François Rabelais | moutons de Panurge

comme si Dieu y eût pissé – Rabelais à voix haute, texte intégral : 17’



- A l’écoute : Comment Panurge feist en mer noyer le marchand et ses moutons, Quart-Livre, 1552, chapitres V, VI, VII & VIII, 17’.

 

moutons, et introduction aux moutons


Gloire à Rabelais, devenu expression populaire avec les moutons de Panurge : qui pourtant jamais ne furent siens.

Un texte farce, un texte cruel : noyade et pas que d’un seul, on achève les survivants.

Alors grand plaisir même pour moi à le reprendre, sa construction, ses registres, ses jeux dialogiques – chez Rabelais, les fous et les naïfs sont souvent le lieu de la performance textuelle, bien avant les protagonistes officiels que sont Panurge, Pantagruel et les autres.

Alors hommage à Dindenault, marchand – et cette page pour que vous puissiez écouter avec sous-titrage. Je ne crois pas avoir jamais lu ce chapitre en public, l’enregistrement ici fait à voix nue en 2007 (autres textes du Quart Livre à voix haute ici).

Claude Ponti avait illustré ce texte en 1994, pour Comment Pantagruel monta sur mer (2500 exemplaires vendus, le reste pilonné six mois plus tard, Hatier allait mal – vendus juste ensuite, ça ne leur a pas portés bonheur). Je n’ai pas les dessins de Claude ici à Québec, je les rajouterai au retour. En attendant, cette magnifique enluminure d’un portulan médiéval (1180) dans un des plus beaux projets auxquels il m’a été donné de participer : écrire la mer avec la BNF, et ses feuilletoirs (illustration ci-dessus dans « Conquête des mers »).

Pour le contexte, mon essai Pour lire Rabelais.

Prochaine lecture publique : Ouessant, festival du livre insulaire, 18/22 août 2010.

 

François Rabelais | Comment Panurge feist en mer noyer le marchand et ses moutons


Comment Pantagruel rencontra une nauf de voyagiers retournans du pays Lanternois.

Chapitre V.

Au cinquième iour ià commençans tournoyer le pole peu à peu, nous esloignans de l’Aequinoctial descouvrismes une navire marchande faisant voile à horche vers nous. La ioye ne feut petite tant de nous, comme des marchans : de nous entendens nouvelles de la marine, de eulx entendens nouvelles de terre ferme. Nous rallians avecques eulx congneusmes qu’ilz estoient François Xantongeoys. Dont eut nouveau accroissement d’alaigresse, aussi eut toute l’assemblée, mesmement nous enquestans de l’estat du pays, & meurs du peuple Lanternier : & oyans advertissement que sus la fin de Iuillet subsequent estoit l’assignation du chapitre general des Lanternes : & que si lors y arrivions (comme facile nous estoit) voyrions belle, honorable, & ioyeuse compaignie des Lanternes : & que l’on y faisoit grands apprestz, comme si l’on y deust profondement lanterner. Nous feust aussi dict, que passans le grand royaulme de Gebarim nous serions honorificquement repceuz & traictez par le Roy Ohabé dominateur d’icelle terre. Lequel & tous ses subiectz pareillement parlent languaige François Tourangeau.

Ce pendent que nous entendions ces nouvelles, Panurge print debat avecques un marchant de Taillebourg, nommé Dindenault, L’occasion du debat feut telle. Ce Dindenault voyant Panurge sans braguette avecques ses lunettes attachées au bonnet, dist de luy à ses compaignons. Voyez là une belle medaille de Coqu. Panurge à cause de ses lunettes oyoit des aureilles beaucoup plus clair que de coustume. Doncques entendent ce propous demanda au marchant. Comment diable seroys ie coqu, qui ne suys encores marié, comme tu es, scelon que iuger ie peuz à ta troigne mal gracieuse ?

