livre fiction #01-05 | délirant

Sommaire 01 | intempestif02 | insulaire03 | totémique05 | délirant 01 | intempestif Pourquoi ? Mais pourquoi donc, avec tous les livres dont les murs de la bibliothèque m’entourent, il a encore fallu que je tombe sur celui qui ne s’y trouve pas ? Va comprendre. J’étais pourtant sûr de le retrouver facilement, tout en bas à gauche, case théâtre, pas la Continuer la lecturelivre fiction #01-05 | délirant

#livre #03 | Eluardienne

La librairie la plus proche l’est pour la géographie et pour le cœur. C’est une découverte en deux temps. Avec un instant de flottement entre les deux. D’abord il y a le nom, c’est par là que j’entre dans la librairie. Le nom di la poésie, dit Eluard, dit du sensible et de la couleur. Elle dit du bleu, elle Continuer la lecture#livre #03 | Eluardienne

livre #03 Librairie Le Phœnix, Grand-rue, Pouatié

Quand on entrait dans la librairie le Phœnix, Grand-rue, à Pouatié, il fallait d’abord se faire à l’odeur de brûlé, et cela en rebutait plus d’un ce relent irritant la gorge et les narines, c’était comme pénétrer dans un antre antique, une caverne où l’on aurait fumé le gibier, durci à la flamme les pointes des épieux : et pourtant Continuer la lecturelivre #03 Librairie Le Phœnix, Grand-rue, Pouatié

#livre #07 #08 | mise en abîme

d’encres et de plomb écrasant comme un soleil il n’est plus qu’ennuis Et puis l’immensité effrayante, incommensurable, de tout ce qu’il faudrait savoir, pouvoir, rompre : secrets des familles, interdits, non-dits, omerta, tabous, indicibles. Abyssal volume de silences toxiques que l’eau dans la bouche occulte, interdit de cracher. On ne dira jamais assez ce que les polyphonies doivent au concert Continuer la lecture#livre #07 #08 | mise en abîme

#livre #03 | la librairie en cinq actes

Acte 1  L’institutrice est communiste, d’héritage, de conviction, de pratique. Exilée à Paris, qu’y fait-elle? Elle rêve nature, soleil, chevaux, livres, révolution. Il faut commencer. Rentrer au pays, créer un lieu, une cellule. Au village – gros village, petit bourg – on la connaît. Une place, des platanes, une fontaine. Elle l’imagine là, sa librairie. Comme une carapace, à peine Continuer la lecture#livre #03 | la librairie en cinq actes

#livre #03 | l’Ariane

Les portes de la librairie sont au nombre de deux. Une porte d’entrée et une porte de sortie. Et gare à ceux qui voudraient entrer par la sortie ou sortir par l’entrée. Le lecteur pénètre dans une première pièce surchargée de nouveautés, de couvertures colorées, il grapille, il virevolte, s’assure à plusieurs reprises qu’il a bien le nom du livre Continuer la lecture#livre #03 | l’Ariane

#le livre comme fiction #03 | fragments de librairies

J’ai peu la mémoire des lieux, je n’ai pas la géographie précise. Dans ma mémoire, tout est îlot et fragment. Il y a la toute première librairie. Celle de la ville où j’ai grandi. Elle faisait papeterie aussi et presse et tabac. Pas une vraie librairie. Elle s’appelait « Maison de la presse ». Sans doute une franchise. D’ailleurs, les espaces papeterie Continuer la lecture#le livre comme fiction #03 | fragments de librairies

#livre #03 | Deux livres à la fois

Dans la rue commerçante, la librairie n’existe plus. Elle a déménagé, elle est maintenant dans une autre rue, pas trop loin, une rue perpendiculaire à celle d’avant. La ville n’est pas très grande, elle n’aurait pas pu aller bien loin. Maintenant à la place de l’ancienne librairie il y a une boutique qui vend des vêtements, comme toutes les autres Continuer la lecture#livre #03 | Deux livres à la fois

#livres #03 | Si par un jour d’automne…

Le touriste flâne ; il se tord les pieds sur les pavés inégaux d’une rue étroite et sans trottoir, creusée en son milieu par le souvenir du ruisseau qui y courait encore il y a quelques dizaines d’années ; il a suivi les escaliers qui dévalent de la cathédrale vers le fleuve, franchi une placette régulièrement pavée plantée de jeunes arbres ; il Continuer la lecture#livres #03 | Si par un jour d’automne…

#livre #03 | Corpus

« Tout le monde trouve son compte dans le jeu que tout le monde joue ». Morale décevante sur la dernière feuille d’un livre qui promettait tant, dévoré trop vite. Avant de rabattre la couverture de sa main encore valide, Ramón Tarrega lève le menton, ferme ses yeux cernés et prend une longue et lente inspiration. Il faut finir ce voyage littéraire Continuer la lecture#livre #03 | Corpus