moins qu’aujourd’hui, et les robinets fonctionnaient, à savoir que si l’on était dans une situation où l’on avait besoin urgemment d’eau, l’on pouvait en obtenir. Lorsqu’une mère en était réduite à faire uriner son enfant dans la petite rigole qui longeait le bord d’un quai ou d’un couloir, elle pouvait si elle le souhaitait faire couler un peu d’eau après. Ces robinets apportaient une forme de raffinement à la brutalité du monde souterrain où ils apparaissaient. Le robinet surgissant là en bas du mur dans son revêtement de métal sombre était porteur d’une possibilité de propreté. Aujourd’hui où des fuites d’eau apparaissent un peu partout aux murs et aux plafonds, les robinets s’ouvrent avec une clé particulière. Mais le petit robinet tout recroquevillé au bout de son tuyau reste porteur de cette hypothèse, de cette éventualité de propreté, qui subsiste même si le robinet jamais ne coule. Dans le même temps le métal du robinet, qui contient l’eau hypothétique, est peu à peu rongé par le doute : à quoi sert un puits quand il est bouché ? Sous le revêtement d’asphalte noir et lisse, dans la lumière artificielle, où sont les végétaux, où est la terre assoiffée ? Où sont les hommes ? Rares sont ceux qui osent y porter la main – essentiellement des enfants ou des hommes perdus. On ne touche rien dans le métro. Certains passent comme moi devant le mur et ne remarquent pas les canalisations. D’autres s’en étonnent. D’autres, habitués à voir des chose inutiles, acceptent l’idée que le petit robinet ne coule pas.

proposition n° 5

ils se font face –- dans la posture et le regard quelque chose de grand – juste eux restés là l’un devant l’autre et personne n’écoute ce qu’ils ont à se dire, de toutes façons ils se parlent l’un à l’autre –- des métros passent devant eux et coupent l’image et le son – le son on n’entend pas vraiment ils sont trop loin pour être audibles –- ils parlent et parlent et à un moment la fille éclate en sanglots — le ton très sérieux, très sérieux de tout cela –- derrière elle une affiche pour le film American Pie IV où figurent des masques grimaçants – le rire hystérique, la conquête spatiale, l’air hébété -– l’homme ne s’avance pas on pourrait croire qu’il veut la prendre dans ses bras mais il reste en arrière de son corps – il cherche à lui dire quelque chose, quelque chose entre persuasion et plainte, elle répond des mots très sérieux, très sérieux, le regard rivé sur lui, avec comme une escalade dans l’intensité –- le corps immobile, le visage droit, toujours droit -– devant les métros qui passent et les panneaux publicitaires qui parlent de fric et de soldes et de pouvoir -– penser à autre chose certainement –- se divertir –-

proposition n° 4

Le carrelage aux murs est blanc, sale le mur au dessus, des traînées d’humidité sombre au plafond et le sol c’est le sol habituel, cette drôle de matière de couleur noire et luisante, comme de la lave solidifiée depuis longtemps, lissée, cirée. Sur le côté au pied du mur il y a ce petit creux qui fait office de gouttière pour évacuer l’eau quand le couloir est lavé, quand une fuite se produit et que des gouttes coulent le long du mur, ou quand quelqu’un pisse contre le mur. C’est là au milieu du mur qu’un panneau publicitaire dit : « Haine, nudité convoitée, violence des désirs mimétiques, regardez-nous, jeunesse, richesse, puanteur encore, nous faisons bloc, nous sommes hideux et puissants, nous nous amusons tant, riez avec nous ! ».

A l’époque de nos parents et de nos grand-parents on s’orientait dans le métro en utilisant ses connaissances géographiques. On savait qu’Orléans était au sud de Paris, que Levallois était à l’ouest, que le soleil se levait à l’est. On connaissait ses départements. La ligne Nord-Sud allait du nord au sud et inversement. On ne cherchait pas son chemin sur son téléphone. Sur les murs il y avait déjà des publicités, qui ressemblaient à celles des magazines anciens que l’on trouve dans les maisons de vieilles personnes. On appelait cela des réclames. En 2014, les travaux de réfection de la station d’Estienne d’Orves ont mis à jour des affiches datant de 1960, époque où les murs, au lieu d’être refaits, avaient été simplement masqués par un revêtement en plastique. Il était question de consommer de la margarine, d’aller au théâtre, d’acheter un téléviseur.

Quand nous étions enfants, ma sœur et moi, nous prenions le métro de temps en temps. Ma sœur croyait que des personnes habitaient dans les recoins noirs que l’on croisait entre chaque station. Les publicités me fascinaient, je les regardais avec un intérêt qui se doublait d’un malaise croisant au fur et à mesure que je grandissais. Selon les années, je voyais apparaître des éléments récurrents, comme des messages codés derrière les images : parfois, c’était le visage souriant, reproduit partout et sous différentes formes. Parfois, c’était le corps. Parfois, un texte. La bouche. Les fesses. J’appris à les regarder de près et à voir les petits points de couleur derrière la surface uniforme. Vint un temps où certaines publicités me firent souffrir. Pourquoi les murs du métro devaient-ils donner comme des coups sur la tête des passants ?

