livre #07_#08 | entre chien et loup

La couleur de la couverture et les détails de l’illustration étaient des souvenirs nébuleux. Un titre vague, le mot Papa précédé ou suivi d’autres mots, adjectif, pronom personnel ? Durant des années j’étais persuadée que ce livre qui m’avait tant touché, que j’avais dévoré, qui m’avait laissé un sentiment de tendresse, comme une meilleure amie, à mon écoute, réconfortant, était Continuer la lecturelivre #07_#08 | entre chien et loup

#livre #08 | La scène infinie

Une galerie infinie aux parages complexes formés de rideaux plissés dont on ne distingue pas les bords. Le Roi déambule majestueusement tandis que les pages vont et viennent des alentours. LE ROI. — Je suis d’humeur… (Les pages tendent l’oreille) musicale ! PAGE 522. — Sire je saurai vous sussurer six cent sons, ou plutôt percuter promptement vos tympans ou Continuer la lecture#livre #08 | La scène infinie

# le livre comme fiction #07 et #08 | Le livre égaré.

Ce serait un livre égaré. Ou un livre qui n’aurait pas été écrit. Et donc pas lu non plus. Un livre qui n’existe pas. Le récit qu’il contient se faisait depuis la bouche de lui, le patriarche. Avec le jeu de ses sourcils blancs et touffus. Le chef, c’était lui, ce qu’on en croyait à l’époque de l’enfance. L’aura qu’on Continuer la lecture# le livre comme fiction #07 et #08 | Le livre égaré.

#livre #08 | Mal de mer

Parfois je hais la mer. Je voudrais l’assécher, trouver la bonde de cette immonde baignoire et la vider, la vider entièrement, ne plus jamais la voir, ne plus jamais l’entendre, arrêter ce bercement de bébé secoué, arrêter ce vacarme du sifflement du vent quand les vagues ont cessé de se mordre elles-mêmes ou d’assiéger les côtes. Et parfois, je suis Continuer la lecture#livre #08 | Mal de mer

Le livre comme fiction #08 I Ce qui suffit

C’est le souvenir du livre qui la hante, plus que le livre lui-même. Sans doute à cause de l’histoire qu’il contient et qu’elle a découvert un été alors qu’elle était venue passer quelques jours au pays de son enfance. Ce souvenir vient toucher en elle quelque chose qu’elle ignore encore après toutes ses années. Elle avait lu ce livre sous le grand Continuer la lectureLe livre comme fiction #08 I Ce qui suffit

# le livre comme fiction #08| en métamorphose

Car c’est par les ventres que naissent les tremblements. Les générations de femmes qui ont porté dans leurs entrailles une forme nouvelle mais pas totalement. Des vies nous précèdent  où nous sommes déjà en gestation. Des femmes qui sont le creuset de femmes en devenir. On voudrait fixer les commencements, les maîtriser, mais ils ne cessent de nous échapper. On se retrouve Continuer la lecture# le livre comme fiction #08| en métamorphose

le livre comme fiction, 08 La note bleue

Partir. Revenir. Fouler le sable des dunes qui chantent. Caresser le sable des plages, le laisser filer entre les doigts, goûter le sel de la mer, écouter le roulis des vagues, savourer cette détente qui répare. S’étendre et regarder le ciel, lever de soleil en lumière, coucher de soleil en feu, et toujours et partout ces nuages qui écrivent un Continuer la lecturele livre comme fiction, 08 La note bleue

###le livre comme fiction #08 Vie de sable

Quand je fais le point sur mes écrits inachevés (j’ai un dossier intitulé écrits en cours de finalisation), je pense toujours à Hanif Kureishi qui retrouvant les romans non publiés de son père ne les juge ni bons ni mauvais. Ils sont là, certains pourraient faire un court volume presque en l’état, d’autres nécessiteraient un gros retravail même si la Continuer la lecture###le livre comme fiction #08 Vie de sable

#livre #08 | mon livre de sable

Je ne me souviens plus de quelle manière il commence. Ce ne peut pas être avec ma naissance puisque mon livre de sable ne parle pas de moi. Je n’y suis qu’un figurant, qu’un personnage de passage. Avant que j’apparaisse dans l’histoire, il y a d’autres histoires qui sont racontées et qui mettent en scène ceux que je rencontrerai plus Continuer la lecture#livre #08 | mon livre de sable

Le livre dissous / #08 le livre comme fiction

Le début est écrit sur des papiers disséminés sous les fauteuils des stations d’écriture. De tous petits papiers qui auraient de quoi faire l’effet, s’ils étaient rapprochés, d’une nuée de prometteuses lucioles. Des bouts de papier déchirés offrant juste l’espace d’une petite liste de mots. Les mots du début. L’écho se prolonge en graffiti dans les couloirs du métro. Il Continuer la lectureLe livre dissous / #08 le livre comme fiction