#40jours #37 | juste une halte.

Tout au long de ce trajet, à porter encore et toujours un gros sac sur le dos, semblable à ces histoires lues souvent sous de multiples formes, semblable à ces chemins empruntés par des millions de gens, il a bien fallu des haltes. Les montagnards parcourent des kilomètres et le soir exténués dorment dans des refuges, les marcheurs du chemin Continuer la lecture#40jours #37 | juste une halte.

#40jours #18 | Le grain de sable

Je reviens à la maison. À la sortie du village de Tournon Saint-Martin, dans l’Indre. Après avoir fait les courses avec ma grand-mère maternelle, Denise, c’est le rituel de la matinée chaque été pendant les vacances de mon enfance. Ma sœur nous accompagne. Est-ce qu’on se tient la main, je ne m’en souviens plus. Je ne crois pas me souvenir Continuer la lecture#40jours #18 | Le grain de sable

dialogue#4 Pluie. Mai.

Oui, nous y sommes. Presque. Venez. Par ici. Oui. Toute cette pluie. Et l’herbe comme elle a poussé, deux semaines à peine et on ne sent plus le chemin. La brusquerie des roses, ce matin en ouvrant le volet. Vous verrez demain en vous levant ce que les fleurs font à la terre; cette folie. La leur. Sentez comme elles Continuer la lecturedialogue#4 Pluie. Mai.

autobiographies #03 | noisetiers

Ce chemin comme l’une de ces visions d’un rêve, interchangeable dans l’esprit, pouvant se glisser dans n’importe quel paysage foulé. Un paysage de nature, une évidence, là où la nature humaine n’a pu que laisser sa très légère empreinte, là où les arbres sont des êtres bien plus intéressants, là où on l’on perçoit leur silence on s’étonne aussi du Continuer la lectureautobiographies #03 | noisetiers

#P7 (vers #P8) Au bois d’avril

C’est au bout d’un chemin après qu’on a quitté les pins — leurs fûts peignés de rose, d‘orange Fauve. Tu dépasses sur ta gauche le grand chêne scarifié. L’écorce brûlée vive comme un Soulage cylindrique. C’est après le grand chêne, que tu la vois enfoncée dans  le hallier— sa bécane avec son guidon en bélier—  et lui se perdre dans Continuer la lecture#P7 (vers #P8) Au bois d’avril

Hors sol

     Des pas résonnent sur les pavés luisants de pluie, reflets des réverbères, lueurs étranges, feux follets allumés dans la chambre noire de la mémoire, bribes de souvenirs, la vie s’apprend dans les rues de la ville, le nez en l’air mais l’horizon n’est pas vaste, le regard est sans cesse ramené au ras du sol, des mondes se côtoient, Continuer la lectureHors sol