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Dans l’autoportrait en boxeur, les mains du peintre sont occupées au (ou par le ) combat. Gracilité du buste en plan poitrine, lui, sur un fond jaune (or jaune des icônes) : les mains on dirait des moignons; violette-rouge la tête penche et, dans l’obscur du contre-jour grimace. Cette façon de poser les couleurs comme des ecchymoses sur la chair. Impuissance. Impuissance. Dans ce vrai faux combat devant la glace qui regardes tu ( que les miroirs comme la copulation sont abominables, parce qu’ils multiplient le nombre des hommes.. propos de, rapportés par… ) pauvre mime. Qui boxe quoi. Comme s’il voyait la mort cependant que le regard s’absente. Affronter? Esquiver? Faire peinture de soi est-ce combattre? Qui sera l’adversaire ? trop souvent insister au mauvais endroit et se perdre dans les détails . Contre qui, contre quoi te bas-tu? Juste prendre la pause? quand il faut affronter le réel tu te débines dans la couleur… (à une lettre près dans la douleur ).
1/
« Dans le combat entre toi et le monde seconde le monde.» F.K.
Et comment va le monde?
Il chauffe
(misère des mains comme des bouches vides).
2/
Le panneau indique route barrée ( Si la route est interdite ou bien folle ?) Ta mère, elle est complètement barrée, a crié l’homme à l’enfant, je suppose qu’il voulait dire folle.
Deux cents mètres plus loin, il y a un trou, un trou au carré, d’une profondeur d’au moins dix pieds protégé par petite une barrière de sécurité rouge amovible. Comme une tombe au milieu de la chaussée? ( « elles accouchent à cheval sur une tombe… ») folie des mères qui donnant la vie vous propulsent dans la mort
Au 53 de la rue de La Mission, un palmier énorme dépareille, —on dirait un énorme ventilateur— c’est pas commun sur cette ile atlantique : nostalgie des colonies ? Des lions de pierre reconstituée font cerbères; je prends le virage à gauche, il est 17h17
( précisions des horloges numériques : des chiffres qui se répètent comme si le temp s’arrêtait )
« marée courant fort prise de chien tenue en laisse » Le panneau de métal a des trous. Vol d’oiseaux blanc, échange de becs. Et loin sous la masse grise des nuages cette lueur comme une pluie d’or : l’évanescence, du clocher
L’hélicoptère, ici, n’est jamais de bon augure. Il tourne, il tourne. Il s’approche, en tournant il lève une poussière ocre et disparait. 17 heures 31. Le bruit s’étouffe.
Quelques gouttes de pluie. Un tas de sel à cinq dos comme une petite montagne.
Au calvaire du port, et chants d’oiseaux en écho, je nous revois enfants à genoux avec une petite pelle rouge en métal : Tombeau pour une hirondelle. Est-ce qu’une pensée qui survient c’est aussi du réel ( cogito tête à Toto)
Un oiseau —ils me poursuivent—, entre dans la maison : plumage tacheté, il ne vole pas. Si aucune aile ne pend, c’est un jeune encore encombré de ses ailes, dit la femme au téléphone, j’ai appelé la réserve aux oiseaux : ouvrez tout il partira.
Affronter ma peur. L’oiseau enfermé tape dans ma tête
Une image de pigeon mort au milieu de nageurs ou cet homme qui cuit un œuf de poule sur sa gouttière ou Mirella Freni en Violetta qui meurt: arrêter de scroller
19H12 Je coupe une aubergine énorme je vois un corps ; dans l’autre pièce elle chante c’est joli, un peu faux
Si tu peux déboucher l’évier, dit ma mère, elle porte un chapeau mauve et sourit
Tout ce qui flotte à la dérive
4/
Sujet pour une petite nouvelle : le goéland d’hier doit être mort ( ceci n’est pas une mouette) Devant le grand marais aux oiseaux qui est comme un lac je vois Nina. Le théâtre me rattrape. (Je suis une mouette non, ce n’est pas...) Nina est un personne qui arrive. et disparait: « Si Nina n’est pas arrivée la pièce sera manquée » dit un autre personnage…
Que faire des phrases volantes —comme des mouches ou comme des abeilles, (ce qui ne revient pas au même) : Écrire; écrire quoiqu’il arrive
La mouche de M.D.
L’abeille de E.D.
Ecrire avec la mouche
Ecrire avec l’abeille
Boxer la mort
Merci Nathalie : voilà qui devrait nous mettre le pied à l’étrier. Je reviendrai boxer la mort.
Grand merci Nathalie. Aide précieuse à ma compréhension de cette complexe consigne. Merci, merci.
Merci d’avoir commencé! D’emblée, j’accroche au 2/ et je me dis, oui! on va suivre chaque semaine le réel d’une île atlantique! Ravie (enlevée) par le texte, même si violent (tous les oiseaux…) et c’est vraiment le monde. Merci!
merci de cette ouverture en grand… qu’est-ce que ça va nous aider pour les réglages et le tremplin…