Michel Chaillou, 79 ans, blogueur

le web n’est pas une question d’âge, mais de goût littéraire


Je connais et lis Michel Chaillou depuis bientôt 30 ans, bizarre de le penser. Rude promeneur : bibliothèque intérieure, mais déambulatoire – comme ses livres. Son blog, c’est à son rythme. Mais on le reconnaît de suite : à vous, pour monter chez Baudelaire, de le suivre. Ce livre d’Asselineau [1], dont il parle, témoignant de Baudelaire après cette mort infâme, encore titulaire d’une moitié de l’héritage paternel, mais laissé par sa mère dans un hospice gratuit à quelques centaines de mètres de la clinique du docteur Blanche, je l’ai lu, moi aussi. On a trop peu de ces rampes sur lesquelles on puisse poser la main pour s’approcher un peu du fauve. J’avais retenu ce passage où, apercevant Baudelaire dans la rue, Asselineau changeait courageusement de trottoir : parce que Baudelaire tirait le poème en cours de sa poche et le lisait à haute voix. Trente ans plus tard, Rimbaud, passant chez Paul Demeny, recopie ses textes (comme il fera des Illuminations pour Germain Nouveau et Verlaine. Cette bascule, nous avons à la refaire dans l’autre sens. En attendant, suivez Michel Chaillou chez Baudelaire.

[1Réédité au Temps qu’il fait, et disponible en mode image sur Gallica.


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1ère mise en ligne et dernière modification le 23 janvier 2010
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