lire Claude Simon en numérique


il y a encore sur le web quelques mines à ciel ouvert


C’est un site pionnier, déjà là en 1996, et longtemps au premier plan via son Journal littéréticulaire au quotidien, le site tenu depuis le Japon, hébergé en Californie, de Patrick Rebollar...

Patrick a mis le cap il y a 2 ans sur d’autres travaux – projet Volodine, projet Mazarinades, pas possible de lui en vouloir, même si... bon, il manque.

Ces sites (pareil le mien et quelques autres) intègrent chaque fois des couches nouvelles, recouvrantes, mais incluent forcément des zones fossiles. Sans doute même, de notre côté, que ça a petite importance, pouvoir relire à distance nos évolutions graphiques, rédactionnelles, ou techniques.

Ainsi, chez Patrick l’a-territorial, que soient toujours présentes ces pages des textes de Claude Simon parus en revue : 21 larges Fragments qui sont (puisque repris pour la plupart, mais pas tous, dans les livres à paraître) comme une histoire souterraine de la prose de Claude Simon et de son invention romanesque.

Les nouvelles sont bonnes : arrivée prochaine d’un site tout neuf de l’association des lecteurs de Claude Simon, versions numériques à l’approche chez Minuit. Voir aussi Vox Poetica – et sur Tiers Livre, pour saluer Claude SImon.

Mais pour l’instant, et disposer de cette grande voix, ce charroi à échelle de siècle sur votre téléphone, liseuse, iPad, profitez de cette mine.

Ces jours-ci, et ma traduction désormais privée d’Hemingway y a contribué, nous abordons une nouvelle étape dans ces équilibres ressources publiques et ressources commerciales. Réflexion de fond pour moi aussi, entre le travail sur le site et le travail d’édition numérique, et la construction des projets à venir. Dans une archive comme celle de ces 21 textes, l’idée qu’on a une magnifique introduction numérique à l’oeuvre même, et que sa propagation ne peut qu’être un appui à ses autres modes de diffusion (nos amis universitaires poussant l’audace jusqu’à mettre en ligne les tables des matières et sommaires de leurs publications inaccessibles), et un lien vital pour l’enseignement et tout simplement la lecture d’une oeuvre indispensable pour résister, rêver, penser, créer au présent.

Ressource constituée par Patrick Rebollar, elle restera sur son site, en mode non éditorialisé. Profitez-en pour faire un petit exercice de fabrication d’epub, à partir de la Rolls-Royce qu’est polifile.fr, ou même via traitement de texte et conversion Calibre... ?





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écrit ou proposé par : _ François Bon
Licence Creative Commons site sous licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 4 mars 2012.
Merci aux 1768 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page.




Messages

  • Je te salue, vieil océan !
    Mais s’il est question de Claude Simon, signaler aussi ma version en ligne (depuis près de dix ans) de "La Corde raide", superbe texte de Claude Simon paru en 1947.
    http://www.berlol.net/Corderaide.html
    L’aspect fossile de ces textes en ligne est aussi à comprendre comme un mode de résistance à l’hypercodage qui nécessite presque d’être ingénieur... ce qui, à mon sens, n’est pas très démocratique.
    Quant aux universitaires qui mettent en ligne leurs... tables des matières, je crois qu’ils ont confondu le sens de la recherche avec celui de la carrière, et c’est bien dommage.
    Amicalement.

  • Quel petit monde !

    Aujourd’hui, ce serait donc une bonne nouvelle de pouvoir lire Claude Simon sur un téléphone ?

    C’est vrai ou c’est pour de rire ?

    Lucien L.

  • Ce matin, je découvre que je peux lire Claude Simon sur mon ordinateur. Et j’en reste sans voix. Ce qui n’est pas une critique, mais tout à la fois un émerveillement et une sorte de petite épouvante. Pour moi, Claude Simon, ce sont des livres posés sur l’étagère de la bibliothèque juste en face de ma table de travail. Le bois des étagères ; des livres ; des pages ; du papier ; des caractères d’imprimerie que je lisse de temps en temps du bout du doigt ; le crayon à papier, jamais très loin, qui souligne, entoure, marque, remarque....
    Alors, je vais aller faire un tour sur les sites dont vous parlez pour voir si les mots de Claude Simon ont la même respiration que ceux que j’ai à la maison.
    Et je vous remercie.

    Voir en ligne : http://bonheurdujour.blogspirit.com