Marge sur publie.net

chemins divergents du blog et du livre : décapage québécois en ligne sur publie.net


Interroger l’écriture : chemin qui se construit par exploration, accumulation, éclatements et tentatives.

Quoi de mieux que le blog pour en rendre compte, et faire que l’atelier même soit partage ?

La posture du lecteur, l’imaginaire, l’écart, la réflexion sont des nappes plus larges.

Organiser le rapport de ces deux nappes l’une à l’autre. Non pas compiler le blog, mais laisser l’écriture du livre diverger, se structurer, tout en gardant au devant l’exploration quotidienne multiforme.

C’est ce qu’inaugure Marge (quinze mois de billets au quotidien...) de Josée Marcotte, en laissant les deux nappes superposées sur le même espace. À suivre donc au jour le jour sur son site, mais à lire dans une version qui ne recoupe pas le contenu du site sur publie.net.

Prenez le temps de l’extrait gratuit (plus de 20 pages) et merci à celles et ceux dont la curiosité se prolongera par téléchargement ou abonnement. Face aux grandes machines commerciales, et dans un contexte de totale condescendance des institutions publiques, une expérience web comme la nôtre ne peut se développer, et résister que par ses lecteurs – c’est la raison de la forme adoptée : il nous faut passer de 30 bibliothèques abonnées à une centaine (pour toutes celles-ci, accès intégral automatisé à l’ensemble du catalogue en lecture libre, et accès à distance possible), c’est irréalisable ?

Pour Marge, on rappelle l’idée de départ : monsieur Teste, Plume, ou plus récemment le Crab d’Éric Chevillard sont des masculins. Est-ce qu’à ce lieu précis de l’écriture, le féminin de Marge ouvrirait un espace complémentaire ? Il (elle) le fait en s’attaquant à ces frontières toujours poreuses et à scruter, celles de la littérature et du monde. On croisera les séries télévisées ou les émissions littéraires, ou Harry Potter. Il y a des dialogues, de la vie quotidienne, Marge est notre atelier à tous : nos marges.

Et un nouveau logo sur publie.net, qui pourtant n’apparaîtra pas dans la page des « collections » : Mahigan Lepage coordonnera cet espace ouvert aux auteurs du Québec. Mais pas question de régionaliser ou clore : c’est plutôt un en avant – ce que j’ai appris ici, en quoi ces modèles d’espace et de ville établit une contemporanéité qui tire ou bouscule nos propres modèles. Il s’agit juste de leur donner les clés de la plateforme.

Deux post-scriptum :
- la TVA de 19,6% indiquée sur le prix de téléchargement ne s’applique pas hors UE, les amis québécois paieront donc seulement 4,60 euros – le principe de la coopérative reste le même : moitié de la recette reversée à l’auteur.
- elles n’ont rien à voir que leur proximité géographique, et leurs 2 blogs s’élaborent en dehors du bureau qu’elles partagent à l’étage du CRILCQ (Centre de recherche interuniversitaire littérature et culture québécoises), visiter le blog voisin de celui de Josée Marcotte : Le monde écrit de Geneviève Dufour. Il y a de belles perspectives à l’entrée d’auteurs du Québec à publie.net...


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 10 mai 2010
merci aux 450 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page