A propos de Françoise Guillaumond

Ecrivain, directrice artistique de la compagnie La baleine-cargo sur Wikipedia, ou directement sur la baleine cargo.

#chroniques #01 I De la lumière, de l’immonde et du corbeau freux

Rallumer la lumièreUn monde qui bascule dans l’immonde tic et tac des heures sombres où est passé l’interrupteur ? La nuit je brodeLa nuit je brode mains inertes je guette le jour qui vient viendra peut-être pourvu qu’il vienne ce jour serein qui deviendra demain La nuit je brode mon rien qui s’effondre je le jette aux chiens La nuit je brode et l’envers de ma broderie révèle Continuer la lecture#chroniques #01 I De la lumière, de l’immonde et du corbeau freux

#chroniques #00 I Le lieu qui n’existe que dans ton coeur

Le mondeLu dans la chronique d’André Markowicz : « Tu ne peux pas revenir dans un lieu qui n’existe que dans ton cœur, dans ta tête, un lieu dans lequel le temps existe à la fois, comme pour tout le monde, dans la durée calendaire mais aussi dans cette éternité fragmentaire qu’est celui d’une enfance d’autant plus sans cesse résurgente Continuer la lecture#chroniques #00 I Le lieu qui n’existe que dans ton coeur

Le livre comme fiction #08 I Ce qui suffit

C’est le souvenir du livre qui la hante, plus que le livre lui-même. Sans doute à cause de l’histoire qu’il contient et qu’elle a découvert un été alors qu’elle était venue passer quelques jours au pays de son enfance. Ce souvenir vient toucher en elle quelque chose qu’elle ignore encore après toutes ses années. Elle avait lu ce livre sous le grand Continuer la lectureLe livre comme fiction #08 I Ce qui suffit

Le livre comme fiction #07 I Patrick Marquès où es-tu ?

Ce n’est ni la première ni la dernière fois que je le recherche. Je le fais régulièrement depuis 30 ans. Patrick Marquès vivait dans les années 75 à Villeurbanne. Sa famille habitait entre la boucherie Tolstoï et la fromagerie Le chien sous la table, ce qui nous faisait bien rire tous les deux. C’était un jeune homme longiligne aux cheveux bruns Continuer la lectureLe livre comme fiction #07 I Patrick Marquès où es-tu ?

le livre comme fiction #06 (2) I Un livre ça ne devrait jamais finir

Un livre ça ne devrait jamais finir, comme les illustrés fabriqués par le frère et cousus main, qu’elle découvrait chaque samedi matin en rentrant de l’école sous son oreiller et qu’elle dévorait aussitôt, même si c’était l’heure de manger et durant sept jours elle les relisait, décortiquant chaque planche de BD, s’émerveillant de détails découverts à chaque nouvelle lecture, en Continuer la lecturele livre comme fiction #06 (2) I Un livre ça ne devrait jamais finir

le livre comme fiction #06 (1) I Pourquoi je n’ai jamais réussi à lire Jules Verne

Ils disaient  :  touche pas aux livres de ton frère, ce sont des livres pour garçons. Je regardais les quelques Jules Verne alignés derrière la porte vitrée de la petite bibliothèque en bois sombre posée contre le mur granité qui courait jusqu’à l’immense fenêtre orientée nord – toujours froide même en été – avec derrière, en contrebas,  le pré de Monmon Continuer la lecturele livre comme fiction #06 (1) I Pourquoi je n’ai jamais réussi à lire Jules Verne

#livre #05 I Que sont mes amis devenus

Elle a dit : Anton est parti. Il y a eu un silence, elle pleurait.  J’avais traversé la terrasse, couru dans le pré en contrebas pour trouver l’endroit près de la cabane des enfants où le portable pouvait capter.  Elle a répété  : Anton est parti. J’ai sûrement lâché un : Oh non… tandis qu’elle sanglotait au bout du fil. Prière Continuer la lecture#livre #05 I Que sont mes amis devenus

#livre #04 | Apprendre à dire adieu

On accueille l’homme sur la terrasse en lauze. Il est venu avec ses garçons de 8 et 6 ans. On lui ouvre la porte de la maison. On passe en revue chacune des pièces : cuisine, chambres, bureau, salle de bains, toilettes, salon-salle-à-manger, grenier, appentis. On ouvre les placards, buffets, armoires, commodes, penderies, bibliothèques… De retour dans le salon-salle-à-manger on s’assied autour d’une table en bois Continuer la lecture#livre #04 | Apprendre à dire adieu

#livre #03 | On pourrait en mourir

On s’arrête devant la porte vitrée. On jette un coup œil distrait au présentoir à cartes postales devant la vitrine.Entrer c’est pénétrer dans une succession de salles organisées en enfilade qu’on traverse en montant ou en descendant des marches. Chaque salle est dédiée à un type de livres particuliers : littérature française, littérature étrangère, poésie, livres d’art, photographies, science fiction, polar, mangas, bandes Continuer la lecture#livre #03 | On pourrait en mourir

#02 (bis) I Je déclare la guerre à…

L’Atlas on le dessine à la craie dans la cour de récréation. C’est une représentation circulaire du monde découpée comme un camembert. Chaque part représente un pays que l’on symbolise avec son initiale : F = France, A = Allemagne, E = Espagne, I = Italie, etc. Ensuite on joue à « Je déclare la guerre à… ». Ce n’est pas Continuer la lecture#02 (bis) I Je déclare la guerre à…