« Impératifs » et autres livres atelier

Mis en avant

Impératifs.51 auteurs & autrices, dans et contre les ombres du monde – 1€ reversé à un fonds de soutien humanitaire – photographie de couverture Nathalie Holt. et toute la série bien sûr : • avril 2022, 1 heure de ta vie, 66 fois septembre 2021, Dans l’ordre des choses. juillet 2021, De l’eau. mai 2021, Pavé. août 2020, Tu cherches une salle Continuer la lecture« Impératifs » et autres livres atelier

dialogue #04 | O comme oser

… et tu oseras, tu verras, tu oseras de sous tes paupières closes au dehors mais tes yeux ouverts au-dedans, tu disais eyes wide shut, les nuits sont faites pour ces vents qui se lèvent, pour ces marées montantes, tu oseras sans savoir encore que ça s’appelle oser, tu oseras quand tu n’en pourras plus de ta forêt dévorante, grouillante… Continuer la lecturedialogue #04 | O comme oser

dialogue #01 | qui est cette femme ?

Ses yeux pas comme il faut suivent le débit de ses chuchotements. On dirait des regrets. Leurs va-et-vient comme les vagues de la mer. Leurs goût salé, trop salé en bouche, qui ferait presque faire une grimace qu’on voudrait recracher aussitôt. Oui, une grimace qu’on recracherait comme on recrachait les choux de Bruxelles à la cantine de l’école. Mais elle Continuer la lecturedialogue #01 | qui est cette femme ?

dialogue #04 | Ne rien oublier

Vous n’êtes que le passé. Le pire, recomposé et omniprésent. Pour vous défendre, vous aviez dit d’abord que vous n’étiez qu’un interprète. Plus tard : « Ich kann mich nicht erinnern » (« Je ne me souviens pas »), « Ich habe nur meine pflicht getan » (« Je n’ai fait que mon devoir »). Moi, je n’oublie rien. Vous aviez rang de chef Continuer la lecturedialogue #04 | Ne rien oublier

dialogue #04 | vous, elles

Vous oublierez Vous vous relèverez la nuit pour entendre son souffle, guetter un mouvement du corps, une exhalation vous suffira ou un tressaillement infime d’un bras ou de la tête, encore faut-il le percevoir tant est faible la lumière hésitante à se faufiler par l’interstice des rideaux soigneusement tirés plus tôt juste avant la berceuse du soir, mais non vous Continuer la lecturedialogue #04 | vous, elles

dialogue #04 | éteins la lumière

Vous vous êtes allongé sur cette espèce de mauvais lit, vous avez éteint la lumière – il reste la petite lumière bleue qui n’éclaire rien, un petit objet pour enfant, pour qu’ils n’aient pas peur la nuit, on appelle cela une veilleuse – c’est un réduit et vous êtes allongé, depuis combien de temps êtes-vous ainsi retenu là, trente, quarante Continuer la lecturedialogue #04 | éteins la lumière

dialogue #04 | le rêve

Ne te lève pas. Non, pas maintenant. Ne vois-tu pas qu’il fait encore nuit ? Regarde le ciel, tout est encore noir, alors oui, c’est la nuit. On ne voit rien dehors, ni les feuilles qui frémissent dans le vent, ni d’homme qui promenerait son chien. Ça veut dire que c’est la nuit et personne n’est debout à cette heure. Continuer la lecturedialogue #04 | le rêve

dialogue #01 | couteau et fourchette

C’est un petit restaurant ouvert depuis un an ou deux, pizzas, burgers et salades. À l’intérieur, cinq à six tables suivant la configuration et un comptoir qui permet aux gens du coin de venir discuter avec le patron et son cuistot devant la cuisine ouverte, de boire une bière en attendant de repartir avec une pizza dans un carton brun Continuer la lecturedialogue #01 | couteau et fourchette

dialogues #04 | Babudu dans le noir

Tu ne bougeras plus. Tu ne pourras plus bouger de toutes façons. Mon nouveau nom ne te servira à rien. Il ne te protège pas de tout. Cette fois, ce n’est pas lui qui pourra te protéger. Tu sentiras les arbres présents. Bien sûr, tu ne les verras pas. Dans cette brousse entre Wulli et Bundu, tu sais qu’il y Continuer la lecturedialogues #04 | Babudu dans le noir

dialogue #03 | piazza Barberini

C’est à Rome, au centre – ils sont trois, dans le fond certainement, d’un des bars de cette place – elle en compte trois ou quatre – longtemps je me suis promené dans ces lieux – longtemps j’ai regardé – il y a celui de cet hôtel évidemment, ils ont l’air de conspirateurs : Mario, il est de 46, ouvrier Continuer la lecturedialogue #03 | piazza Barberini

dialogue #03 | Amorce

16 mai 22 — Amorce de Parcours (avec tout ce que j’entends qui me sort par les yeux — encore ! même si je sais bien que c’est moi tout ça, que je me fais tout un monde pour rien ; je sais bien… mais quand même…) Effectif très réduit aujourd’hui, mais il y en avait partout sur la table. Les cahiers, Continuer la lecturedialogue #03 | Amorce