#chroniques #04 | Avancées

1 Pas question, non pas question de laisser le monde aller à sa perte, de tergiverser, encore et encore, de se taire  Avancer, marcher, raconter, chanter Osez, vous lever et crier 2 Après-midi d’été Chaleur excessive d’un été qui n’en finit pas, des bruits infimes comme celui de la mouche qui vole dans la pièce, petit bruit incessant, agaçant qui Continuer la lecture#chroniques #04 | Avancées

#chroniques #01 | mémoire

1 | DU MONDE Un monde qui ne protège plus ses zones humides ne mérite plus qu’on le sauve [ Un slogan écrit pour le rassemblement de protestation contre la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse ? ] 2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL Carrefour entre le pont Saint-Esprit sur l’Adour à Bayonne et la rue d’Alsace-Lorraine longeant Continuer la lecture#chroniques #01 | mémoire

#livre #07 | Comme un phare

C’est comme la lumière d’un phare à éclats, comme le phare de Chausey que je vois depuis mon lit quand je vais passer la nuit chez J., elle me garde toujours ce petit lit, installé sur le palier, pas très confortable, mais avec la vue sur le phare à travers la grande fenêtre du milieu. Lumière, ombre, lumière, ombre. Juste Continuer la lecture#livre #07 | Comme un phare

#le livre comme fiction #03 | fragments de librairies

J’ai peu la mémoire des lieux, je n’ai pas la géographie précise. Dans ma mémoire, tout est îlot et fragment. Il y a la toute première librairie. Celle de la ville où j’ai grandi. Elle faisait papeterie aussi et presse et tabac. Pas une vraie librairie. Elle s’appelait « Maison de la presse ». Sans doute une franchise. D’ailleurs, les espaces papeterie Continuer la lecture#le livre comme fiction #03 | fragments de librairies

#construire #08 | Tancarville

Le nom de Tancarville traverse des générations d’histoires répétées, immobiles comme les heures à attendre le bac, et puis une autre histoire démarre avec la construction du pont, tout accélère, mais le temps que j’arrive, la famille a déménagé. À chaque rediffusion télévisée du « Cerveau », dans un plaisir rituel, nous guettons le moment où apparaissent les haubans qui soutiennent le tablier, le Continuer la lecture#construire #08 | Tancarville

#construire #06 | Velours

Sur le mur deux carrés, deux cadres, fond de velours. Comme la crasse s’incruste, rend gris le velouté bleu roi, creuse des lignes sur la surface jadis unie (carré de gauche, avec un profil d’ange en relief, petite aile derrière l’épaule), comme la saleté élimine tout éclat au rouge bourbon de l’autre fond de velours (carré de droite, avec un Continuer la lecture#construire #06 | Velours

#histoire #10 | Non, elle est comme tu ne la vois pas

Non, voilà comme elle est : rejetant les pères, dominée par les chiens, perdant des pierres et traînant des radeaux. Non, voilà comme elle est : gravant dans le dur du bois des clous de papier fin, dessinant dans la mer des ronds et puis des lignes, sautillant d’île en île, elle grave sa carte à elle sur tout ce qui Continuer la lecture#histoire #10 | Non, elle est comme tu ne la vois pas

#histoire #10 | Objection de conscience

Oui voilà on le sait trop comme ils reviennent de l’enfer : des gueules cassées des corps épuisés décharnés désarticulés écrasés lacérés en mille éclats de chair éparpillée, Voilà des têtes :  pleines de vide et de trop plein qui chutent dévalent des torrents de souvenirs de peurs incontrôlées incontrôlables insupportables de gestes regrets de geste vengeance de gestes sauve qui peut Continuer la lecture#histoire #10 | Objection de conscience

#histoire #09 | Tern flyways

La saison estivale est la plus propice pour notre départ. Fin juillet, pendant vos vacances. Notre destination est toujours la même, depuis des temps immémoriaux, avec des plans de vol qui varient légèrement selon les vents dominants. On part du Groenland, ensemble, parents et petits aptes à supporter le voyage. La traversée de l’Atlantique est un jeu d’enfants à côté Continuer la lecture#histoire #09 | Tern flyways

#histoire #08 | Les jeux sont faits rien ne va plus

Je suis assis sur un lit Un lit qui porte ma peine à me mouvoir depuis deux semaines que je suis ici En face de moi un homme allongé sur un lit identique On s’est peu parlé depuis que je suis arrivé après lui suffisamment pour comprendre qu’il sortirait bientôt comme moi Pas par la même porte Il est sympathique Continuer la lecture#histoire #08 | Les jeux sont faits rien ne va plus