C’est l’été en juillet. C’est l’été en août. C’est l’été en septembre. C’est l’été indien. C’est l’été en juin. C’est l’été le 1er juillet. C’est l’été le 2 juillet. C’est l’été le 3 juillet. C’est l’été le 14 juillet. C’est la prise de la Bastille fête nationale jour férié feux d’artifice. C’est l’été le 15 juillet. C’est l’été le 16 juillet. C’est l’été le 17 juillet. C’est l’été le 18 juillet. Dix-huit. C’est l’été le 19 juillet. C’est l’anniversaire de sa cousine. C’est l’été le 28 juillet. C’est la naissance de sa nièce. C’est l’été le 30 juillet. C’est la fête de son amie. C’est l’été le 31 juillet. C’est la fin du mois de juillet. C’est l’été le 1er août. C’est l’été le 2 août. C’est l’été le 3 août. C’est l’été le 14 août. C’est l’anniversaire de sa sœur. C’est l’été le 15 août. C’est l’Assomption l’enlèvement au ciel de la Vierge Marie. C’est le jour de Marie. C’est la sainte Marie. C’est l’été le 18 août. C’est l’anniversaire de son frère. C’est l’été le 21 août. C’est la saint Christophe. C’est l’été le 30 août. C’est l’été le 31 août. C’est la fin du mois d’août. C’est l’été le 1er septembre. C’est l’été le 2 septembre. C’est l’été le 3 septembre. C’est l’été le 15 septembre. C’est la rentrée des classes. Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. C’est janvier c’est l’hiver et la plaine est piquetée de hérons.
C’est l’été aux Issambres. C’est l’été à Mailly. C’est l’été à Belleroche. C’est l’été en Normandie. A Caen. Bayeux. Pont-Audemer. C’est l’été à Nancy. Commercy. Verdun. Fort de Douaumont. Dans la tranchée des baïonnettes c’est l’automne. C’est l’été à Saint-Aubin-sur-Mer. C’est l’été à Bernières-sur-Mer. Courseulles-sur-mer. Asnelles. Arromanches-les Bains. A Longues-sur-Mer on boit du cidre. C’est l’été à Port-en-Bessin. Sainte-Honorine-des-Pertes à perte de vue. C’est l’été à la Pointe du Hoc. Hic. C’est l’été à Langrune-sur-Mer. Luc-sur-Mer. Lion-sur-Mer. C’est l’été dans les confessionnaux. C’est l’été à Cabourg. C’est l’été à Houlgate. La Falaise des Vaches Noires. C’est l’été de la bombe artisanale allemande. Boum. C’est l’avant-dernier été en Normandie. C’est le dernier été en Normandie. Villers-sur-Mer. Deauville. Pas Trouville. C’est Honfleur. C’est Le Havre. C’est l’été à Larina. C’est l’été à Dijon. Besançon. C’est l’été à Valence. Au château de Crussol c’est l’été. C’est l’été à Saint-Romain-en-Gal. C’est l’été dans les théâtres romains. C’est le printemps à Rome. C’est l’été en Grèce. Amphilochie. Céphalonie. Ithaque. C’est l’été à Marseille. Marseille Blancarde. Cimetière La Rose Saint-Julien traverse des Plâtrières. C’est l’été à la ferme. Un été deux étés trois étés. Trente-huit étés à la ferme. Encore autant. Au moins.
Elle fume sa première cigarette. Elle fume sa deuxième cigarette. Elle fume sa troisième cigarette. Elle fume des cigarettes légères. Des cigarettes américaines. Elle fume des cigarettes fines et longues. Elle fume des blondes. Elle fume des cigarettes au fin papier bien blanc. Elle fume des cigarettes avec filtre. Elle fume des cigarettes mentholées. Elle fume une gitane bleue. Elle fume une gitane maïs sans filtre. Elle fume deux gitanes maïs sans filtre papier jaune avec les bières brunes. Elle fume des cigarettes roulées par ses amis. Elle fume un tabac qui fleure bon le caramel. Elle fume un tabac au nom d’ailleurs. Elle ne fume pas de pétard. Elle ne fume pas le chichon. Elle fume ça dépend du cigare. Elle n’a pas fumé plus de dix cigarettes. Elle fume avec les lèvres. Ferme la bouche. Retient la fumée. Avale la fumée. L’exhale par le nez. Elle ne fume pas par les oreilles. Elle aimerait faire des ronds de fumée bleue comme son père. Elle appuie sur le cendrier qui tourne. Les cendres disparaissent. Elle passe son doigt de petite fille dans la bague du cigare. Une cigarette deux cigarettes trois cigarettes quatre cigarettes cinq cigarettes six cigarettes sept cigarettes huit cigarettes neuf cigarettes. Elle les appelle une à une. Neuf cigarettes. Pas dix. Elle ne fume plus.
Je suis impressionnée par la façon dont ces accumulations ne font pas répétition, mais créent une atmosphère (et me rapportent, à moi personnellement, des souvenirs forts du littoral normand).
Contente de partager une géographie commune. Merci
Tous ces étés… et ceux que nous n’avons pas encore vécus… J’aime beaucoup aussi votre biographie que je n’avais jamais lue
Merci Catherine pour la remarque. On pourrait faire ampliation des étés que nous n’avons pas encore vécus.
Les étés, les lieux des étés, les cigarettes qui ont été . Fumer une cigarette l’été comme ce fut bon . Le verbe au présent les rend si vivants ces jours et ces lieux .
Le présent on y revient, tellement plus vivant oui. Merci Nathalie.