CAMERA | Joachim Séné & Anne Savelli à Rezé

lecture croisée et impro avec ordi : le numérique s’invente sur scène


Anne Savelli est une familière des inventions scéniques et de la lecture à plusieurs, d’ailleurs Pierre Ménard fut dûment évoqué.

La veille au soir, en résidence à Bouaye, près du lac de Grandlieu, elle lisait avec Thierry Beinstingel. Ce samedi 23 novembre 2013, à la médiathèque de Rezé, elle présente une lecture avec Joachim Séné.

Ci-dessous, capté avec les moyens du bord, un moment de leur répétition du matin. Fragments croisés, sur paysages urbains, du C’était de Joachim et du Fenêtres Open Space d’Anne.

Leurs deux sites : Joachim Séné, Anne Savelli, mais tout le monde connaît...

Mais l’après-midi, en ouverture, un étrange et beau moment : Anne lit « Dita Kepler », une fiction née sur Twitter (suivre @ditakepler) et qui se réinvente selon les formes et modes d’apparition. Simultanément, sur une projection empruntant aux archives du magazine américain Life, Joachim Séné a construit un script html/java qui lui permet d’écrire en direct du texte sur fond des images, et de piloter en même temps des musiques.

Pour moi, mais aussi pour pas mal de l’assistance, une sorte d’évidence : moi je ne me mêle plus de mélanger pilotage ordi en live et concentration lecture. Quand on est en binôme avec Dominique Pifarély ou trio avec Dominique et Philippe De Jonckheere, je me concentre sur le texte. Mais l’idée d’improviser du texte sur écran pendant que Dominique joue, c’était presque une rage que de devoir rester assis et de ne pas rejoindre Joachim sur le plateau pour envoyer du texte avec lui. (À imaginer aussi : une possibilité d’invention collaborative, un petit serveur wifi dans la salle et on envoie des Twitts qui rebondissent sur la lecture ?).

Il écrivait quoi, le Séné ? Aucune sur-occupation, plutôt des phrases ou un mot qui s’échappait du texte, gardait une rémanence, et devenait lui-même dérive, ou question, ou variation (sur le nom même de Dita Kepler, aussi).

Je respecte le souhait d’Anne, qu’il n’y ait pas de captation. Juste cet instant, 2 minutes de répétition, en surveillant les images, juste testant la mise en place...

En tout cas, la beauté et l’importance de ce défi – né par le numérique – de l’écriture urbaine...

 

 


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 24 novembre 2013
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