CYCLE ÉTÉ 2026 CHRONIQUES #05#

1 L’homme en marche Fierté de l’homme en marche dont le pas ajoute du monde au monde Fierté de l’homme en marche face à l’inconnu qui l’appelle 2 Collection d’accords Longtemps j’ai cru collectionner des vêtements. En réalité, je collectionnais des accords. Je n’achetais jamais une paire de chaussures sans savoir quelle robe, quelle jupe, quel pantalon, quel pull ou Continuer la lectureCYCLE ÉTÉ 2026 CHRONIQUES #05#

#chroniques #04 | exiger

1 Paul Valet PAS QUESTION DE collaborer au rétrécissement du monde ; PAS QUESTION DE laisser nos regards devenir plus petits que ce qu’ils regardent ; PAS QUESTION DE laisser confisquer notre émerveillement par ceux qui ont réponse à tous ; PAS QUESTION DE réduire le vivant à ce qui se mesure ; PAS QUESTION DE traverser les jours sans être traversés par eux ; Continuer la lecture#chroniques #04 | exiger

CYCLE ÉTÉ 2026 CHRONIQUES #03#

1 Écoute ce monde quand la folie des sages cède à la sagesse des fous 2 T’as dit quoi ? Je suis KO/il est parti voler et moi je fais les courses et la cuisine/et si on allait se manger qq chose/tu es bien jolie et toujours élégante/je n’aime pas les pitbulls/je vais nettoyer le frigo et m’occuper de mes Continuer la lectureCYCLE ÉTÉ 2026 CHRONIQUES #03#

#chroniques #02 | le temps des choses

1 comment vivre sans ce qui nous relie au vivant ? 2 Le temps des choses La porte du garage s’ouvre avec peine. Le vélo est toujours appuyé contre le mur, la roue légèrement tournée.  A côté, des cartons sont empilés jusqu’à perdre leur forme. Tous numérotés, ils portent des inscriptions au feutre. D’autres vidés en partie, ne sont plus que Continuer la lecture#chroniques #02 | le temps des choses

#chroniques #01 | la nuit m’appartient un peu

1 Comment va le monde ? Un monde qui fusionne humain et machine oscille entre une puissance accrue et la perte de soi. 2 Réalité caniculaire  Il est vingt heures le bois garde encore toute la chaleur du jour les deux chemins de terre se rencontrent ici l’un descend vers la rivière que l’on devine plus qu’on ne la voit l’autre remonte Continuer la lecture#chroniques #01 | la nuit m’appartient un peu

PROLOGUE DU CYCLE ÉTÉ 2026 CHRONIQUES suite

5  Propositions On pourrait imaginer que l’on prenne la dernière phrase du texte de quelqu’un et qu’on écrive un texte en se servant de cette phrase, ou bien que l’on invente ce qui a amené le récit à cette fin ou bien (expression beaucoup utilisée en suisse romande) prendre un paragraphe ou bien… changer la ponctuation d’un texte ou extrait choisi Continuer la lecturePROLOGUE DU CYCLE ÉTÉ 2026 CHRONIQUES suite

PROLOGUE DU CYCLE ÉTÉ 2026 CHRONIQUES

1 Comment va le monde ? Nous ne transformerons jamais le monde en ne racontant que ce qui l’abîme 2 La citrouille   En regardant ce ventre de citrouille prêt à bondir de la toile de 45X50, j’ai la trouille.  Je ne sais pas d’où elle vient. Je sais qu’elle est simplement là comme certaines vérités qui ne frappent pas à la Continuer la lecturePROLOGUE DU CYCLE ÉTÉ 2026 CHRONIQUES

#livre #08 | Borges, à bribes rebattues

A tout soudain…  C’est ainsi que les mots se sont échappés sans qu’on les contrôle portés par une force invisible, une certitude presque mécanique s’est installée : on s’entendra, on se reverra bientôt, Peut-être qu’aucune page n’est jamais tournée pour de bon dans ce livre. Peut-être que tout ce qui y fut écrit continue de dériver sous la surface, attendant l’instant où le Continuer la lecture#livre #08 | Borges, à bribes rebattues

# le livre comme fiction #07 | Borges, loin dans l’infini

Pendant longtemps j’ai cru me souvenir d’un livre. Mais ce mot lui-même est incertain. Ce n’était peut-être pas un livre. Peut-être une phrase isolée, une suite de sons, ou la trace persistante d’un texte jamais situé avec précision. Il ne me reste qu’un début revenu sans cesse, indépendant de toute origine vérifiable. « Loin dans l’infini s’étendent de grands prés marécageux… ». Continuer la lecture# le livre comme fiction #07 | Borges, loin dans l’infini

# le livre comme fiction #06 | A.Ernaux, dis, invente-moi une histoire 

 J’ai appris que j’avais été une enfant en inventant des histoires pour ma fille. Avant cela l’enfance était derrière moi un paysage traversé de nuit. Je connaissais les faits. Je pouvais nommer les maisons, les écoles, je connaissais l’odeur de la craie, d’un manteau rouge, d’un jardin, et je croyais que les livres poussaient comme les arbres ou les nuages. Continuer la lecture# le livre comme fiction #06 | A.Ernaux, dis, invente-moi une histoire