A propos de Anne Dejardin

Projet en cours "Le nom qu'on leur a donné..." Résidences secondaires d'une station balnéaire de la Manche. Sur le blog L'impermanence des traces : https://annedejardin.com. Né ici à partir du cycle«Photographies». Et les prolongations avec un texte pour chaque nom qui dévoile un bout de leur histoire. Avec audios et vidéos, parce que des auteurs ou comédiens ont accepté de lire ces textes, l'énergie que donnent leurs voix. Merci. Voir aussi sur Youtube.

#contruire #04 | Traîner

Tu traînes sur Internet, sur Facebook. Tu cliques. Tu décides. Au début. Tu irrigues le dedans de ta gorge assoiffée de quelques gorgées de bière. Tu suis un compte puis un autre. Au début. Ensuite tu te laisses traîner. On te déambule. Tu erres. La bouteille de bière posée à côté de toi est presque vide. Tu vas devoir te Continuer la lecture#contruire #04 | Traîner

#construire #03 | Marie-José straat.

Elle en face derrière les fenêtres. Les occulter il aurait fallu. Elle ne le ferait pas. N’effacerait pas la mer au bout de la rue. Sa rue depuis… Elle ne savait plus. Regarder par la fenêtre malgré le monde autour en guerre. Elle ne tapisserait pas de bleu les surfaces vitrées. Elle résisterait. N’obéirait pas aux recommandations. La mère était Continuer la lecture#construire #03 | Marie-José straat.

#construire #02 | Météo, livres et ritournelle.

Marcher sous la pluie, il pleuvait, marcher sans parapluie, regarder où on met les pieds, pas dans les flaques, marcher les pieds mouillés, c’est par les pieds qu’on attrape froid, imperméabiliser les bottes, pulvériser, intoxiquer, pour ne pas avoir les pieds mouillés, les semelles qui se décollent, le parapluie oublié dans un café munichois, son souvenir, le bois de la Continuer la lecture#construire #02 | Météo, livres et ritournelle.

#construire #01 | Lutter

Par quoi est-ce que cela avait commencé ? Pas par le cadre avec sa photo accrochée à une place insolite, au mur de la grande salle à manger, elle avec sa fille, qui n’étaient même pas de la famille. Le cadre en bois sombre comme tous les autres, issus de l’atelier qui jouxtait la maison. Pas non plus par le prénom, Continuer la lecture#construire #01 | Lutter

#histoire #02 | écrire ou aller à la piscine

Témoin 1 à l’autrice : Tu le sens que tu es arrivée au bout de ce que tu voulais écrire. Essoré, le moindre de tes souvenirs. Pas un qui ne réveille en toi la fameuse envie d’aller à la piscine dont parlait Nicole De Buron à qui tu avais envoyé ton premier livre.[1] Il est loin le temps où tu écrivais Continuer la lecture#histoire #02 | écrire ou aller à la piscine

#histoire #01 | Dans ces escaliers-là…

Lui, dans les escaliers, assis sur la première marche, qui parle à sa sœur, qui vient d’être puni, ce qu’il dit à sa sœur, le récit de ses mots d’enfant par l’un ou l’autre qui traversera les années, ce que cela dévoilait ou souhaitait révéler du caractère, de sa personnalité, selon celui qui racontait, ce qu’il avait dit à sa Continuer la lecture#histoire #01 | Dans ces escaliers-là…

#boost #15 | Le final de la saison.

Photographier. Épingler. Fixer. Rattraper le perdu. Recommencer. Ramener le monde à soi, l’enfermer dans une boîte, fixer ses limites dans un cadre de dimension définie. Commander au monde, le rapetisser ou l’agrandir. Mettre le vaste en cage.  Le réduire à un « à plat » silencieux. Comme s’expliquer « entre hommes ». Plus de plis, de faux-semblants, de sentiment refoulé, de motivation cachée. On Continuer la lecture#boost #15 | Le final de la saison.

#boost #15 | Finir

Photographier. Épingler. Fixer. Rattraper le perdu. Recommencer. Ramener le monde à soi, l’enfermer dans une boîte, fixer ses limites dans un cadre de dimension définie. Commander au monde, le rapetisser ou l’agrandir. Mettre le vaste en cage.  Le réduire à un « à plat » silencieux. Comme s’expliquer « entre hommes ». Plus de plis, de faux-semblants, de sentiment refoulé, de motivation cachée. On Continuer la lecture#boost #15 | Finir

#boost #14 | Nous sommes tous des traducteurs.

Nous sommes tous des traducteurs. Dès qu’on écrit, on traduit. Même s’il s’agit de notre langue maternelle. On cherche un langage adéquat dont on respectera les règles pour le faire suffisamment universel au moins pour quelques-uns et donc compréhensible par eux aussi. Vivre fait pareillement de nous des traducteurs. On cherche pour le corps le mouvement, la position, la posture, Continuer la lecture#boost #14 | Nous sommes tous des traducteurs.

#boost #13 | Tourbillon

Il est étendu dans le noir. Le corps immobile. Le corps, ce masculin, et il faudra écrire il est étendu, même s’il s’agit d’une femme. La voix, la voix de quelqu’un, quelqu’un parle, on ne sait si c’est une femme ou un homme. Elle parle. Même si c’est celle d’un homme. Elle dit tu es allongé dans le noir. Elle Continuer la lecture#boost #13 | Tourbillon