A propos de George Baron

J'aime la lecture, la SF et l'Oulipo. J'ai commencé à écrire, et plus j'écris, plus j'ai envie d'écrire. Plusieurs projets en cours, rien de finalisé.

« chroniques » 00 | Prélude (en attendant)

Les sentiers sont âpres. Les monticules se couvrent de genêts. L’air est immobile. Que les oiseaux et les sources sont loin ! Ce ne peut être que la fin du monde, en avançant.(Rimbaud) 1. Le monde ? Que croyez-vous ? Il tournera toujours, même après notre mort. 2. Clockwork mécanique en vingt-quatre quartiers d’orange (7h00 – 13h00… à peu près). laisser couler le Continuer la lecture« chroniques » 00 | Prélude (en attendant)

#livre #07-08 | À la recherche du livre perdu et de la rose de sable

Mille et une nuits. La référence aux Mille et une nuits était présente dans le titre, j’en suis presque certaine. Je ne me souviens pas du titre exact, encore moins du nom de son auteur. Je sais que ce n’étaient pas Les Nouvelles Mille et une nuits de Stevenson. Ce livre-ci, je l’ai toujours dans ma bibliothèque, et je l’ouvre Continuer la lecture#livre #07-08 | À la recherche du livre perdu et de la rose de sable

#LLCF #06 | Robert-Louis, Alexandre, Enid et les autres

Je me souviens de l’appartement et de mes lectures d’enfant. L’appartement était immense aux yeux de l’enfant. Je dis « l’enfant », à cause de son premier prénom, identique à celui du père, et du second, qui était celui de la mère. On lui avait certes assigné un genre, qui lui faisait fréquenter l’école des filles et porter des jupes. Mais quand Continuer la lecture#LLCF #06 | Robert-Louis, Alexandre, Enid et les autres

LLCF_#05 | Feu de joie

Je fis un feu, l’azur m’ayant abandonné…Paul Eluard Je me souviens des boîtes à livres. Il y en avait une sur la petite place, devant mon école. Elle était collée, comme nichée contre le tronc d’un platane. Une sorte d’armoire en bois peinte en gris, haute et profonde, avec quatre étagères. De chaque côté, des planches fixées verticalement donnaient l’impression Continuer la lectureLLCF_#05 | Feu de joie

#livres #04 | bois, carton, papier

Déballer sa bibliothèque. Au sens propre. Regarder, au milieu de la grande pièce de l’appartement que l’on vient de louer en urgence, la pile, l’amas plutôt, de cartons. Se demander où on va ranger tout ça. Les déménageurs ont remonté l’armoire, la table, posé les deux fauteuils et entassés les cartons. Rester là, immobile, sur l’un des fauteuils. Les cartons Continuer la lecture#livres #04 | bois, carton, papier

#livres #03 | Si par un jour d’automne…

Le touriste flâne ; il se tord les pieds sur les pavés inégaux d’une rue étroite et sans trottoir, creusée en son milieu par le souvenir du ruisseau qui y courait encore il y a quelques dizaines d’années ; il a suivi les escaliers qui dévalent de la cathédrale vers le fleuve, franchi une placette régulièrement pavée plantée de jeunes arbres ; il Continuer la lecture#livres #03 | Si par un jour d’automne…

#livre #02 | monde instable

Il est rangé à plat sur une étagère, coincé entre de grands classeurs et des cahiers à spirale 24×32. C’est un vieil atlas, à la reliure flageolante de toile marron qui ne retient plus ses pages, trouvé il y a trois ou quatre ans, il me semble, dans un carton posé sur le trottoir. Il date des années 50 : l’Allemagne Continuer la lecture#livre #02 | monde instable

#livre #01 | Des rubans d’or dans un champ vert

C’était un trésor. L’oncle les empilait devant l’enfant. Quel âge avait-il ? huit ans ? neuf ? Était-il, cet enfant, assis sur une chaise ? ou sur un fauteuil bas, de ce genre dit « crapaud » ? Pas dans la cuisine. Sans doute dans la salle, la « belle pièce », celle où on ne s’asseyait autour de la vaste table cirée que pour les repas de fête. Continuer la lecture#livre #01 | Des rubans d’or dans un champ vert

#construire #12 | avant de partir sur les rails

Où maintenant ? Un train. Un train qui roule. Un siège dans une voiture (se souvenir que lorsqu’il s’agit d’un train de voyageurs, on ne dit pas « wagon », mais « voiture ». c’est ce qui est écrit sur leurs flancs, ou sur les billets : « voiture n°3 »). Un siège dans une voiture, donc. Côté fenêtre. Pour la vue. Et côté gauche de la voiture, Continuer la lecture#construire #12 | avant de partir sur les rails

#construire #11| Le coût de la panne

[la panne: celle de velours, qui recouvre le divan.] Le coup de la panne, il nous fait le coup, le père François, le coup de la panne.Y aurait-il en préparation un livre, Comment surmonter la panne en sept leçons ?  (sous-titré De la résilience en écriture), ou un numéro hors-série (numéro double, juillet-août 2026) du magazine La Nouvelle Fabrique de Littérature ? Continuer la lecture#construire #11| Le coût de la panne