Alors écrire, oui, contre la bêtise et la vulgarité et l’univocité. Ecrire aussi sur les murs s’il le faut. Ecrire sur les téléviseurs, sur la margarine, sur les panneaux lumineux qui bougent et sur les écrans de téléphones portables. Juste ça : rejoindre le mouvement, écrire dans cet espace où mugit quelque chose de dévorateur, porter des coups avec des mots contre des reflets, briser la vitrine, terrasser le dragon.

proposition n° 3

Quand on descend l’escalier pour respirer un peu dehors on croise souvent une infirmière, une cigarette à la main. L’extérieur c’est encore dedans. On est sur du bitume mais le lino semble coller aux pieds (l’odeur toujours associée à ce lino, les couleurs variables du lino). L’escalier permet de sortir plus vite du couloir, c’est comme une sortie de secours pour éviter de passer devant les portes, toutes les portes jaunes. Passage des aide-soignants, passage des petits chariots, une personne à la fois, et le silence entre les murs. Il paraît qu’il a un lac plus bas, juste à côté. Il restera invisible, incompatible, exclu de tout cela : le blanc, le silence, le couloir. Pourtant le bâtiment a des fenêtres.

Ce n’est pas un service de soins palliatifs. En tout cas pas explicitement. Les soins palliatifs « visent à soulager la douleur et la souffrance psychique du malade et à soutenir son entourage ». C’est semble-il juste le bâtiment où l’on échoue quand il n’y a plus qu’une issue possible. Combien de temps ça peut durer, quand il n’y a plus qu’une issue possible ? On ne sait pas. Quand on demande aux infirmières elles ne savent pas. On début on pense quelques jours. En fait c’est plusieurs semaines. Qui décide combien de jours ? Le médecin ? La famille ? La personne en partance ? On ne sait pas.

Le vieil homme est mort sans revoir son fils. Je suis là à sa place mais je ne suis pas lui. Personne ne m’a demandé ça, de le représenter. Pourtant je suis là. Après je ne lui en parlerai pas. Il ne me demandera pas.

L’écriture c’est le lieu d’un passage, comme le couloir. J’écris dans le couloir, peut-être pour faire un lien entre le vieil homme et son fils. Mais aussi pour autre chose je crois. Au bout du couloir il y a de la lumière. Il y a un lac, on me l’a dit. Je veux voir le lac. Je veux traverser. Il y a un chemin pour aller au lac. J’écris dans le couloir pour sortir du couloir.

proposition n° 3

Quatre légendes nous rapportent l’histoire de Jonas : selon la première, il se trouva puni de n’avoir pas obéi à Dieu et jeté à la mer, où une baleine l’avala et le garda trois jours dans ses entrailles avant de le recracher afin qu’il effectue la mision qui lui était échue.

Selon la deuxième, la baleine le prit dans sa bouche pour le sauver de la noyade et le préserva afin qu’il écrive le livre de Jonas, ce qu’il fit, mais ce livre fut perdu quelques siècles plus tard dans le grand incendie suscité par la colère divine contre la ville de Ninive.

Selon la troisième, Jonas, brûlant d’une juste colère, enflamma dans le ventre de la baleine les restes d’une épave et força sa libération afin de dire au monde les atrocités perpétrées au nom de Dieu.

Restait la question du pardon – le pardon d’un peuple à son dieu, le pardon des morts aux vivants, des dormeurs aux éveillés, de Jonas à la baleine.

