#Chroniques #02 | oublis – « Ich bin der Welt abhanden gekommen » 

1/ du monde Comment écrire sans l’oubli 2/ le réel, le réel — la saisir Je veux la saisir à l’instant précis où elle entre dans la maison d’été; sous le manteau d’hiver on ne voit pas comme elle est maigre; elle fait deux pas ; deux comme franchir une infinité de pas à rebours et il y a par Continuer la lecture#Chroniques #02 | oublis – « Ich bin der Welt abhanden gekommen » 

#livre #07 | creuser le perdu (1| 2)

Je l’avais promis, du moins je me l’étais promis —que je le garderai toujours ce livre. Ce poche qui s’effeuillait. Aux pages si légères, à peine encrées, quelques signes, sur le papier jauni. Ce livre avec ces phrases qui fulguraient. Aphorismes? Sentences? Eclairs. Énigmes. Ce poche qui se serrerait plus tard du côté des poèmes quand les gros livres de Continuer la lecture#livre #07 | creuser le perdu (1| 2)

#rectoverso #07 | Vieillesse

RECTO le fait que ce matin j’ai trouvé Henri assis dans le fauteuil, le fait qu’il s’était uriné dessus, le fait que je n’ai pas crié, le fait que je ne savais pas quoi faire, le fait que ses mains tremblaient, le fait que son regard cherchait quelque chose, le fait que je me suis demandé s’il avait compris, le Continuer la lecture#rectoverso #07 | Vieillesse

#Boost #10 | Juste le bois et le bleu

Aller où les décrets ne décrètent que du vent et où le vent épris de souffles fous se moque des décrets, où le vent, les nuages, la pluie et les éclairs sont des éclats de rires à la face des édits. Aller où les souvenirs ne seront plus un poids, fermer les vieux cartons puis les donner aux chiens, et garder Continuer la lecture#Boost #10 | Juste le bois et le bleu

#Boost #04 | Tenir tête à l’oubli

Tenir tête à l’oubli — ne pas oublier Jane — toujours penser à elle — la tenir contre toi sans laisser un fantôme devenir le centre de tout — Ne pas tout mesurer à l’aune de ton gouffre — ne pas s’accrocher trop à ces vivants qui vivent juste parce qu’on sait qu’un jour ils ne seront plus vivants — Continuer la lecture#Boost #04 | Tenir tête à l’oubli

#anthologies #32 l Oublier Istanbul

Le mouvement des corps quand l’agent donne le signal de se diriger vers la passerelle du vapur à Eminonu. Le mouvement des corps dans les rames de métro, dans les bus, dans les taxi où il faut être au moins 8. Le mouvement de mon corps quand je prends le taxi seule. Mon corps dans la ville, dans la chaleur, Continuer la lecture#anthologies #32 l Oublier Istanbul

#anthologie #18 | A la recherche du regard perdu

Combler le vide – J’observe les gens qui mitraillent le réel avec leur téléphone ou leur appareil photo dernier cri, qui accumulent, leur regard est filtré, la présence est absence, l’écran fait office de spectateur. Le monde devient spectacle et chacun veut en garder un témoignage subjectif. Combler le vide de son incapacité à être présent au monde, de sa Continuer la lecture#anthologie #18 | A la recherche du regard perdu

#nouvelles | bribes | extraits | fragments | lambeaux, restes (traces, oublis, fables)

table des chapitres 1, de l’art de ranger ses livres 2, histoire de mes librairies3, inventaire de choses perdues4 le livre dans sa matérialité 5/4 – Cortázar quatre stations 5/4 – Cortázar quatre stations « Disparu du film de cette terre », écrit Michaux (c’est toujours un brouillon) Il a dit : Prends-le, je te le donne et il a ajouté, Michaux ne Continuer la lecture#nouvelles | bribes | extraits | fragments | lambeaux, restes (traces, oublis, fables)

#nouvelles #03 | L’effacement des mots

Inventaire de choses perdues1. Bébé Albert2. Ce qu’il ne faut pas dire3. La faille4. Quatre saisons en une5. La gardienne des clés6. Le compte à rebours7. Un monde en noir et blanc8. Les guetteurs9. 200 pages sinon rien10. Áfram ! 11. L’effacement des mots12. Compter les fenêtres13.1000 dollars canadiens14. Le naufrage L’effacement des motsAprès la vidéo et la musique G. décida de Continuer la lecture#nouvelles #03 | L’effacement des mots

#été2023 #00  | le livre oublié

j’essaie de me souvenir d’un livre auquel je tiens beaucoup, et rien ne vient, rien ne revient, et cela me stupéfie. je ne me souviens ni du titre ni du nom de l’auteur, de l’autrice. du visage, je me souviens, de son très beau visage, ses cheveux noirs, lisses, tirés en arrière, sa bouche qui malgré le noir et blanc Continuer la lecture#été2023 #00  | le livre oublié