Ouy vrayement, respondit le marchant, ie le suys : & ne vouldrois ne l’estre pour toutes les lunettes d’Europe : non pour toutes les bezicles d’Afrique. Car i’ay une des plus belles, plus advenentes, plus honestes, plus prudes femmes en mariage, qui soit en tout le pays de Xantonge : & n’en desplaise aux aultres. Ie luy porte de mon voyage une belle & de unze poulsées longue branche de Coural rouge, pour ses estrènes. Qu’en as tu à faire ? Dequoy te meslez tu ? Qui es tu ? Dont es tu ? O lunettier de l’Antichrist, Responds si tu es de Dieu.

Ie te demande, dist Panurge, si par consentement & convenence de tous les elemens i’avoys sacsacbezvezinemassé tant belle, tant advenente, tant honeste, tant preude femme, de mode que le roydde Dieu des iardins Priapus, lequel icy habite en liberté, subiection forcluse de braguettes attachées, luy feust on corps demeuré, en tel desastre, que iamais n’en sortiroit, eternellement y resteroit, sinon que tu le tirasse avecques les dens, que feroys tu ? Le laisseroys tu là sempiternellement ? ou bien le tireroys tu à belles dents ? Responds ô belinier de Mahumet, puys que tu es de tous les diables.

Ie te donneroys (respondit le marchant) un coup d’espée sus ceste aureille lunetière, & te tueroys comme un belier.

Ce disant desguainoit son espée. Mais elle tenoit au fourreau. Comme vo’ sçavez que sus mer tous harnoys facilement chargent rouille, à cause de l’humidité excessive, & nitreuse. Panurge recourt vers Pantagruel à secours. Frère Ian mist la main à son bragmard fraischement esmoulu, & eust felonnement occis le marchant : ne feust que le patron de la nauf, & aultres passagiers supplièrent Pantagruel, n’estre faict scandale en son vaisseau.

Dont feut appoincté tout leur different : & touchèrent les mains ensemble Panurge & le marchant : & beurent d’autant l’un à l’autre dehayt, en signe de perfaicte reconciliation.

 

Comment le debat appaisé Panurge marchande avecques Dindenault un de ses moutons. 

Chapitre VI.

Ce debat du tout appaisé Panurge dist secretement à Epistemon & à frère Ian. Retirez vous icy un peu à l’escart, & ioyeusement passez temps ce que voirez. Il y aura bien beau ieu, si la chorde ne rompt. Puys se addressa au marchant, & de rechef beut à luy plein hanap de bon vin Lanternoys. Le marchant le pleigea guaillard, en toute courtoisie & honesteté. Cela faict Panurge devotement le prioyt luy vouloir de grace vendre un de ses moutons.

Le marchant luy respondit. Halas halas mon amy, nostre voisin comment vous sçavez bien trupher des paouvres gens. Vrayement vous estez un gentil chalant. O le vaillant achapteur de moutons. Vraybis vous portez le minoys non mie d’un achapteur de moutons, mais bien d’un couppeur de bourses. Deu Colas, faillon qu’il feroit bon porter bourse pleine auprès de vous en la tripperie sus le degel ? Han, han, qui ne vous congnoistroyt, vous feriez bien des vostres. Mais voyez hau bonnes gens, comment il taille de l’historiographe.

Patience (dist Panurge) Mais à propous de grace speciale vendez moy un de vos moutons. Combien ?

Comment (respondit le marchant) l’entendez vous, nostre amy, mon voisin. Ce sont moutons à la grande laine. Iason y print la toison d’Or. L’ordre la maison de Bourguoigne en feut extraict. Moutons de Levant, moutons de haulte futaye, moutons de haulte gresse.

Soit (dist Panurge) Mais de grace vendez m’en un, & pour cause & bien promptement vous payant en monnoye de Ponant, de taillis, & de basse gresse. Combien ?

Nostre voisin, mon amy (respondit le marchant) escoutez ça un peu de l’aultre aureille.

PAN. A vostre commandement.