proposition n° 2

Tu t’es réveillé tôt, la tête pleine de chants d’oiseaux et de flammes de pensée légères, tu n’as pas su te rendormir et tu erres dans l’entrée de ta maison, sans idée précise de ce qui t’a amené là, peut-être l’envie d’aller à la cuisine prendre un verre d’eau, ou de regarder par la fenêtre du salon si les oiseaux qui t’ont réveillé sont les mêmes que tu as aperçus l’autre soir. Tu passes lentement devant le miroir qui te montre ton visage, tu ne fais que passer. Tu pourrais monter retrouver ton bureau, les heures du matin sont souvent propices. Au lieu de quoi tu reste à songer debout à mi-chemin, face à l’horloge qui clôt le couloir là-bas, la grande horloge brune au battant silencieux. Elle a cette constance dont tu lui es reconnaissant : elle marque le temps. Tu aimes cela – cette machinerie qui tourne imperturbable. Quelles que soient les peines ou les joies du quotidien, les aspérités qui troublent la surface des jours, voici une alliée qui dit précisément les choses, qui est organisée pour dire une forme de sens constant où tout se tient. Et quand bien même il ne s’agirait que d’un sens partiel, c’est toujours un fragment du reste. Quant à toi, tu sais que tu peux regarder l’aiguille des minutes avancer très lentement. Dans la grande porte vitrée de l’horloge ta silhouette te fait face, sans grâce, une couverture jetée sur l’épaule, des flammes de pensées au dessus du front, un écho d’un rêve te revient (où ta main s’enflammait). Tu penses un instant que tu pourrais penser avec d’autres parties de ton corps. Que tu pourrais être tout autre chose. Un miroir. Un chat. Un monstre dans un labyrinthe. Tu repasses lentement devant le miroir. Il te revoie plusieurs reflets, le premier, le plus connu, et plusieurs autres que tu n’avais pas aperçus tout à l’heure : ceux du cadre où sont sertis de petits morceaux de verre. Tu t’arrêtes cette fois ci pour étudier les chemins creusés par les rides sur ton front et autour de tes yeux. Un homme en vieillissant ressemble à un arbre. Quelqu’un a déjà dit cela. Tu vas chercher qui. Tu vas retrouver. Qui pense à arroser les arbres ? Par la fenêtre de la cuisine tu les aperçois, leurs feuillages chargés d’oiseaux innombrables, et c’est comme si chaque oiseau sur ces branches était une oeuvre de fiction à naître. Infinie fécondité présente en chaque chose.

proposition n° 1

Le lieu c’est un couloir. C’est propre. C’est éclairé. C’est désert. Des portes du côté droit, des fenêtres du côté gauche. C’est un lieu pour passer. Les portes, elles sont fermées. Elles sont d’une couleur entre jaune et crème. Le sol est verdâtre. Sur le lino il y a de vagues nuances blanches , fumerolles évanescentes qui font penser à un courant qui s’écoule.

Les convives sont assis autour d’une table. La lumière des bougies éclaire leurs visages de réhauts et d’ombres dorées. Marée montante. Le soir est doux. Chacun porte un songe heureux. Un orage pourrait venir, ou une éclipse, on l’attend peut-être, c’est ce qu’indique la couleur du ciel au dessus de l’eau, mais personne ne pense à s’en aller. On se laisserait plutôt noyer dans la nuit tombante (mais tombe-t’elle vraiment ?), dans l’unisson des désirs. Le silence s’est posé sur la table. Il n’a pas à se justifier.

C’est un croisement dans une petite ville, quelque part dans une marge peu passante où les maisons se cachent derrière de hautes haies de thuyas. Le ciel au dessus est d’un bleu violent et n’offre pas d’échappatoire. Le trottoir où les thuyas débordent est étroit, assez bas, avec une bordure grise en béton qui descend en pente douce sur un bitume qui laisse s’échapper quelques cailloux, à cause de la chaleur. On marche plutôt sur la chaussée, peu importe. La solitude est immense. Tout est désoeuvré. Le monde est courbé autour de l’angle de la rue. Il attend.

Lorsque l’on marche sur une grève couverte de rochers, il arrive que l’on coure, par jeu, par défi. Les rochers sont sombres et parfois glissants, on prend garde à poser le pied sur des surfaces stables et à prendre appui légèrement, déjà dans l’enjambée suivante, le regard plus loin, plus loin. Sur les grèves où l’on court il arrive que l’on voie une arche de pierre dressée là, debout d’un seul tenant mais non pas de main humaine, où l’on doit passer fatalement mais que l’on sait vouée à s’écrouler aussitôt. L’arche surgit de la grève, à peine plus grande que celui ou celle qui pourrait passer sous elle. Elle appelle à être traversée. Elle appelle toujours.

La tour est haute, un phare se dresse là au sommet duquel on peut monter si on le souhaite, la porte est ouverte, l’escalier sûrement tourne et tourne encore jusqu’au sommet, à la plateforme. Le phare est là depuis si longtemps qu’il est couvert d’algues. Ce sont des algues brunes et noires, de ces algues dentelées qui flottent à marée haute autour des rochers grâce aux petites bulles d’air qu’elles emmagasinent dans l’épaisseur de tige. Précisément couvert d’algues depuis le bas jusqu’en haut, jusqu’aux fines barres métalliques qui retiennent les plongeurs au sommet. Dans l’ombre du phare sur la mer il n’y a pas de vertige : tout se tient.

Il y a quelque part dans les souterrains sous la ville de Paris un couloir de métro où se croisent chaque jour des personnes qui vont et viennent – sur les murs de ce couloir il y a des publicités qui crient à la figure, et devant des publicités deux personnes se parlent, se regardent avec intensité, restent là sans avancer, pas concernées, attendues nulle part ailleurs qu’ici, précisément au milieu de ce couloir aux murs hurlants.



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1ère mise en ligne 21 décembre 2018 et dernière modification le 16 février 2019.
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