#chroniques #02 | Des rayons

2.1                  | DU MONDE « COMMENT ËTRE EN FEU SANS BRÛLER ? » 2.2                | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL Evier plein de vaisselle sale, des assiettes debout comme pour crier leur abandon, un néon blafard les éclairant du dessus, un robinet, deux plaques chauffantes salies des mêmes restes de sauce que dans les assiettes qu’on ne voit Continuer la lecture#chroniques #02 | Des rayons

#chroniques #00 | Tiens, je crois bien qu’il manque que le feu…?

1 | DU MONDE Où va le monde ? Là où il est toujours allé. 2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL 7h15 :Tout ça pour ça. J’ai trouvé la question et la réponse du jour. 8h03 : Les états des étagères me gênent. Pas là maintenant, tout de suite. Depuis que je les ai remplis. Comment espérer travailler comme ça ? Continuer la lecture#chroniques #00 | Tiens, je crois bien qu’il manque que le feu…?

#histoire #04 | Les trous d’eau

On en n’a pas fini avec les pourquoi dans cette famille.  T’étais où ? Pourquoi t’étais sortie ? Pourquoi tu n’aides pas ta mère ? Ce ne sont pas mes enfants, pourquoi je devrais m’en occuper ? Je n’ai rien choisi. On est une famille, dit le père, on prend soin les uns des autres, on partage les tâches, tu es l’aînée, tu Continuer la lecture#histoire #04 | Les trous d’eau

#histoire #05 | L’eau et les rêves, Gaston…

Témoin 1 Le fleuve n’est pas encore dans son lit. Les gens parlent de crues sans savoir, mais là, il n’est même pas encore dans son lit. Il est encore au moins à cinquante mètres du chemin de halage. Les arbustes de l’été n’ont même pas les pieds qui trempent encore. La centennale, ça fait bien cent cinquante-neuf ans qu’il Continuer la lecture#histoire #05 | L’eau et les rêves, Gaston…

#rectoverso #10 | Parc imaginé.

Très souvent il avait emmené son petit-fils dans ce parc ancien. Pas pressés, ni l’un ni l’autre. Le temps de flâner, d’enlever le caillou dans la chaussure qui pique d’apercevoir la fourmi et de relever le nez pour voir du coin de l’oeil le papillon rouge et marron, d’arriver vers le grand bassin rond rempli d’eau le petit a amené Continuer la lecture#rectoverso #10 | Parc imaginé.

#rectoverso #7 | La grande marée

…de nos cerveaux rongés monte l’hymne à la joie Bernard Lavilliers – 1975 RectoDebout devant le bac de l’évier à laver des légumesA regarder couler le filet d’eau fraîcheA se dire qu’ici et maintenant il y a des légumes et de l’eauLe fait est qu’il y a encore de l’eauFraîche et potableLe fait qu’il faut beaucoup d’eau pour laver les Continuer la lecture#rectoverso #7 | La grande marée

#rectoverso #01 #02 #03 #04 #05 #06 #07 #08 #09 #10 #11 #12 #13 #14| (titre à venir)

# 1 Recto Le monde ne se ressemblait plus, avec presque rien, en partant de rien, il fallait inventer le bout de territoire, c’est en marchant vers le territoire, dans une allée d’un jardin, ou sur la grande avenue d’une capitale, c’était pareil, qu’on aboutisse au Taj Mahal, ou sur l’envers d’une autoroute – les bornes à essence, le comptoir Continuer la lecture#rectoverso #01 #02 #03 #04 #05 #06 #07 #08 #09 #10 #11 #12 #13 #14| (titre à venir)

#écopoétique #08 | Petit bateau

Prendre une feuille de papier, rectangulaire, A4 par exemple, écrite ou pas, une version antérieure de ce texte, ce sera le papier parfait. Plier au milieu, longueur puis largeur, pour marquer les plis. Plier en deux dans le sens de la hauteur, ramener les coins sur le pli du milieu, replier le bas du papier vers le haut, faire de Continuer la lecture#écopoétique #08 | Petit bateau

écopoétique #08 | Pierre Patrolin, ce que l’eau voit de la ville? Rien.

« Du pays d’où je viens, on respecte les gens comme moi, ceux qui ont peur de l’eau. On dit qu’ils connaissent son pouvoir. » Un petit mensonge. Parce que je ne connais rien du pays d’où je viens. Pour expliquer ma peur de l’eau, à la mer, en bord de fleuve, en bord de rivière, à la piscine, dans le bain, Continuer la lectureécopoétique #08 | Pierre Patrolin, ce que l’eau voit de la ville? Rien.

#écopoétique #06 | De goutte à goutte

Pluies, remplissez le bassin de nos mots Pluies, reprisez au petit point la blanche nappe de nos phréatiques banquets  Pluies, averses, ondées, orages, déluges, cataractes, giboulées, trombes, crachins ou fines bruines,    entrez là en cortège, vos eaux sont les bienvenues Pluies, étoffez les torrents, les ruisseaux, donnez-leur corps et âme, fouettez leur ingénue transparence jusqu’au blanc de l’écume, jusqu’au sombre de Continuer la lecture#écopoétique #06 | De goutte à goutte