A propos de Emmanuelle Cordoliani

Joue, écrit, enseigne, met en scène et raconte des histoires. Elle a été décorée par Beaumarchais ( c'est un raccourci mais pas une usurpation ) et elle travaille avec la même équipe artistique depuis des lustres ( le Café Europa ) ce qui fait sa fierté et sa joie. Voir et explorer son site emmanuellecordoliani.com

#chronique #05 Imperfectiver

Nous ne lirons pas tous les livres. C’est entendu et tant mieux. Nous ne lirons pas tous les livres que nous voudrions lire ni même tous ceux que nous devrions lire pour notre salut, notre élévation ou notre agrément. Soit. Ce n’est finalement pas si terrible à accepter, mais je m’en console en lisant le livre que j’ai dans les mains. Il est là et ce n’est pas un moindre mérite. Il en va tout autrement avec les livres que je n’écrirai pas. Comment s’en consoler ?
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#chronique #02 Ressassis

je commence à avoir de sérieux soupçon sur mon bonhomme. Il n’en finit pas, il ne vieillit pas, il ne retrouve pas son chemin parce qu’il se fie aux signes. Au XXe siècle, les signes ne sont plus une boussole acceptable, ou du moins acceptée… Continuer la lecture#chronique #02 Ressassis

#chroniques #00 | Juste ce qu’il faut de fraîcheur à des enfants sur une plage

Au milieu du rectangle immaculé, le manuscrit imprimé pour relecture trace la seule fenêtre sur l’extérieur, celle où passera l’oracle de mon avenir littéraire. Le signe s’en dégagera des 140 501 caractères. Continuer la lecture#chroniques #00 | Juste ce qu’il faut de fraîcheur à des enfants sur une plage

#construire #08 | Que passer

On peut toujours laisser quelque chose à l’entrée d’un passage. Quelque chose comme une pensée, une certitude, une mauvaise journée, un meuble inutile, la mue d’une vie presque terminée et qui n’attend plus que le léger choc du pas sur le seuil pour se détacher complètement et tomber à terre, dans la poussière de la rue Continuer la lecture#construire #08 | Que passer

#construire #06 s’en tenir à ces décorations de Noël 

© Mika Baumeister / unsplash

Mes genoux commencent à me faire mal. C’est une petite flagellation pour avoir tant grossi ces dernières années… Les carreaux de lumières au sol répondent aux cubes d’Oeben du parquet sur lequel je suis agenouillé. Un autre trompe l’intelligence. Les jeux de la myopie, du trou de serrure et du soleil donne aux grains de poussières la taille des flocons de neige. Il faut faire un effort pour voir mieux. Si je veux distinguer ce qui est peint sur les toiles. Pourquoi ne pas m’en tenir à ces décorations de Noël ?
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