#anthologie #13 | 3983 signes pour la 167

C’est un parc où sont les êtres. Comme dans le rêve, les sangliers sans visage. On ne voit que leurs œuvres : la terre dénudée d’herbe, le contenu des poubelles étalé. Maintenant, un chien seul, paisible. Il m’ignore. Il passe près des fleurs bleues. Il n’en connaitra pas la couleur. À distance un autre massif de fleurs mais jaunes et leur Continuer la lecture#anthologie #13 | 3983 signes pour la 167

#anthologie #25 | Bifurcation

0 – Naître 1 – Traversée 2 – Le canapé en velours rouge 3 – Le stylo Bic quatre couleurs 4 – Habiter 5 – Je n’y pense pas 6 – Seule 7 – Soirée d’été 8 – La vieille 9 – Gueule cassée 10 – Pierre Beslay 11 – Partir si tard 12 – J’y suis allée 13 – Continuer la lecture#anthologie #25 | Bifurcation

#anthologie #24 | Si loin vers l’intérieur

crédit photo : Claude_Jonas Tinos Prologue : Les réponses1. Pourquoi changer ?4. Planque ultime5. Vivable pas vivant6. Plus simple expression7. La pénombre tourne autour du soleil11. Rentre avec Sasha12. Sofia-Boston-Glasgow-Beyrouth-Sauveterre13. Coupé de tout14. Idiomes antiques15. Ne suis pas17. Sole Célérier20. La très longue partie de cache-cache23. Parfait puits24. Si loin vers l’intérieur #24 | Si loin vers l’intérieur Il était Continuer la lecture#anthologie #24 | Si loin vers l’intérieur

#anthologie #17 Charles | #18 Travail de l’image || Carnet 40×50

« Notre tâche n’est pas finie / Elle commence / Être toujours vigilant / Être toujours prêt / Être toujours inquiet / Mais toujours optimiste / Et ne pas avoir peur du coup dur / Voilà quelle doit être notre règle de conduite » — Robert Desnos, « Poèmes de minuit » Continuer la lecture#anthologie #17 Charles | #18 Travail de l’image || Carnet 40×50

#anthologie #13 | le jardin d’enfants

On l’appelle le jardin d’enfants ou le parc. C’est selon. Selon quand, selon qui. Ou le jardin, tout simplement. Inutile d’arriver trop tôt. Avant quinze heures, une vieille dame assise sur un banc, tout au plus. Le matin, on peut voir quelques collégiens en train de se balancer ou de tournicoter. Déposés par le bus de 8 heures, ils n’ont cours qu’à partir de 9 heures. C’est l’après-midi qu’il vit. Mères avec poussette ou enfants plus grands. On a garé la voiture le long du jardin, ou on est venu à pied. Au toboggan avec maisonnette en bois, un couple surveille des jumeaux. Faux jumeaux. Maigres. Curieusement maigres. Parce que deux dans le ventre? Le garçon a les gestes désordonnés. Avec les années, les écarts se creusent. Il n’ira jamais au lycée. Il joue de la batterie, suit un scolarité normale en primaire. Arrivé au collège, c’est terminé. Il ira avec les ULIS. Un couple de grands-parents. Leur banc est près des balançoires. Le garçonnet se promène en tirant une corde à laquelle est accroché un camion en plastique. Continuer la lecture#anthologie #13 | le jardin d’enfants

#anthologie #13 | Bois de Vincennes

Toute l’avenue de la Belle Gabrielle longe le Bois de Vincennes. Le chemin entre le bois et la route à sens unique est constitué de sable pour que les chevaux des trois centres équestres du bois puissent l’emprunter avec leurs cavaliers suivis sur la route par un animateur à vélo. Les sabots des chevaux forment des crevasses dans le sable Continuer la lecture#anthologie #13 | Bois de Vincennes

#anthologie #13 | DK

Pour accéder au port de Dunkerque, le chenal est un peu un canal à long col et d’étroite embouchure. Une cigogne y passerait aisément son bec mais un renard n’y aurait pas accès. De loin depuis la mer dépassent quelques pics : phares, beffroi, grues et clochers, mais la ville ne devient ville avec ses bâtiments, immeubles, rues et mouvements que Continuer la lecture#anthologie #13 | DK

#anthologie #13| F = qE + qv ∧B

C’est avant. J’ai la chance d’être matinale, ce qui me permet d’être la première à arriver ici, quand mes bras ne tombent pas trop dès le matin. Je monte les trois marches, pour le moment encore sans me servir des rambardes mais il se rapproche de plus en plus, jette négligemment le cinquième ou sixième mégot du matin devant la Continuer la lecture#anthologie #13| F = qE + qv ∧B

#anthologie #13 | 745 mots pour un coin de berlin

A l’angle de Laustistzer platz il y a un café dont les tables sont vides pour l’instant. Juste assise à l’angle, dos appuyé sur le mur, une femme boit son café dans un petit verre, comme ceux que l’on avait enfant à la cantine, en contemplant la place. L’homme qui l’accompagne est assis de biais, lui aussi face à la Continuer la lecture#anthologie #13 | 745 mots pour un coin de berlin

#anthologie #13 | La cour

On y accède en suivant une ruelle étroite et étouffante. Déjà on aperçoit le palier du premier étage qui surplombe le parc du lieu qu’ils appelaient entre eux le château. Des branches s’étendant comme des bras lui fouettent le visage, griffent ses joues, écorchent ses oreilles. Les fenêtres très hautes s’ouvrent sur les arbres. Au loin, derrière le mur en Continuer la lecture#anthologie #13 | La cour