Au commencement fut le oui… enfin, il y a forcément eu un oui, c’est ça qu’il me faudrait dire, au nom de l’exactitude et de la prudence, mais voilà… je crois que je préfère à la prudence ce qui donne le goût de vivre, ou du moins ne l’ôte pas complètement, et comment garder le goût de vivre, quand tu te dis que tout a commencé sans même un acquiescement? Juste une force brute, aveugle, mère de tout… ? Non, je ne le peux pas, alors je persiste et signe : au commencement fut le oui, et puis le reste vint en cascade, dans un désordre sans nom : une fois les vannes ouvertes, comment trier ? Ce fut donc une cacophonie d’être, d’êtres, d’actions diverses et contradictoires, et il fallu longtemps, très longtemps, avant qu’un semblant d’ordre ne s’immisce dans tout ça. Comment passe t-on du oui au tri, me direz-vous ? Le tri consistant, pour rappel, à introduire du non dans le oui, n’est-ce-pas? Eh bien je n’en sais rien. J’ai sauvé les meubles, ce fut mon grand geste, mon esprit est maintenant au repos. À vous, survivants du Grand Tri, de faire le reste.
2 commentaires à propos de “#construire #01 | Oui”
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ça filtre ici — ou ça distille
en tout cas ça prend les choses de haut
— et ça me plaît
..Parabole ou pas.. le grand tri semble bien compliqué.. merci pour cette fulgurance interrogative!