livre #02 Errances

Ce que mes errances ont eu de plus vagabondes, ce n’est pas leur caractère aléatoire — passer d’un lieu inconnu à un autre, séjourner dans des maisons abandonnées, des grottes, des souterrains désaffectés, des abris effondrés, toujours ignorer à l’avance où j’en viendrais à me blottir pour la nuit —, non, tout cela est dans le fond très répétitif, très Continuer la lecturelivre #02 Errances

#livre #07 #08 | mise en abîme

d’encres et de plomb écrasant comme un soleil il n’est plus qu’ennuis Et puis l’immensité effrayante, incommensurable, de tout ce qu’il faudrait savoir, pouvoir, rompre : secrets des familles, interdits, non-dits, omerta, tabous, indicibles. Abyssal volume de silences toxiques que l’eau dans la bouche occulte, interdit de cracher. On ne dira jamais assez ce que les polyphonies doivent au concert Continuer la lecture#livre #07 #08 | mise en abîme

#livre #02 | Atlas de mes écrits

Il a fallu du temps pour que de ce magma ocre et rouge surgissent des briques et du ciment, des immeubles et des trottoirs. La ville s’y déplie dans une logique qui est la sienne. Elle tourne entre quelques rues qui n’ont pas la même odeur selon le jour ou la nuit, selon la densité du texte. Un chien errant Continuer la lecture#livre #02 | Atlas de mes écrits

livre fiction #01-02 | totémique

Sommaire 01 | intempestif02 | insulaire03 | totémique 01 | intempestif Pourquoi ? Mais pourquoi donc, avec tous les livres dont les murs de la bibliothèque m’entourent, il a encore fallu que je tombe sur celui qui ne s’y trouve pas ? Va comprendre. J’étais pourtant sûr de le retrouver facilement, tout en bas à gauche, case théâtre, pas la plus fournie, Continuer la lecturelivre fiction #01-02 | totémique

#livres #02 | Déambulation

Il aurait fallu remonter à la source pour retrouver si ce n’est l’original du moins la copie d’un planisphère réalisée à l’encre de Chine par mon frère quand il était enfant et que mes parents avaient encadré et accroché au mur sous la pendule du couloir d’entrée. Ce fut pour moi qui était plus jeune que mon frère la première Continuer la lecture#livres #02 | Déambulation

#livre #02 | La nature efface les frontières

Il n’y avait pas d’Atlas à la maison. Il y avait les cartes routières Michelin de toutes nos destinations de vacances, les cartes jaunes et numérotées, pliées en accordéon, qui se dépliaient sur toute l’étendue du tableau de bord lorsque les parents voulaient « préciser l’itinéraire » pour ne pas risquer de faire peur aux enfants en avouant qu’ils s’étaient perdus. Lire Continuer la lecture#livre #02 | La nature efface les frontières

#02 | Couleur de la mer

Il y avait un globe terrestre sur le bureau de mon grand-père, à côté d’un grand bocal transparent contenant des pastilles à la menthe couleur de la mer. Ces nombreuses pastilles collées les unes aux autres, comme les gouttes d’eau inséparables des océans me fascinaient. Le globe et le bocal, deux objets pour un premier souvenir d’atlas. Difficile d’en trouver Continuer la lecture#02 | Couleur de la mer

# livre 02 # | je ne sais où

1. sur le tarmac d’Orly, combien de pistes à ce moment-là (une ou deux – sud et ouest – on y a mis des chiffres, cette époque est tellement nulle) – documenter l’ouverture de ce moment-là, déjà vu lu entendu peut-être – les cent mille volts, les cinq dernières minutes comme les cinq colonnes à la une Pierre D, Pierre Continuer la lecture# livre 02 # | je ne sais où

#livre #02 | papier peint

D’atlas, il n’y en a qu’un, les autres ne sont qu’ersatz, fac-similés, ouvrages indistincts. Celui-ci est unique, entre tous repérable. Acheté, recouvert, trimbalé. Son premier atlas. Comme son premier vélo, sa première montre, sa première communion. C’est d’abord un cadeau. Un événement. Il faut prendre sa place dans la queue, devant la librairie. De ces queues devant les librairies, devant Continuer la lecture#livre #02 | papier peint

#livre #02 | S’agripper

Peu importe là où on la croise, elle a toujours une main agrippée à la bretelle de sa salopette. Petite, elle s’agrippait à tout. Aux manches de la robe en velours de sa grand-mère, au beuglement des vaches qui perçait son ventre, à la bruine du dimanche qui obscurcissait le salon et rendait les visages fatigués presque invisibles, aux soupirs Continuer la lecture#livre #02 | S’agripper