#livre #01 | le livre protection

Régulièrement, nous évoquons avec une amie médiathécaire les maisons d’édition d’enfance. Je sens toujours en moi cette résistance à défendre l’École des loisirs. Je viens de comprendre pourquoi.

Mon premier attachement, ma première sécurité autour d’un livre, c’est avec eux, avec l’abonnement. L’enfance, la découverte d’enfance, les livres posés sur le bureau à l’école. Mes souvenirs se sont envolés, je trébuche pour les retrouver, ne sais même pas si veux, mais les livres de cette maison reçus avant mes 7 ans, notamment, ceux qui bordent encore mes filles, sont des pépites à réassurance.

Chaque fois que je les prends, que je vois le plaisir de mes enfants à entendre les mots, observer les peintures, je me sens bien, presque comme un trou comblé.

Et dans ceux-là, il y a le livre un peu spécial, le plus, le livre protection, la protection du livre, la protection du chien, la protection des mots, la protection fiction. La petite fille et ses fraises des bois, la petite fille au sourire perdu s’accroche au bleu du chien pour ne pas tomber. L’esprit des bois cherche à engloutir, mais Chien Bleu.

Et si les livres pour moi, étaient le point d’accroche à ne pas engloutir le noir ? Et si, essaimer mon tour de lit de livres me permettait un repos plus salvateur ?

La promesse sécure des pages, des peintures de Nadja. Le doudou rassurant, le format large mais fin pour le coût de l’abonnement, mais qui mieux que le poche qui rétrécit un peu l’aventure.

Je chéris le souvenir de l’objet, peut-être de sa lecture à haute voix.  Ma première fiction en bibliothèque c’était avec Chien Bleu. Je chéris ce que l’objet livre sous-tend, comme Marinette et les contes du chat qui dit l’instituteur bienveillant, le dernier avant.

L’avant sept ans, l’avant pattes sales sur vulve d’enfant.

A propos de Jen Hendrycks

J'écris depuis l’indignité. je traque ce qui fend, fracture, endure. Écrire comme sursaut, sédition et dire sans polir ni plier. En veille et sorésie, toujours. jenaie@hotmail.fr

8 commentaires à propos de “#livre #01 | le livre protection”

  1. eh bien essaimons notre tour de lit avec des livres de toutes espèces afin de protéger notre sommeil !
    (c’est d’ailleurs un peu ce que je fais déjà !)
    salut Jen

    • Oui essaimons. Je déborde de livres autour de mon lit. Je pourrais me ruiner pour acheter des livres (ce qui est problématique j’essaie de me limiter et heureusement j’ai des combines à numériques). Bref la lecture pour moi est de la survie sans aucun doute

  2. Des livres au texte et illustration indissociables. Tu dis Chien Bleu, et la couverture surgit dans nos mémoires. Oui, Jean, sont fondamentales ces lectures de l’enfance.

    • Oui hein quelle couverture 🙂 Que j’aime ce livre et je ne saurais meme pas dire reellement d’ou l’histoire puise mais elle intrigue des générations d’enfants. Dernièrement j’ai accompagné ma fille à la médiathèque avec sa classe et la médiathécaire avait prévu la lecture de Chien Bleu. Evidemment!

  3. oui bel image ce contour de livres !
    Merci pour cette belle découverte

  4. Des PAL comme rempart. Le livre doudou, c’est quelque chose qui me parle, celui de chevet, qui nous veille comme une petite lumière. Le mien, c’était le Petit prince, n’a jamais de toute mon enfance quitté ma tablette. Aujourd’hui, il y a les livres-compagnons, surtout dans l’écriture mais pas que. Ils nous suivent, parfois nous précèdent…

    • Oui hein bon et aussi l’achat compulsif qui ne fait pas tjs du bien à mon compte bancaire. J’essaie de me soigner depuis que je suis a mi traitement mais c’est parfois dur. Je n’ai d’ailleurs toujours pas acheté Solo mais j’en ai très envie. Je n’ai jamais trop adhéré au petit prince je ne sais pas pourquoi. Il m’a été offert en livre cassette la meme année que Les contes du chat perché par mon instit de CP mais il ne reste pas majeur pour moi. Merci Perle de ton passage ici