#40jours #32 | éclats de ville

La ville. Rauque. L’immense. Retournée. Peuplée. Les petits flats. Les circuits. Les transparences. Vitrées. Amas. Murs. Caches. Endroits. Se retrouver. Se tuer. S’aimer. Désir. Voies. Se séparer. Désir. Pleurer. Tourner. Se visiter. Passer des seuils. Rues. Abruptes. Étages. Rencontrer. S’éloigner. Désirer. Pousser. Dans tous les sens. La ville. Cités. Immenses. Cours. Plusieurs. Briques. Béton. Enfilade. Porches. Surdimensionnés. Avec. Gardiens. Chacun. Continuer la lecture#40jours #32 | éclats de ville

#40 jours #10 | Nuits fauves

Tu te souviens, à Villexavier, la dernière maison du village du pote qui t’avait invité ? un petit pavillon, non ? tu te souviens avec qui t’y étais allé ? il y avait des filles, maman t’avait emmené, à l’époque la voie de contournement n’existait pas, c’était par la petite route, les virages dans le bois et puis le bourg, au fond à Continuer la lecture#40 jours #10 | Nuits fauves

#40jours # prologue | le carnet aux mille roses

Le carnet aux mille roses

Basile, l’utopiste, surnommé également Nez dans les étoiles – mieux que dans les nuages ou dans la lune tomba par hasard sur le carnet à la belle couverture aux mille roses. Les larmes lui montèrent aux yeux et il se souvient que son grand-père le lui avait offert pour ses dix ans. Il tourna les pages et se souvint.. La Continuer la lecture#40jours # prologue | le carnet aux mille roses

autobiographies #14 | Jeu de puces

Je poursuis ma lecture fascinée de James Agee, sans même savoir de quoi va retourner le prochain exercice de f — c’est alors comme si les notes se détachaient du cycle, et je me demande du coup combien de fois elles l’ont fait, mais je me demande si ce n’est pas le cas dès la première puisque, ici, on est Continuer la lectureautobiographies #14 | Jeu de puces

#L4 Ma sentimenthèque

De la comtesse de Ségur, caresser sous la couverture tissée de vieux rose , les gravures salies par des petits doigts sucrés, deviner dans les taches de moisissures autant d’histoires que dans un nuage, ne pas se dispenser de lire parce qu’il n’y a que ça, que ça, que ça, dans les rayons de la bibliothèque : l’objet.   De Jules Verne, Continuer la lecture#L4 Ma sentimenthèque

La surface

C’est cela qui me revient, en premier, c’est une dernière fois. Les cheveux humides mais le vent du printemps sèche rapidement, il fait jour, il y a des promesses dans l’air. Pas de gêne, c’est la fin, on se réconcilie du coin de l’œil avec les garçons qui nous succèdent. Eux, ils s’entraînent à la compétition. Filles et garçons séparés. Continuer la lectureLa surface

Un sphinx met de la vitesse là où le temps s’est arrêté

Yamen L’enfance satine joues brunes et rondes, supportant sans peine regard de Méduse tagué en bleu. En son for intérieur, un sphinx se prélasse sur les velux d’un pavillon ; il pourrait briser le verre au moindre mouvement. Au bout de la rue couverte, il y a le klaxon. Résonnent murmures en bambara accordés aux pas qui n’évitent pas les flaques, Continuer la lectureUn sphinx met de la vitesse là où le temps s’est arrêté

Ton sourire, l’énigme de ton visage

75 ans, ton visage figé est celui de la mort, visage de marbre blanc, ton sourire à jamais a disparu Ton visage ridé marque ta vie, chaque ride est la trace de ton chemin, ride du temps qui passe, ride de ces dernières années vécues dans ce petit appartement au 6ème étage de l’immeuble face à l’église, ride des douleurs Continuer la lectureTon sourire, l’énigme de ton visage

De ses dix-sept ans, il ne se souvient plus de rien

De ses dix-sept ans il ne se souvient plus de rien sauf de cette nuée d’or qu’il aperçut la veille de novembre. Le train l’emmenait en Flandre. Derrière la vitre s’étiraient de longues plaines anthracite, soudain, une ramée l’éblouit. Des peupliers travestis telles des filles de Klimt rutilaient de tous leurs gemmes. Le ciel s’assombrit, une folle rafale les effeuilla, Continuer la lectureDe ses dix-sept ans, il ne se souvient plus de rien

Au chalet

Sur la table du petit déjeuner, un pot de confiture fraise rhubarbe, cerise, cugnarde aux coings. Les enfants sont serrés sur le banc – Hugo, Frédéric, Lucas – ils sont en tas devant la paroi de bois. Tout est en bois. La table le banc la paroi le parquet les poutres du plafond. Tout est petit. Tout petit. On dit Continuer la lectureAu chalet