A propos de George Baron

J'aime la lecture, la SF et l'Oulipo. J'ai commencé à écrire, et plus j'écris, plus j'ai envie d'écrire. Plusieurs projets en cours, rien de finalisé.

arts de la fiction #01 | vague

Voyage dans une carte — une carte qui est un territoire — qui est le territoire — il n’y en a pas d’autre — une carte à l’échelle 1 :1 — mais je sais que c’est une carte. Je suis les routes qui y sont dessinées. Vers l’ouest. Traversée de la zone, des arbustes, hauts peut-être d’un à deux mètres, plantés Continuer la lecturearts de la fiction #01 | vague

#chroniques #09 et #10 | at last…

Mort d’une baleine Elle s’était échouée sur la plage, mourante. Elle est morte avant que la tempête ne l’emporte, la retourne et la redépose sur la plage, un peu plus haut près des dunes. Puis la mer s’est retirée. Les rares charognards encore vivants l’ont décharnée et digérée. La mer est revenue. D’autres tempêtes l’ont lavée, les vents de sable Continuer la lecture#chroniques #09 et #10 | at last…

#chroniques #08 | à l’os

1. Je suis si impressionnable que je ne suis plus que feuillets à déchiffrer. 2. du réel C me téléphone, non pour prendre de mes nouvelles, ni pour me proposer une sortie, ni pour discuter de sujets qui nous intéresseraient tous deux. Non, C n’appelle que pour parler de sa personne, de ses soucis (minuscules), des méchants qui lui en Continuer la lecture#chroniques #08 | à l’os

#chroniques #07 | le monde comme il va

1. Du monde Dire oui au monde ? Oui, si seulement… 2. Suppose que ton smartphone ne te quitte plus, ce qui est vraiSuppose qu’il conserve tes photos et tes textos, ce qui est vraiSuppose qu’il garde en mémoire tes déplacements, ce qui est vraiSuppose qu’il les envoie tu ne sais ni où ni à qui, dans les nuages, ce qui Continuer la lecture#chroniques #07 | le monde comme il va

#chronique #06 | faim de rêves

Publié une première fois le 16 août vers 13h. Constat de disparition le 17 à 0h00… Re-publié le 17 à 00h27. L’image, elle, était restée dans le répertoire. Elle y figure désormais deux fois. Si vous avez faim, servez-vous 😉 1. du  monde à force de brasun monde nouveau s’élèvejailli de nos rêves 2. manger T’as faim ? Mange ton poing Continuer la lecture#chronique #06 | faim de rêves

#chronique #05 | identités

1. Fierté de savoir signer son nom.Fierté d’avoir appris seul, obstinément. Note : Médard Bléry, né en 1741. N’a pas pu aller à l’école et apprendre à écrire. Commence à signer à partir de 1774 ; il a alors 33 ans. 2. collections Collections d’enfant : cartes à jouer, une pour chaque paquet de biscottes. Elles portaient au dos la silhouette du Mont Continuer la lecture#chronique #05 | identités

Chronique 03 | « mariner dans ses archives »

1. Du monde Écoute l’oiseaudans la nuit encore noires’éveille le monde 2. zapping  | des incendies hors de contrôle dans l’Ontario | n’importe quel style | quelle est la part du hasard pour vous | une demi-heure pour passer de 47 à 85% | il y en a un qui est allergique à l’ail | des choses qu’on ne cherche Continuer la lectureChronique 03 | « mariner dans ses archives »

#chronique #04 | et après

1. mise au pas Pas question de poser des questionsPas question de questionner l’autoritéPas question de réfléchir (surtout pas)Pas question de remettre en questionN’exigez rien Écoutez bien ce qu’on vous serinePénétrez vous d’inepties et d’euphémismesPartez Allez allez marchez au pas puisqu’on vous le dit 2. moment critique À quel moment passe-t-on de fixé à stabilisé ? de modérément stabilisé à  contenu ? Continuer la lecture#chronique #04 | et après

#chronique #02 | le goût du monde

1. du monde comment goûter la lumière sans avoir recherché la pénombre 2. dans la tourelle Après avoir gravi quatre larges volées de marches de pierre, franchi des paliers meublés de bibliothèques de bois sombre, parcouru un couloir obscur légèrement courbe, monté deux marches, tu entres dans une bibliothèque cachée sous les combles. À gauche, un escalier en colimaçon dont Continuer la lecture#chronique #02 | le goût du monde

#chroniques #01 | du temps et des vivants

1. Un monde qui privilégie l’homme – espèce et genre – ne condamne-t-il pas les autres vivants ? 2. Bus stop Cinq minutes à attendre. Ombre trompeuse de l’abribus vitré que le soleil transforme en bouilloire. Derrière, à l’ombre des arbres qui bordent la voie ferrée, deux en attente. Arrêtées au feu rouge, six voitures, deux blanches, une rouge, une grise, une Continuer la lecture#chroniques #01 | du temps et des vivants