Le MARCH. Vous allez en Lanternoys ?

PAN. Voire.

Le MARC. Veoir le monde ?

PAN. Voire.

Le MARC. Ioyeusement ?

PAN. Voire.

Le MARC. Vous avez ce croy ie nom Robin mouton.

PAN. Il vous plaist à dire.

Le MARC. Sans vous fascher.

PAN. Ie l’entends ainsi.

Le MARCH. Vous estez ce croy ie, le ioyeulx du Roy.

PAN. Voire.

Le MA. Fourchez là. Ha. ha. vo’ allez veoir le monde, vous estez le ioyeulx du Roy, vo’ avez nom Robin mouton. Voyez ce mouton là, il a nom Robin comme vo’. Robin, Robin, Robin, Bes, Bes, Bes, Bes. O la belle voix.

PA. Bien belle & harmonieuse.

Le MARCH. Voicy un pact, qui sera entre vous & moy, nostre voisin & amy. Vous qui estez Robin mouton serez en ceste couppe de balance, le mien mouton Robin sera en l’aultre : le guaige un cent de huytres de Busch, que en poix, en valleur, en estimation il vous emportera hault & court : en pareille forme que serez quelque iour suspendu & pendu.

Patience (dist Panurge) Mais vous feriez beaucoup pour moy & pour vostre posterité, si ne le vouliez vendre, ou quelque aultre du bas cueur. Ie vous en prie syre monsieur.

Nostre amy (respondit le Marchant) mon voisin, de la toison de ces moutons seront faictz les fins draps de Rouen, les louschetz des balles de Limestre, au pris d’elle ne sont que bourre. De la peau seront faictz les beaulx marroquins : lesquelz on vendra pour marroquins Turquins ou de Montelimart, ou de Hespaigne pour le pire. Des boyaulx, on fera chordes de violons & harpes, lesquelles tant cherement on vendra, comme si feussent chordes de Munican ou Aquileie. Que pensez vous ?

S’il vous plaist (dist Panurge) m’en vendrez un, i’en seray bien fort tenu au courrail de vostre huys. Voyez cy argent content. Combien ? Ce disoit monstrant son esquarcelle pleine de nouveaulx Henricus.

 

Continuation du marché entre Panurge & Dindenault. 

Chapitre VII.

Mon amy (respondit le marchant) nostre voisin ce n’est viande, que pour Roys & Princes. La chair en est tant delicate, tant savoureuse, & tant friande que c’est basme. Ie les ameine d’un pays, on quel les pourceaulx (Dieu soit avecques nous) ne mangent que Myrobalans. Les truyes en leur gesine (saulve l’honneur de toute la compaignie) ne sont nourriez que de fleurs d’orangiers.

Mais (dist Panurge) vendez m’en un, & ie vo’ le payeray en Roy, foy de pieton. Combien ?

Nostre amy (respondit le marchant) mon voisin, ce sont moutons extraictz de la propre race de celluy qui porta Phrixus & Hellé, par la mer dicte Hellesponte.

Cancre (dist Panurge) vo’ estez clericus vel adiscens.

Ita, sont choux (respondit le marchant) vere ce sont pourreaux. Mais rr. rrr. rrrr. Ho Robin rrrrrrrr. Vous n’entendez ce languaige. A propous. Par tous les champs es quelz ilz pissent, le bled y provient comme si Dieu y eust pissé. Il n’y fault aultre marne, ne fumier. Plus y a. De leur urine les Quintessentiaux tirent le meilleur Salpètre du monde. De leurs crottes (mais qu’il ne vous desplaise) les medicins de nos pays guerissent soixante & dixhuict espèces de maladie. La moindre des quelles est le mal sainct Eutrope de Xaintes, dont Dieu nous saulve & guard. Que pensez vous nostre voisin, mon amy ? Aussi me coustent ilz bon.

Couste & vaille (respondit Panurge) Seulement vendez m’en un le payant bien.

