#livre #05 | La boite aux livres au fond du parc aux arbres

Au fond du parc aux arbres resserrés les uns contre les autres. Au fond du parc où quelques fleurs cherchent la lumière. Et des adolescents, l’ombre propice. A d’autres heures. La boite est là. Presque vide. Les quelques livres déposés là respirent peut-être d’autant mieux. Près du grand bac à épluchures. Et fleur fânées. Un parc qui a ses heures. Continuer la lecture#livre #05 | La boite aux livres au fond du parc aux arbres→

#livre #04 | Longtemps et maintenant

Longtemps je me suis affiché avec bonheur, fervent lecteur. La première chose qu’on voyait, en entrant chez moi, c’était le rayonnage des livres, le plus flambard et le plus éclectique possible, mais avec du Proust bien sûr, et puis du Joyce, en bilingue de préférence, et du Dostoïevski aussi, pareil avec le cyrillique en nec plus ultra… ça vous en Continuer la lecture#livre #04 | Longtemps et maintenant→

#livre #03 | Librairies, librairies

1. Castelsarrasin, Alary 2. Castelsarrasin, Courdy 3. Montauban, Le Parchemin 4. Montauban, Le Scribe 5. Montauban, Deloche,  6. Saint-Girons, La Mousson 7. Saint-Jean-Pied-de-Port, l’ancienne librairie  8. Sarrant, la Librairie-Tartinerie Toulouse, Colombette La rue de la Colombette est au cœur de Toulouse, pas dans les tortueuses rues moyenâgeuses, dans une rue droite mais étroite, en continuité avec un ancien faubourg, là Continuer la lecture#livre #03 | Librairies, librairies→

#livre #02 | La nécessité d’un atlas remontant

l me fallait un classeur pour cela. Il fallait en ce temps tenir une comptabilité qui m’éveille, qui fasse grandir le petit feu de la révolte jusqu’à être aussi fort que Robespierre. Il me fallait tenir ces comptes descendants, consternants, dans tous ces endroits du monde où des animaux disparaissaient. Il me fallait des lieux qui ne soient pas des Continuer la lecture#livre #02 | La nécessité d’un atlas remontant→

#livre #01bis | Le livre comme j’y tiens

Au lit fatigué, c’est là que ça se passe. L’écrasement de la journée rend le voyage d’autant plus enviable et d’autant plus difficile. Tenir le livre bien orienté vers la lampe de chevet à l’éclairage trop faible. Que la lumière en renvoie plein les yeux, que le sommeil ne vienne pas trop vite, que le voyage se fasse ! C’est l’hiver, Continuer la lecture#livre #01bis | Le livre comme j’y tiens→

#livre #01 | la découverte du livre

C’est devant la fenêtre plongeante que j’examine le livre que Bertrand vient de m’apporter. C’est même un cadeau, ce livre est le cadeau d’une période difficile qui va s’éclairer. D’ailleurs, ça commence par voyage, dire que quelque chose va se déplacer, dire que je vais me déplacer d’une période à une autre, de quelque chose de sombre à quelque chose Continuer la lecture#livre #01 | la découverte du livre→

#constuire #12 | Ça coule de fontaine ?

Eh oui, on s’attend peut-être à la question de savoir si ça coule de source, voire à l’affirmation que ça coule de source. Mais pour qui, d’abord, ça coulerait de source ? Il faudrait être sourcier, c’est ça, pour faire couler l’encre comme ça ? Alors que les fontaines, on les voit, on les partage, on voit des gens qui y viennent Continuer la lecture#constuire #12 | Ça coule de fontaine ?→

#construire #11 | Se dépanner

#01) Avoir envie d’essayer mais sans avoir vraiment le temps… Prendre l’excuse du voyage pour ne faire ? Non, se laisser embarquer par ce que propose le voyage : un temps météorologique exceptionnel. De la neige ! Ecrire à partir de là… #02) Comment continuer à construire à partir d’un simple événement météorologique ? Insister, oui, insister, impliquer tout le monde autour, les nuages, Continuer la lecture#construire #11 | Se dépanner→

#construire #10 | Des vies qui ont poussé

Mamadou Siñate a bien dû naître un peu avant ce 4 avril 1960. Mais il a gardé du temps d’avant un attribut palpable. C’est lui qui, tous les matins, lève à la main la barrière qui barre la route d’entrée à Tambacounda, une fois que les quelques pièces de l’octroi sont tombées dans sa main. Un ronflement de moteur, une Continuer la lecture#construire #10 | Des vies qui ont poussé→

Je n’écrirai pas la symétrie parfaite #construire #09

Non, je ne serai pas toujours celui qui fait classique. Evidemment que je peux distinguer deux sources d’inspiration à mes Disparités de disparitions. Et c’est même très clair, il y a tout ce qui remonte de mon enfance occitane, celle qui trimbale des lavoirs où parlementent des femmes, des forges enfoncées dans la pierre, des barrières d’octroi fantômes. Mais il Continuer la lectureJe n’écrirai pas la symétrie parfaite #construire #09→