#construire #02 | Ombres et lumière

Lire DRACULA, c’est plonger dans une littérature gothique, fantastique et noire, c’est cheminer en Transylvanie, au centre de l’actuelle Roumanie. La Transylvanie, ses forêts d’épicéas, ses montagnes — les fameuses Carpates, avec ses ours bruns, ses loups et ses lynx — et beaucoup de châteaux, de style médiéval, tel celui de Bran, qui est associé à la légende de Dracula. Dracula le vampire dont on fait la connaissance danslœuvre éponyme de Bram Stocker, auteur britannique d’origine irlandaise. Le vampire s’abreuve de sang, a le teint blafard, des dents démesurées et acérées, les paumes des mains poilues. Il dort dans un cercueil et il est immortel. Terrifiant ! Vite des crucifix, de l’ail, de l’eau bénite, des miroirs pour s’en protéger ! Dans la série Vampire Diaries on conseille même de boire de la verveine en infusion. Elle empoisonnerait le sang qui deviendrait imbuvable pour les vampires. De nombreux films d’épouvante, se sont inspirés de la légende de Dracula. Nosferatu, Dracula, Le cauchemar de Dracula, etc. Pendant la fête d’Halloween, qui n’a rien à voir avec la légende de Dracula, on célèbre les esprits maléfiques, du coup les costumes de vampires font florès. Canines démesurées, larmes de sang, oreilles pointues, cape rouge et noire. Tellement bon de se faire peur.

S’il y a beaucoup de LUMIÈRE, l’ombre est plus profonde. Que la campagne est belle dans ses divers manteaux de lumière ! La lumière, tour à tour brumeuse et froide dans le brouillard, délicate et ineffable dans ses rais au sortir d’un claustra, ruisselante et éblouissante au mitan d’un jour d’été, scintillante, éblouissante et tellement mystérieuse dans les milliards d’étoiles de la voie lactée. Inoubliable à Madagascar ! Dès leur arrivée sur terre les hommes ont cherché à recréer la lumière du jour pour vaincre l’obscurité : du feu et ses torches de l’âge des cavernes, aux lampes à économie d’énergie (LED) d’aujourd’hui, en passant par la bougie du Moyen Âge. Sans lumière pas d’ambiance, pas de sensation d’un lieu, pas de décor. La lumière est nécessaire à l’activité des hommes, mais aussi à leur confort donc à leur bien-être. Alors, pourquoi les chambres d’hôtel sont-elles si souvent équipées d’éclairages pauvres et tristes ?

« Il est malade, en crise, il ne voulait pas vraiment me faire du mal ! » L’AMOUR MATERNEL a tendance à dénier l’agression qu’une mère subit de la part de son fils. Elle doit d’abord survivre à cette déflagration, se protéger de la peur d’affronter l’impensable. Quand passe le déni, que les preuves s’accumulent, la mère se culpabilise. Elle n’a pas su élever son fils. C’est bien ce qu’on lui a dit au tribunal ! Une bonne mère doit savoir protéger son enfant en toute circonstance, surtout de lui-même. Elle minimise, se tait, cache sa honte et sa douleur. Et après ? Que se passe-t-il entre l’agressée et l’agresseur lorsque la faute est grave… L’amour maternel est-il inconditionnel ? La mère va-t-elle jusqu’à la rupture, temporaire, définitive. Et si la mère pardonnait ? Et si oui, à quelles conditions ? « Avec l’amour maternel, la vie nous a fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais.» a écrit Romain Gary dans La promesse de l’aube. « Combien nous pouvons faire souffrir ceux qui nous aiment et quel affreux pouvoir de mal nous avons sur eux. » (Albert Cohen, Le livre de ma mère). Ah, l’amour maternel, que de choses dit-on, et fait-on en ton nom ! On n’aime pas les mères qui n’aiment pas leur fils.

 

A propos de Emilie Kah

Après un parcours riche et dense, je jouis de ma retraite dans une propriété familiale non loin de Moissac (82). Mon compagnonnage avec la lecture et l’écriture est ancien. J’anime des ateliers d’écriture (Elisabeth Bing). Je pratique la lecture à voix haute, je chante aussi accompagnée par mon orgue de barbarie. Je suis auteur de neuf livres, tous à compte d’éditeur : un livre sur les paysages et la gastronomie du Lot et Garonne, six romans, un recueil de nouvelles érotiques, un récit hommage aux combattants d’Indochine.

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