#40jours #21bis | cinq titres de livre

Un certain 21 mars 2012, la date n’a pris de l’importance qu’une dizaine d’années plus tard quand Basile en fit la première phrase du roman qu’il commençait à écrire. Pourquoi avait-il choisi cette date, parce que c’était le jour de la fête de son héros Maximilien. Le nom du héros, il l’avait en tête depuis longtemps, la date en découla d’office ; Continuer la lecture#40jours #21bis | cinq titres de livre

#40jours #21bis | Un héros dont vous êtes le livre

Étudiant, je venais très souvent travailler à la bibliothèque publique d’information, j’aimais fureter entre les rayonnages de littérature, de poésie, d’art, de cinéma et de photographie, j’emportais avec moi une pile d’ouvrages, une bonne dizaine à chaque fois, risquant à tout moment de les faire tomber, en quête d’une place assise et d’une table disponible. Je n’aimais pas trop à Continuer la lecture#40jours #21bis | Un héros dont vous êtes le livre

#40jours #12 | disjoindre la ville

La vie, un livre. Chaque nouveau jour est une nouvelle page que l’on ouvre. Muriel Ambrosino Qu’emporter sur une île déserte au soir du grand naufrage ? Peut-être même certainement même inévitablement même obligatoirement, mais pas forcément expressément lui, mais automatiquement un de ses semblables. Car ce soir-là, il n’y aura droit qu’à un seul. Comme pour l’arche de Noé, un Continuer la lecture#40jours #12 | disjoindre la ville

#40jours #09 | Pierre et Zoé

l’enfant dans le bus 66, venu s’assoir juste derrière le chauffeur, qui chante Laziza à tue tête (c’est tous les jours à Batignolles à la même heure qu’il monte; en vrai il  aura trente ans le mois prochain — c’est à cause de la tête vraiment trop grosse, et qu’il a pas grandi; il travaille au dépôt Boulanger; sa mère Continuer la lecture#40jours #09 | Pierre et Zoé

#40jours #03 | L’invention d’Adolfo Bioy Casares

Adolfo Bioy Casares : Las Heras, Province de Mendoza, Argentine Ni rue, ni avenue, ni passage, ni ruelle, simplement le nom de l’auteur sur le plan de la ville : Adolfo Bioy Casares. La route est partagée en deux par une contre-allée de terre sèche sur laquelle l’herbe ne parvient pas à pousser, quelques arbres chétifs et le tronc d’un Continuer la lecture#40jours #03 | L’invention d’Adolfo Bioy Casares

dialogue #05carver III -oui

C’est à l’arrêt du bus. Elle lit. L’homme s’avance et lui demande si elle veut bien venir. — Avec moi. L’accent. La voix. Après elle lève les yeux. Elle le voit. Lui.— Oui. Ils marchent. Une rue derrière la gare. Une femme vend de la menthe sur un carton. C’est encore loin d’ici la nuit. Juin. — La 36. —Oui. Continuer la lecturedialogue #05carver III -oui

transversales #02 | Compressions du cœur

En terminant Écorces de Georges Didi-Huberman, dans la salle d’attente, il y a — que « regarder les choses d’un point de vue archéologique, c’est comparer ce que nous voyons au présent, qui a survécu, avec ce que nous savons avoir disparu » — que, citant Walter Benjamin, « “au sens le plus strict, le véritable souvenir doit donc, sur un mode épique Continuer la lecturetransversales #02 | Compressions du cœur

#P6 La semaine d’après

Mardi Pixels noirs. L’écran happe, hameçonne, l’œil désire mais c’est plat. Elle bondit, son corps s’allonge – ce ne sont que des pixels noirs, rien de plus, des pixels noirs et rouges – elle tend les bras, son corps retient encore l’énergie du geste, il s’étire, c’est un corps élastique, il est haut, si haut, et les mains soudain frappent. Continuer la lecture#P6 La semaine d’après

#L4 – du bon usage de sa « Sentimenthèque »

Il y en aurait d’autres… Il, IL a envie de vous parler des livres qui l’ont marqué. De combien déjà doit-il vous parler ? dix non trente-deux, il ira jusqu’à trente-deux, son nombre. Tu exagères, tu vas les souler, lui dit P’te voix. Non, ils doivent savoir ce que j’aime. Je me lance. Les dix premiers venus… Francoise Sagan Bonjour tristesse Continuer la lecture#L4 – du bon usage de sa « Sentimenthèque »

#L4 | comme un air de feuilles libres

C’est un début de liste, un peu timide, une peu fébrile, quelques textes qui émergent dans ce questionnement et cette approche de soi, des textes choisis dans l’émotion du souvenir de la rencontre et de l’empreinte qu’ils ont laissée, des textes qui je crois m’ont accompagnée dans mon travail sur l’écriture, dans l’apprentissage de ma propre pratique. Chacun à leur Continuer la lecture#L4 | comme un air de feuilles libres