Le livre comme j’y tiens #01bis

Au lit fatigué, c’est là que ça se passe. L’écrasement de la journée rend le voyage d’autant plus enviable et d’autant plus difficile. Tenir le livre bien orienté vers la lampe de chevet à l’éclairage trop faible. Que la lumière en renvoie plein les yeux, que le sommeil ne vienne pas trop vite, que le voyage se fasse ! C’est l’hiver, Continuer la lectureLe livre comme j’y tiens #01bis

#livre #01 | la découverte du livre

C’est devant la fenêtre plongeante que j’examine le livre que Bertrand vient de m’apporter. C’est même un cadeau, ce livre est le cadeau d’une période difficile qui va s’éclairer. D’ailleurs, ça commence par voyage, dire que quelque chose va se déplacer, dire que je vais me déplacer d’une période à une autre, de quelque chose de sombre à quelque chose Continuer la lecture#livre #01 | la découverte du livre

#constuire #12 | Ça coule de fontaine ?

Eh oui, on s’attend peut-être à la question de savoir si ça coule de source, voire à l’affirmation que ça coule de source. Mais pour qui, d’abord, ça coulerait de source ? Il faudrait être sourcier, c’est ça, pour faire couler l’encre comme ça ? Alors que les fontaines, on les voit, on les partage, on voit des gens qui y viennent Continuer la lecture#constuire #12 | Ça coule de fontaine ?

#construire #11 | Se dépanner

#01) Avoir envie d’essayer mais sans avoir vraiment le temps… Prendre l’excuse du voyage pour ne faire ? Non, se laisser embarquer par ce que propose le voyage : un temps météorologique exceptionnel. De la neige ! Ecrire à partir de là… #02) Comment continuer à construire à partir d’un simple événement météorologique ? Insister, oui, insister, impliquer tout le monde autour, les nuages, Continuer la lecture#construire #11 | Se dépanner

#construire #10 | Des vies qui ont poussé

Mamadou Siñate a bien dû naître un peu avant ce 4 avril 1960. Mais il a gardé du temps d’avant un attribut palpable. C’est lui qui, tous les matins, lève à la main la barrière qui barre la route d’entrée à Tambacounda, une fois que les quelques pièces de l’octroi sont tombées dans sa main. Un ronflement de moteur, une Continuer la lecture#construire #10 | Des vies qui ont poussé

Je n’écrirai pas la symétrie parfaite #construire #09

Non, je ne serai pas toujours celui qui fait classique. Evidemment que je peux distinguer deux sources d’inspiration à mes Disparités de disparitions. Et c’est même très clair, il y a tout ce qui remonte de mon enfance occitane, celle qui trimbale des lavoirs où parlementent des femmes, des forges enfoncées dans la pierre, des barrières d’octroi fantômes. Mais il Continuer la lectureJe n’écrirai pas la symétrie parfaite #construire #09

#construire #08 | Au lavoir

Heureuse celle qui a obtenu le droit de ne jamais y revenir, au lavoir. Pour ne pas me sentir en reste, j’ai choisi d’habiter juste en face, d’un lavoir. Un lavoir de montagne, un lavoir d’où l’on voit quand même du beau, un lavoir d’où l’on entend quand même la chanson du torrent de fond de vallée, un lavoir quand Continuer la lecture#construire #08 | Au lavoir

Parvis à palabre #construire #07

Une jambe se balance, comme s’il fallait prendre l’élan pour sauter. Mais le vieux Sylla reste silencieux, assis sur le bord du mirador, tourné vers le grand rônier, le bras droit vertical, calé sur le grand rondin, comme en étai, la main gauche devant la bouche, comme s’il y avait quelque chose à protéger là. Passe Fatoumata Diaabi, contournant le Continuer la lectureParvis à palabre #construire #07

#construire #06 | Après la cuisine

Des gants, il faut des gants qui supportent encore le gras, c’est-à-dire qui n’en aient pas trop déjà de collé dessus à relarguer mais qui ne soient plus assez propre pour la simple vaisselle. Mieux les vaut bleus ou verts que couleur de rose pour ça. Parce qu’il faut lisser, bord extérieur de la main avec son effet ventouse, lisser Continuer la lecture#construire #06 | Après la cuisine

#construire #05 | C’est la nuque qui connaît la porte

La nuque sait le froid de la pierre qui va passer tout près quand il va falloir se tendre parce que la porte a été prévue spécialement basse, parce qu’elle est ainsi pour vous et pour les vôtres, parce qu’il est question d’un plan d’humiliation et qu’il faut que ce soit vous et les vôtres qui passiez spécialement par là, Continuer la lecture#construire #05 | C’est la nuque qui connaît la porte