arts de la fiction #01 | sous le soleil

Je suis sur le sable ; le soleil au zénith. Je suis assise sur le sable, mes pieds s’enfoncent dans la chaleur. Le paysage devant mes yeux est immense. Les contours de la crique débordent mon regard. Continuer la lecturearts de la fiction #01 | sous le soleil→

#arts de la fiction #01 | assis contre un arbre

Je suis assis au pied d’un arbre. Mon dos repose sur la base du tronc. C’est un arbre large et confortable, l’écorce est composée d’écailles chaudes et douces. Devant moi, mes pieds font l’éventail à 10 h 10. Mes pieds sont inertes, ils ne sont animés d’aucune volonté de bouger. Ils ne sont pas complètement immobiles, ils passent à 12 h 15, à 8 h 5. Continuer la lecture#arts de la fiction #01 | assis contre un arbre→

#livre #07 | creuser le perdu (1| 2)

Je l’avais promis, du moins je me l’étais promis —que je le garderai toujours ce livre. Ce poche qui s’effeuillait. Aux pages si légères, à peine encrées, quelques signes, sur le papier jauni. Ce livre avec ces phrases qui fulguraient. Aphorismes? Sentences? Eclairs. Énigmes. Ce poche qui se serrerait plus tard du côté des poèmes quand les gros livres de Continuer la lecture#livre #07 | creuser le perdu (1| 2)→

#LVME #02 | l’homme de passage

Un homme en blue-jeans et portant un blouson de cuir rappelant ceux des aviateurs anglais de la deuxième guerre mondiale, se tient debout sur le toit du bâtiment principal. Le soleil de ce début d’hiver vient lui réchauffer agréablement le visage qui est celui de quelqu’un qui ayant déjà vécu quelques bonnes décades. Il marche lentement sur cette aile qui surplombe Continuer la lecture#LVME #02 | l’homme de passage→

#écopoétique #08 | La voie romaine

Certains couchers de soleil prennent des airs de clair de lune. L’ombre s’allonge sur le chemin blanc, toujours plus pâle, trébuchant sur les cailloux. L’air est gorgé de machines. Derrière, les véhicules tout schuss sur la route. Devant, un bruit de tracteur au ralenti. Plus loin, une espèce de souffle. On remonte la rue du hameau, les murets, les grillages, Continuer la lecture#écopoétique #08 | La voie romaine→

#anthologie #35 | mes chambres à l’Est

1.cité des années 60, vue panoramique sur l’immeuble aux multiples fenêtres bâti sur les coteaux de la Seine / Zoom avant sur une fenêtre en particulier : escalier 12, 7ème étage / minuscule silhouette immobile derrière la vitre nez collé au carreau Elle lève la tête, elle sait retrouver sa fenêtre parmi toutes celles du bâtiment. C’est la fenêtre de Continuer la lecture#anthologie #35 | mes chambres à l’Est→

#anthologie #11 | (quand même écrire pas la tête)

le coffre immense un carton et la petite valise la sienne robe et paire de chaussures qui ne serviront plus vitres sales Au soir de pluie vaincue et pierres lavées la rue prend teintes de couchant volets et murs repeints d’ombre Juin chante sans chœur et vers la place comme de poussière rose un nuage traversant l’amer J’enclenche la ceinture Continuer la lecture#anthologie #11 | (quand même écrire pas la tête)→

#anthologie #07 | Tôt le matin.

Je me réveille d’humeur sombre, tracassée depuis la veille où je n’ai pas eu le temps de lire même une demi-heure, j’ai du me le rabâcher toute la nuit pour rester encore si imprégnée. Il me faut du temps pour retrouver le calme, le temps d’aller à la cuisine, de déjeuner, le temps de regarder ma forêt par la fenêtre. Continuer la lecture#anthologie #07 | Tôt le matin.→

#anthologie #07 | travail de lumière

Porte grande ouverte, longue inspiration de la fraîcheur du matin. M’asseoir à ma table de travail, voir les grands arbres penchés se coiffer des premiers rayons jaunes. Sol froid sous mes pieds nus, goût de café chaud. La nuit se couche. Le soleil ouvre un œil par la fenêtre de la cuisine. Apercevoir derrière la porte entrouverte, les premières ombres Continuer la lecture#anthologie #07 | travail de lumière→

#anthologie #05 | la femme aux mots empêchés

…les mots roulent dans ma tête roulent de ma tête à ma bouche mais le soleil cuit le soleil me cuit et le corps bout et les mots et mes lèvres et mes bras et mes jambes trébuchent sur le pavé à force de chercher l’ombre et un visage, c’est la faute au soleil, c’est lui qui fait trébucher mon Continuer la lecture#anthologie #05 | la femme aux mots empêchés→