Écrire-film. #5 Pousser la porte. Vertiges dans le réel.

Je voudrais être dans la tête de Koltès au moment où il entre dans le théâtre pour la représentation de “Médée” de Sénèque avec Maria Casares.Il a été médusé par sa puissance, soulevé par sa force. Je le vois avec sa bienveillance et sa luminosité. Maria Casarès, Il l’a vue peu par la suite mais ce qu’il avait vu comptera Continuer la lectureÉcrire-film. #5 Pousser la porte. Vertiges dans le réel.

transversales #04 | commencer, ça s’appellerait «Savoir continuer»

Une bonne clé de bras, aussitôt les menottes. tout de suite les coups de poing, les douleurs, la tête maintenue à terre, lui à côté qui voulait t’aider emmené lui aussi, embarqués dans le fourgon, passage par l’hôpital, épaule démontée, retour commissariat, pas d’attelle, on n’est pas une pharmacie. Tout s’enchaîne comme il s’y attendait, menaces, insultes, humiliations, la cellule Continuer la lecturetransversales #04 | commencer, ça s’appellerait «Savoir continuer»

transversale # 03 | son chapeau tout gelé était-il bien le chapeau de sa femme ?

Le chapeau à terre ne sait plus ce qu’il est, mais comment faire maintenant que je n’ai plus de tête où me poser , je suis fou ? je suis aveugle ? je n’existe plus ? Et mon étiquette ? Elle me dit made in China, vraiment ? Ça m’étonne. Impossible. Mais où est-elle ? Pourquoi me fuit – elle Continuer la lecturetransversale # 03 | son chapeau tout gelé était-il bien le chapeau de sa femme ?

transversales #02 | compressions

Être emprisonné, frayeur, jamais vaincue ? Le temps qu’il faut pour y arriver. Lui il peut, une seule phrase et il a fait barrage. Se rendre intouchable, se regarder de haut, de très haut. Son père déjà, son frère aussi avant lui, tant d’autres à côté de lui. D’un enfermement à un autre, on va dans ce pays. Rien à Continuer la lecturetransversales #02 | compressions

vers un écrire/film #04 | depuis longtemps.

Il est celui qui erre, il ne sait plus le chemin. Il est celui qui erre, il ne se rappelle rien d’autre. Il est celui qui erre, il se rappelle avoir toujours erré. En errant, en étant celui qui erre, il reste celui qui erre, il se prend pour un mendiant. Errant il se prend pour un mendiant infect et Continuer la lecturevers un écrire/film #04 | depuis longtemps.

vers un écrire/film #03 | heureux mercredi.

Pièce encore noire. Une lampe brille sur la tabe, un bol marron une serviette à carreaux rouge et blanc. Par la fenêtre trois quatre appartements allumés léger éclaircissement à l’est. La bouilloire chuinte.Un matin très doux est arrivé imperceptiblement comme une sortie de rêve encore en mouvement. L’air est retenu en suspens tout remue doucement n’a pas trouvé sa couleur Continuer la lecturevers un écrire/film #03 | heureux mercredi.

vers un écrire/fim #02 | une minute un de la ville.

Il est au milieu du plan | devant un éboulis de pierres | a sa gauche un vieil olivier | qui se détache sur un fond grisâtre | à la main droite un téléphone portable | main gauche sur la ceinture | en jean et chemise à carreau | le tee-shirt noir | tenue décontractée | mais visage crispé | Continuer la lecturevers un écrire/fim #02 | une minute un de la ville.

vers un écrire/film #01 | pas tout de suite.

/ On la voit regarder, ranger, passer d’une pièce à l’autre, revenir dans la cuisine. On entend la sonnette, elle se fige attend puis passe sur le balcon ouvre la porte : Un jeune homme est là, en costume et attaché-case. Elle le fait entrer, il se montre pressé, regarde par dessus la balustrade, inspecte le mur puis demande par Continuer la lecturevers un écrire/film #01 | pas tout de suite.

autobiographies #15 | cinq passages.

<i>Je le connaissais depuis longtemps et lui avais souvent demandé comment il avait pu travailler à ce point dans sa vie. Jamais je ne l’ai entendu se plaindre. Il avait juste son certificat d’études, comme moi…Par petits bouts, j’ai compris. Il n’était pas trop bavard.<i> Il a vingt-quatre ans. Dans le train Lyon-Paris entre deux mondes, entre le Maroc et Continuer la lectureautobiographies #15 | cinq passages.

autobiographie #11| silhouettes essais

Il n’ a pas de pipe comme Apollinaire, il tient son vélo. Gris le vélo, le bonhomme, gris. Un gris élancé, mince, un gris sombre et monstrueux, monstrueux parce que les yeux gris. Une silhouette absente fugitive, comme un qui ne veut pas avoir mal. Se cache. Une aventure périlleuse, énergie ou fatalisme, le choix. Les lunettes et le gris Continuer la lectureautobiographie #11| silhouettes essais