#P8 | Dialogue avec l’ombre

Tu ris en pleurant silencieusement. Tu attaques le brise-lames du temps. Pour toi le temps n’est pas figé c’est un mouvement avec lequel il faut jouer sans cesse, tu t’y déplaces à ton aise. Tout le monde n’est pas comme Continuer la lecture #P8 | Dialogue avec l’ombre

#P7 | Promenade intérieure

Le temps comme arrêté, il n’existe pas encore de mouvement, il est encore tôt. Le vent fait claquer les portes. Les feuilles s’agitent, prisonnières. Le sac en osier rempli de papiers journaux aux dates brouillées. Les courants d’air qui sifflent Continuer la lecture #P7 | Promenade intérieure

#P6/ Le soleil glisse

À mon bureau, vers la mi-journée. Le soleil oblique, organisé par les volets entrouverts et les montants de la fenêtre, pose des formes géométrique sur le plateau de mon bureau et sur les pages de mon cahier. En allant trop Continuer la lecture #P6/ Le soleil glisse

#P1 | Les yeux fermés

Alité tôt, le soleil à peine couché, pour laisser aux adultes le temps des retrouvailles, des discussions sérieuses et graves ou des moments complices entrecoupés d’éclats de rire, sans pouvoir trouver le sommeil, excité par le voyage et les voix Continuer la lecture #P1 | Les yeux fermés

Anima Corpus (épilogue)

Vendue un soir d’été. Sous un saule, contre une poignée de liquide s’écoulant entre les doigts usés. Ça sonne vide après, ça résonne profond, ça ne plonge plus dans la vase des incalculables variations. Rêver de volutes de boues, de Continuer la lecture Anima Corpus (épilogue)

Un sphinx met de la vitesse là où le temps s’est arrêté

Yamen L’enfance satine joues brunes et rondes, supportant sans peine regard de Méduse tagué en bleu. En son for intérieur, un sphinx se prélasse sur les velux d’un pavillon ; il pourrait briser le verre au moindre mouvement. Au bout de Continuer la lecture Un sphinx met de la vitesse là où le temps s’est arrêté