Nostre amy (dist le marchant) mon voisin considerez un peu les merveilles de nature consistans en ces animaulx que voyez, voire en un membre que estimeriez inutile. Prenez moy ces cornes là, & les concassez un peu avecques un pilon de fer, ou avecques un landier, ce m’est tout un. Puis les enterrez en veue du Soleil la part que vouldrez & souvent les arrouzez. En peu de moys vo’ en voirez naistre les meilleurs Asperges du monde. Ie n’en daignerois excepter ceulx de Ravenne. Allez moy dire que les cornes de vous aultres messieurs les coquz ayent vertus telle, & proprieté tant mirifique.

Patience (respondit Panurge).

Ie ne sçay (dist le marchant) si vous estez clerc. I’ay veu prou de clercs, ie diz grands clercs, coquz. Ouy dea. A propous, si vous estiez clerc, vous sçauriez que es membres plus inferieurs de ces animaulx divins, ce sont les piedz, y a un os, c’est le talon, l’astragale, si vous voulez, duquel non d’aultre animal du monde, fors de l’asne Indian, & des Dorcades de Libye, l’on iouoyt antiquement au Royal ieu des tales, auquel l’Empereur Octavian Auguste un soir guaigna plus de 50 000 escuz. Vous aultres coquz n’avez guarde d’en guaigner aultant.

Patience, respondit Panurge. Mais expedions.

Et quand (dist le marchant) vous auray ie nostre amy mon voisin, dignement loué les membres internes ? L’espaule, les esclanges, les gigotz, le hault cousté, la poictrine, le faye, la ratelle, les trippes, la guogue, la vessye, dont on ioue à la balle. Les coustelettes dont on faict en Pygmion les beaulx petitz arcs pour tirer des noyaulx de cerise contre les Grues. La teste dont avecques un peu de soulphre on faict une mirificque decoction pour faire viander les chiens consitppez du ventre ?

Bren bren (dist le patron de la nauf au marchant) c’est trop icy barguigné. Vends luy si tu veulx. Si tu ne veulx : ne l’amuse plus.

Ie le veulx (respondit le marchant) pour l’amour de vo’. Mais il en payera trois livres tournois de la pièce en choisissant.

C’est beaucoup, dist Panurge. En nos pays i’en auroys bien cinq, voire six pour telle somme de deniers. Advisez que ce ne soit trop. Vous n’estez le premier de ma congnoissance, qui trop toust voulent riche devenir & parvenir, est à l’envers tombé en paouvreté : voire quelque foys s’est rompu le coul.

Tes fortes fiebvres quartaines (dist le marchant) lourdault sot que tu es. Par le digne veu de Charrous, le moindre de ces moutons vault quatre foys plus que le meilleur de ceulx que iadis les Coraxiens en Tuditanie contrée d’Hespaigne vendoient un talent d’Or la pièce. Et que pense tu O sot à la grande paye, que valoit un talent d’or ?

Benoist monsieur, dist Panurge, vous eschauffez en vostre harnois, à ce que ie voy & congnois. Bien tenez, voyez là vostre argent.

Panurge ayant payé le marchant choisit de tout le trouppeau un beau & grand mouton, & le emportoit cryant & bellant, oyant tous les aultres & ensemblement bellans, & reguardans quelle part on menoit leur compaignon.

Ce pendent le marchant disoit à ses moutonniers. O qu’il a bien sceu choisir le challant. Il se y entend le paillard. Vrayement, le bon vrayment, ie le reservoys pour le seigneur de Cancale, comme bien congnoissant son naturel. Car de sa nature il est tout ioyeulx & esbaudy, quand il tient une espaule de mouton en main bien séante & advenente, comme une raquette gauschière, & avecques un cousteau bien trenchant, Dieu sçait comment il s’en escrime.

 

Comment Panurge feist en mer noyer le marchant & ses moutons.

Chapitre VIII.

