# arts de la fiction #05 | le hanneton, et Puck devant un plat de brocolis

Je me baisse en descendant les dernières marches de l’escalier qui mène aux chambres — la leur est au rez-de-chaussée– : cette poutre en travers; hier elle m’avait mise en garde J’occupe la chambre du fils à l’étage. La girafe floquée sur l’étagère. La bougie des nuits sans courant. La petite table bureau face à la fenêtre où j’écris à Continuer la lecture# arts de la fiction #05 | le hanneton, et Puck devant un plat de brocolis→

#chroniques #07 | à l’aube

1 | DU MONDEje dis oui à l’aube seulement, en me taisant 2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉELSupposons que marchant dans la forêt je n’ai pas de réseau, et que sentant une présence derrière moi je feins d’avoir une conversation au téléphone ce qui est vrai; supposons que cette conversation porte sur les trous noirs, supposons que la question des trous noirs ou Continuer la lecture#chroniques #07 | à l’aube→

#construire #01 | Le jour commence

Assise sur le banc au début de la plage, j’attends au pied du phare de Kovalam, le lever du soleil. À ma gauche, il y a le restaurant Fusion où j’ai pris mon premier repas en arrivant et à ma droite les lignes d’écume blanches des vagues dans la nuit qui n’annonce pas encore sa fin. Il est près de Continuer la lecture#construire #01 | Le jour commence→

#histoire #12 | rue du point du jour (Hôtel Studio)

(Hôtel Studio intérieur jour )Celui-ci, surgi d’un tout premier texte, est un hall de palace aux murs discontinus avec un ascenseur qui ne mène nulle part et un vrai lustre à pampilles. C’est aussi une chambre bleue sans plafond aux murs intermittents amovibles. Comme un appartement témoin éphémère. Maquette grandeur nature. Simple décor avec chambre sans extérieur. Sinon de hauts Continuer la lecture#histoire #12 | rue du point du jour (Hôtel Studio)→

#Boost #14 | soir de juin

Soir de juin. Jour long. Ta fenêtre baille au nord. Coup d’œil. Là. Passant. Coup d’œil traversant. Oblique. Par ta fenêtre au nord cap aux verts. Coup d’œil obliquant sur jardin. Inventaire de propriétaire. Vue sur houx. Rosiers sans fleurs. Olivier. Pots divers. Herbes en friche. Chemins tondus. Trois avec Pâquerettes. Atelier maison crépi moche. Chaises. Table. Chiures de pies. Continuer la lecture#Boost #14 | soir de juin→

#écopoétique #1 à #10 | le Sud

01 – aube depuis chambre02 – ça a commencé par les oiseaux03 – la restanque04 – respirer 05 – l’immeuble rose du 22 boulevard Raspail06 – pluies07 – ni seule ni avec08 – sur une branche feuillue09 – exploration10 – maquillage qui s’efface #01 – aube depuis chambre Je me suis levée trop tôt dans la chambre pendue au dessus Continuer la lecture#écopoétique #1 à #10 | le Sud→

#anthologie #38 | le jour de l’invention du temps

Je vis le soleil se lever derrière la crête de la montagne qui se trouve de l’autre côté de la vallée. C’était un lever de soleil tardif comme c’est toujours le cas en montagne. Comme si les couvertures étaient plus épaisses, le soleil a plus de chemin à parcourir avant que ses rayons effleurent la cime des mélèzes, les clairières, Continuer la lecture#anthologie #38 | le jour de l’invention du temps→

#anthologie #34 | fleuve

« remontant juin seule ; bleu noir du ciel tendu à blanc, une péniche passe, guirlandes By-Night ; visages, bras qui se lèvent pour saluer, rires de pont à rive arrachés à l’ombre; eaux fortes chavirées de lueurs et voix qui se touchent  » #06 Maintenant, on peut se baigner deux fois dans le même fleuveC’est nouveau çaÇa va pas durerMoi Continuer la lecture#anthologie #34 | fleuve→

#anthologie #08 | La matière du temps

Le ciel s’était voilé et j’avais allumé la lampe sur mon bureau. Son abat-jour était d’albâtre serti comme une verrière de la belle époque, avec des incrustations d’ambre en bordure, sa tige de bronze était une fleur de lotus fermée, son pied une feuille de nénuphar. Je ne sais combien de temps je restai encore plongé dans mon ouvrage. Comme Continuer la lecture#anthologie #08 | La matière du temps→

#anthologie #09 | Jour(S)

NUIT A C’est le dernier jour. Je ne sais pas comment j’ai tenu jusque-là, mais j’y suis. Il n’y aura pas d’adieux larmoyants, c’est déjà ça. Comme d’habitude, je n’ai réussi à tisser de liens avec quiconque au point de manquer à qui que ce soit. De mes côtés, les gouffres me séparant de quelque humanité sont toujours là, m’entourant Continuer la lecture#anthologie #09 | Jour(S)→