Soubdain, ie ne sçay comment, le cas feut subit, ie ne eu loisir le consyderer. Panurge sans autre chose dire iette en pleine mer son mouton criant & bellant. Tous les aultres moutons crians & bellans en pareille intonation commencèrent soy iecter & saulter en mer après à la file. La foulle estoit à qui premier saulteroit après leur compaignon. Possible n’estoit les en guarder. Comme vous sçavez estre du mouton le naturel, tous iours suyvre le premier, quelque part qu’il aille. Aussi le dict Aristoteles lib. 9. de histo. animal. estre les plus sot & inepte animant du monde. Le marchant tout effrayé de ce que davant ses yeulx perir voyoit & noyer ses moutons, s’efforçoit les empecher & retenir tout de son povoir. Mais c’esttoit en vain. Tous à la file saultoient dedans la mer, & perissoient. Finablement il en print un grand & fort par la toison sus le tillac de la nauf, cuydant ainsi le retenir, & saulver le reste aussi consequemment. Le mouton feut si puissant qu’il emporta en mer avecques soy le marchant, & feut noyé, en pareille forme que les moutons de Polyphemus le bogne Cyclope emportèrent hors la caverne Ulyxes & ses compaignons. Autant en feirent les aultres bergiers & moutonniers les prenens uns par les cornes, aultres par les iambes, aultres par la toison. Lesquelz tous feurent pareillement en mer portez & noyez miserablement.

Panurge à cousté du fougon tenent un aviron en main, non pour ayder aux moutonniers, mais pour les enguarder de grimper sus la nauf, & evader le naufraige, les preschoit eloquentement, comme si feust un petit frère Olivier Maillard, ou un second frère Ian bourgeoys, leurs remonstrant par lieux de Rhetoricque les misères de ce monde, le bien & l’heur de l’aultre vie, affermant les plus heureux estre les trespassez, que les vivans en ceste vallée de misère, & à un chascun d’eulx promettant eriger un beau cenotaphe, & sepulchre honoraire au plus hault du mont Cenis, à son retour de Lanternoys : leurs optant ce néant moins, en cas que vivre encores entre les humains ne leurs faschat, & noyer ainsi ne leur vint à propous, bonne adventure, & rencontre de quelque Baleine, laquelle au tiers iour subsequent les rendist sains & saulves en quelque pays de satin, à l’exemple de Ionas.

La nauf vuidée du marchant & des moutons, Reste il icy (dist Panurge) ulle ame moutonnière. Où sont ceulx de Thibault l’aignelet ? Et ceulx de Regnauld belin, qui dorment quand les aultres paissent ? Ie n’y sçay rien. C’est un tour de vieille guerre. Que t’en semble frère Ian ?

Tout bien de vous (respondit frère Ian Ie n’ay rien trouvé maulvais si non qu’il me semble que ainsi comme iadis on souloyt en guerre au iour de batauille, ou assault, promettre aux soubdars double paye pour celleuy iour : s’ilz guaignoient la bataille, l’on avoit prou de quoy payer : s’ilz la perdoient, c’eust esté honte la demander, comme feirent les fuyars Gruyers après la bataille de Serizolles : aussi qu’en fin vous doibviez le payement reserver. L’argent vous demourast en bourse.

C’est (dist Panurge) bien chié pour l’argent. Vertus Dieu i’ay eu du passetemps pour plus de cinquante mille francs. Retirons nous, le vent est propice. Frère Ian, escoutte icy. Iamais homme ne me feist plaisir sans recompense, ou recongnoissance pour le moins. Ie ne suys point ingrat, & ne le feux, ne seray. Iamais homme ne me feist desplaisir sans repentence, ou en ce monde ou en l’aultre. Ie ne suys poinct fat iusques là.

Tu (dist frère Ian) te damne comme un vieil diable. Il est escript, Mihi vindictam, & caetera. Matière de breviaire.



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1ère mise en ligne et dernière modification le 7 juin 2010
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